ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTBE ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DU D r Ernest ROUSSEAU TOME X 19SO BRUXELLES LIBRAIRIE DE L'OFFICE DE PUBLICITE 36, Rue Neuve LES DIATOMÉES DES TRAVERTINS D'AUVERGNE PAR Lh Frère HERIBAUD Joseph AVEC LA COLLABORATION DE Florentino ASPEITIA, COMÈRE, DEBLOK, Ernst OSÏRUP, Le Commandant Maurice PERAGALLO, Paul PRUDENT et A. ROCHOUX D'AUBERT PRÉFACE Le regretté Frère Héribaud a été initié à l'étude des Dia- tomées par son ami Max Roux, de Clermont-Ferrand, qui, ayant fait de nombreuses récoltes de Diatomées, dans la Limagne particulièrement, avait formé le projet de publier le résultat de ses recherches. La mort est venue anéantir ce projet, mais le Frère Héri- baucE,botaniste déjà éminent, captivé par l'étude de ces si intéressantes algues microscopiques, résolut de réaliser le projet de son ami, en le complétant, grâce à ses nombreuses relations qui devaient lui permettre de réunir, pour cet objet, un matériel considérable. C'est ainsi qu'en 1893 il publiait Les Diatomées d'Auver- gne, où il étudiait, non seulement les espèces récentes d'eau douce, si abondantes et 6i variées dans cette riche région, mais encore celles de quelques-uns de ces dépôts fossiles dont le nombre est considérable dans ce pays qui s'est prêté si bien à la multiplication de ces algues, grâce à son sol silicieux, à ses eaux claires et à ses grandes différences d'al- titude. |uJ USRARY'v 6 — Se consacrant ensuite spécialement aux Diatomées fos- siles, il publia successivement en 1902, 1903 et 1908 les ana- lyses de trente-deux des principaux dépôts fossiles du Mas- sif Central. Mais ces nombreux travaux ne lui ont pas suffi; poussant jusqu'au bout ses investigations sur les Diatomées de son cher pays, il y a découvert une mine inépuisable dans les travertins déposés par les innombrables sources minérales qui criblent le sol de cette contrée si profondément dislo- quée par les mouvements de ce sol éminemment volcanique. Pressentant peut-être sa fin prématurée, et pour mener plus rapidement à bien ce labeur considérable, le Frère Héribaud a jugé utile de s 'adjoindre un certain nombre de collaborateurs. Pour les recherches et le prélèvement des échantillons destinés à l'étude MM. le Frère Gasilide, l'abbé Coudert, curé de Vodable, Rieuf, sous-ingénieur- des Ponts-et-Chaus- sées, Alphonse Col, docteur ès-seiences naturelles, Bielaw- sky, D r Chassagne, Pierre Marty et d'autres peut-être en- core dont je regrette de ne pas connaître les noms, lui ont prêté le plus précieux concours et je les remercie en son nom. Pour les descriptions topographiques et les renseigne- ments géologiques, outre les personnes qui ont envoyé des matériaux, nous devons toute notre reconnaissance au Frère Gasilide pour ses notices si claires et si détaillées. Enfin, pour l'étude des innombrables matériaux recueillis et qui aurait demandé un temps et un labeur considérables, sont venus prêter leur inestimable concours MM. Floren- tino Aspeitia, professeur à l'Ecole des Mines de Madrid, Comère, membre de la Société d'Histoire naturelle de Tou- louse, Deblock, pharmacien à Lille, Ernst Ostrup, le savant diatomiste de Copenhague, le commandant Maurice Pera- gallo, Paul Prudent, ingénieur-chimiste à Saint-Rambert Ile Barbe, et Rochoux d'Aubert, avocat à Orléans, qui, pour ses débuts, a produit une œuvre magistrale sur Saint- Nectaire. Nous no saurions mieux les remercier qu'en les associant au résultat éminent de l'œuvre commune. Les planches ont été dessinées par MM. E. Ostrup, M. Peragallo et Rochoux d'Aubert. Le Frère Héribaud ne devait pas avoir la satisfaction de pouvoir publier lui-même son œuvre préparée avec tant de soin; la mort est venue l'enlever à ses travaux et à l'affec- tion de ses amis, le 22 décembre 1917, au moment où après avoir réuni tous ses documents, il commençait la rédaction de son ouvrage. Sentant qu'il ne pourrait peut-être pas achever son œu- vre, il m'avait désigné comme susceptible de la continuer et de la publier, moi, son fidèle collaborateur depuis près de trente ans. La méthode employée par le Frère Héribaud, de confier chaque partie de l'œuvre à des spécialistes, a le gra d avan- tage d f e hâter l'exécution de l'œuvre, tout en assurant une meilleure exécution; mais alors il faut que chaque spécia- liste étudie la totalité de sa partie. Il était impossible de confier la totalité de l'étude mi- croscopique à une même personne, le travail étant par trop considérable et la distribution de ce travail entre plusieurs présente certains inconvénients. En effet, les divers matériaux d'un même pays, de même nature et de même époque doivent forcément avoir de grandes analogies; on doit y rencontrer les mêmes espèces, sinon dans tous, du moins dans un certain nombre; si ces espèces n'ont pas encore été observées, et il doit bien s'en trouver dans le nombre, elles peuvent être découvertes par des personnes différentes et il est presque certain que ces personnes leur donneront des noms différents; d'où double emploi . Une critique de tous les travaux effectués est donc forcé- ment nécessaire, et il aurait été indispensable de les coor- donner. — 8 — Le Frère Héribaud aurait dû faire cette étude et il aurait eu l'autorité nécessaire et les éléments pour taire le dépar- tage des différents auteurs en s' appuyant au besoin sur les dates des remises des mémoires. Je ne puis le faire moi- même étant juge et partie et les éléments nécessaires me faisant défaut. Je me contenterai donc de donner les différents travaux qui m'ont été remis, qui sont d'ailleurs révisés en partie par le Frère Héribaud, sous le nom de leurs auteurs, me bornant à signaler parfois les analogies qui me paraissent exister entre certaines espèces. Pour faciliter les recherches, je joindrai au travail une carte géographique sur laquelle seront inscrits tous les noms cités dans les notices géographiques. Je classerai les études par ordre géographique, plaçant à proximité les unes des autres celles d'une même région (1). Pour la même raison, les espèces seront classées sur les listes par ordre alphabétique. Les espèces et variétés nou- velles sont imprimées en majuscules. Maurice Peragallo. (1) Voir cette carte à la page 12. 9 — TRAVERTINS DE CLERMONT-FERRAND (Puy-de-Dôme). Clermont-Ferrand possède un grand nombre de sources minérales qui jaillissent au pied du monticule sur lequel la ville est bâtie. Les sources commencent à Saint-Alyre et s'échelonnent du nord à l'ouest jusqu'aux Salins. Dans cette partie de la ville, comprenant les quartiers de Saint-Alyre, de Sainte-Claire, de Fontgièvre, de Jaude et des Salins, le sous-sol est formé par une couche plus ou moins épaisse de travertin déposée par des eaux minérales calcaires. Ces eaux séjournent ou circulent sous les traver- tins, et on ne peut creuser le sol à quelques mètres de pro- fondeur sans faire jaillir l'eau minérale. La plus intéressante de toutes ces sources est, sans contre- dit, celle de Saint-Alyre où le propriétaire, M. Léon Gérin, prépare les belles incrustations dont la réputation très jus- tifiée est bien connue. Les étrangers de passage à Clermont ne manquent pas de visiter la source très curieuse de Saint- Alyre avec son énorme masse de calcaire jetée comme un pont par dessus le ruisseau de la Tiret aine, et connue pour cette raison, sous le nom de « Pont Naturel ». Ce dépôt présente une longueur de 10 mètres sur 5 mètres de largeur 3 la base. Des travaux exécutés récemment sous la rue du Pont Na- turel par M. Gérin ont amené la découverte, à 4 mèires de profondeur, d'un conglomérat très dur, couleur bleuâtre, à complexe lithologie, constitué par un sable à éléments très fins comprenant toutes les roches de la région, quartz, mica, feldspath, basalte, scories, même de très petits cailloux rou- lés de nature basaltique. Tous ces éléments sont solidement agglutinés par un ciment calcaire déposé par les eaux miné- rales. Ce conglomérat, très riche en Diatomées, doit avoir une assez grande étendue ; on en voit, en effet, un affleure- ment, sur le bord de cette même rue à son extrémité occi- dentale; sous l'action de l'acide chlorhydrique les éléments de cette roche se dissocient très rapidement. _ 10 _ En longeant la rue des Hospices, on aperçoit, presque en- tièrement dissimulé à la base du mur d'enceinte dé l'enclos du Refuge, un bloc de travertin formé autrefois par la source Saint- Joseph qui existe encore dans cette propriété. Ce dépôt s'étend même sous le trottoir de la rue; il ne renferme aucun des corps étrangers mêlés au précédent. Sa florule est assez analogue à celle de son voisin. Les espèces dominantes appartiennent également au genre Amphora. Des travaux exécutés pour le prolongement de la rue de la Garde, dans le quartier de Saint-Eutrope, ont mis à jour un bloc de travertin. Ce dépôt n'est plus arrosé, depuis longtemps, par la source minérale qui l'a formé. Cette source a dû subir une dériva- tion et se frayer une issue autre part. La partie découverte n'est qu'une portion de la masse déposée, l'autre partie étant dissimulée sous les construc- tions. Avant l'établissement de la rue le volume pouvait être de 7 à 8 mètres cubes. Dans cette partie de la ville, les dépôts de ce genre ne 6ont pas rares, on s'en convainct lorsqu'on creuse les fonda- tions des bâtiments. Il existe entre le travertin de la rue de la Garde et ceux de la rue des Hospices et de Saint-Alyre une certaine ana- logie, les Amphora dominent dans les uns et les autres. Enfin, une tranchée pratiquée au quartier des Salins nous a livré les échantillons qui ont complété les matériaux nous ayant servi à dresser la liste des Diatomées des tra- versins de Clermont-Ferrand. Ces matériaux ainsi recueillis ne sont peut-être pas en rapport avec l'importance de la masse déposée autour de cette ville ; mais il faut se rappeler que la profondeur où ils sont ensevelis et les constructions édifiées sur la plus grande partie de leur étendue ne permettent que difficile- ment de les atteindre. Toutes les eaux minérales de Clermont présentent la plus grande analogie de composition, et c'est avec raison qu'on les considère comme appartenant à une même nappe empri- sonnée sous les travertins. Nous donnons, ci-après, l'analyse de quelques sources réunies pour servir aux incrustations. Ce travail dû au _ 11 _ professeur Truchot, a donné comme moyenne 4*. 330, par litre, de sels fixes et 19.060 de chlorure dte sodium; la tem- pérature moyenne est de 20°. Composition rapportée St-Alyre St-Artheme St-Pierre St-Claire k un litre gr. gr. gr. gr. Acide carbonique libre. 0.586 1.530 0.727 1.471 Bicarbonate de chaux. 1.699 1.372 1.031 1.811 » de magnésie. 0.720 0.809 0.656 0.640 » de potasse 0.149 0.153 0.098 0.102 » de soude. 1.005 0.656 1.770 0.723 » de fer. 017 0.026 O.048 0.044 Arseniate de soude. traces traces indices traces Sulfate de soude. 0.181 0.131 0.058 0.O78 » de strontiane. — — 0.004 0.004 Phosphate t de 3 g. 007 avec g. 198 de chlorure de sodium et gr. 416 de bicar- bonate de magnésium, c'est à ce dernier sel que l'eau de cette source doit ses propriétés laxatives. Les échantillons prélevés provenant des quatre sources calcaires de Chateauneuf, sont tous de formation relative- ment récente; à notre grand regret nous n'avons pu trouver de travertin ancien. - 57 L'ensemble dte-s matériaux examines nous a donné la fio- rule suivante: Achnanthes earilis ht/.. Achnanthes lanceolata Breb. AchnantJves minutis&ima Ktz. Achnanthes minutissima var. cryptocephala Gnm. Amphora coffeaeformis Ktz. — Nouveau pour la région. .1 mphora ovalis Ktz. ( 'eratoneis arous Ktz. Ceratoneis arcins var. genuina Oleve. Cocc&neis pîaoentula Eh. Cymbella par va W. Sm. Cymbella ventricosa Ktz. Gomphonema constrictum Eh. (toui/;1i<;ii( j /ii/i jximihim Ktz. Hantzschia amplvioxys Grun. Melosira. varians Ag. Mèridion circulare Ag. Xavicula alpestris Grun. Nawicula appendiculata Ag. Xavicula Brebissonii Ktz. Namcula Brebissonii var. ourta. Xavicula brevicostata Cleve. Xavicula brevicostata var. leptostauron Cleve. Xavicula Chassagxei TIérib. >•/;. mo-v. (PI. VII, fig. 14). — - Valve étroitement elliptique, à extrémités large- ment arrondies, et non eapitées; stries radiantes au centre, et convergentes aux extrémités, coupées par une ligne inframarginale et parallèle au bord de la valve (Caioneis) ; aire hyaline axiale presque nulle Vers les extrémités, et s' élargissant autour du nodule central en un stauros évasé, limité par quatre stries radiantes fortes et bien marquées. Longueur de la valve 52 //. ; largeur 9/x; stries au nombre de 10-20 en 10 u. Xavicula dicephala W. Sm. Xavicula fasciata Lag. Navioula pygmaea Ktz. Xavicula radiosa Ktz. Xavicula Rotaeana Grun. - 58 — Navicula silicula Eh. Navicula silicula var. inflata Grun. Navicula viridis Nitzs. Nitzschia amphibia Grun. Nitzs chia linearis W. Sm. JRhopalodia gibberula 0. Mûll. Rhopalodia gibberula var. Van Heurchii Mûll. Surir ella ovalis Breb. Surirella ovata Ktz. Synedra ulna Eh. Tabellaria flocculosa Ktz. TRAVERTIN DE CHALUSSET (Puy-de-Dôme^ (Frère Héribaud). Chalusset est un hameau de la commune de Bromont- Lamothe, canton de Pontgibaud. La source de ce nom jaillit entre le hameau et la rive gauche de la Sioule, près des produits volcaniques. Sette source est désignée, dans le pays sous le nom de « Font-Chaude », à cause du bouillonnement que lui fait éprouver un abondant dégagement d'acide carbonique, et non à cause de sa température car c'est une eau froide. Elle est peu abondante et dépose d'abord un sédiment ferrugineux. Après un certain paicours, elle abandonne le calcaire qu'elle tenait en dissolution sous l'action d'un excès d'acide carbonique dissous. Au suj t de ce dépôt. M. Lecocq, professeur à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand, dans son ouvrage Les Eaux du Massif Central s'exprime ainsi: « La masse du travertin déposé se présente sous la forme d'une culée appuyée sur un des bords de la vallée; et si les eaux étaient plus abondantes, elles finiraient par jeter sur la Sioule un gigantesque arceau offrant sur de grandes proportions ce que St-Alyre, à Clermont, nous montre en petit dans le P onUN aturel sur le ruisseau de la Tiretaine. La flore diatomique du travertin est très pauvre ; cela — 59 — lient à ce que le calcaire étant déposé sur une surface de grande déclivité, l'eau qui l'arrose entretient un lavage continu lequel ne laisse pas aux Diatomées un temps suf- fisant pour leur développement. Il en est toujours ainsi dans ce mode de formation: le Pont-Naturel de St-Alyre à Clermont-Ferrand, en est un autre exemple. La florule observée dans les échantillons recueillis est la suivante: Amphora afftnis Ktz. D-iploneis elJiptira Cleve. A intliemia argus Ktz. Epithemia ocellata Eh. Epithemia turgida Ktz. Gomphonema constrictum Eh. }fa*tagloia Dansei Thw. Xavicula ato/noides Grun. Navicuîa Creguti Herib. Xavicula viridis Ktz. Synedra ulna Eh. Synedra Vaucheriae Ktz. TRAVEBTIX DE LA FROUDE (Puy-de-Dôme) (Gomère, Frère Héribaud). Cette source minérale est située à 2 kilomètres N. de Pont-Gibaud et 2 kilomètres O. de St-Ours-les-Roches, sur la lisière inférieure du bois de la Froude ; elle sort du gra- nit, à une altitude de 750 mètres environ, sur la rive gauche d'un petit ruisseau qui se réunit à la Sioule au-dessous du village de Péchadoire. L'eau de la Froude mentionnée par Jean Blanc dès 1605, a été analysée par Truchot en 1878; le poids des sels fixes, par litre, est de 2 g. 470 avec g. 010 seulement de chlorure de sodium; le résultat de l'analyse indique une source fai- blement minéralisée ; elle est cependant remarquable par son débit relativement élevé, et par l'abondance du gaz carbo- — 60 — nique qu'elle dégage, en produisant un bouillonnement dont le bruit peut être perçu à plus de 50 mètres de dis- tance; l'eau est très limpide, acidulée et ferrugineuse; si elle était moins éloignée de toute habitation, et surtout plus accessible, elle serait utilisée comme eau de table excellente. La source de la Eroude a dû déposer autrefois un vo- lume assez considérable de travertin, dont il ne reste aujour- d'hui que quelques mètres cubes. Le bloc travertineux est formé de deux parties très distinctes sous le rapport de la couleur et de la densité; la zone inférieure, c'est-à-dire la plus ancienne, est ferrugineuse, spongieuse et très pauvre en Diatomées, tandis que la zone supérieure est d'un blanc pur, très compacte et riche en Diatomées; cette différence, dans les deux parties de la masse totale ne peut être attri- bué qu'à une variation de la salinité de la source; actuelle- ment elle ne dépose pas de calcaire, le peu de sédiment qu'elle produit est du sexquioxyde de fer. La florure suivante résulte de l'examen de quatre échan- tillons: Achnantkes minwttissima Ktz. Cymbella àùstula Hempr. Cymbella lanceolata Eh. Diphmeis ellîptica Cleve. Encyonema wntricosum Ktz. Epithemia argus Ktz. Gomphoriema abbreviatum Ktz. Navicvla viridis Ktz. Nitzschia palea Ktz. Sirurella ovata Ktz. Synedra ulna Eh. TRAVERTIN DE PECHADOIRE (Puy-de-Dôme) (Frère Héribaud). A 1500 mètres, environ, en aval de la source de la Eroude, il en existe une autre sur le bord même du ruis- seau, à une altitude de 680 mètres. Elle porte le nom de — 61 _ s Source cîe Péchadoire » du nom du village près duquel elle se trouve. Le travertin déposé est peu volumineux et de formation relativement récente.. Les habitants des environs connaissent bien cette source, et la fréquentent assidûment durant la plus grande partie de l'année. Noua ignorons si (die a été l'objet d'une ana- lyse. Nous devons Les échantillons examinés à la complaisance d'un de nos confrères qui a eu l'occasion de visiter ces parages. La florale diatomique de Péchadoire est plus variée et plus intéressante que celle de la Froude. Elle contient les espèces suivantes: Achnanthes minutissima Ktz. Achnanthes minutissima var. cryptocephala Ktz. CymbeUa af finis Ktz. CymbeUa ventricosa Ktz. CymbeUa cymbiformis Eh. CymbeUa par va W. Sni. Epitheima argus Ktz. Epithemia ocellata Eh. Encyonema ventricosum Ktz. Gomphonema abbreviatum Ktz. Meridion circulare Ag. Navioula Brebissonii Ktz. Navioula Brebissonii var. curta Grun. Navioula viridis Ktz. Navioula viridis var. commutata Grun. Rhopalodia gibberula 0. Mûll. Sirurella ovalis Breb. Sirurell'a ovata Ktz. TRAVERTIN DE LA COMPISSADE (Puy-de-Lôme) (E. Ostrup). Les travertins de la Compissade sont situés sur la rive gauche de la Dordogne, à deux kilomètres N. 0. du Mont- Dore à l'altitude d'environ 1000 mètres. — 62 — D'après Lee q, il en existait aussi sur la rive droite, mais nous n'avons pu retrouver leurs traces; ils ont dû être entraînés par le courant rapide et souvent torrentueux de la rivière. Les niasses travertineuses ont été déposées par plusieurs filets d'eau minérale incrustante, provenant probablement d'une même source; depuis quelques années, le propriétaire a capté ces divers filets et les a réunis pour être utilisés à la préparation d'objets pétrifiés, il a même substitué le nom de Fontaine Pétrifiante, à celui de sources de la Com- pissade, dénomination que nous conserverons, comme étant plus connue des géologues. La formation de ce travertin ne paraît pas remonter à une époque bien éloignée; à l'excej)tion des échantillons provenant de blocs qui affleurent clans le chemin de service de l'atelier de pétrification, les autres masses paraissent de formation relativement caverneuses ou alvéolées ; sur quelques points la masse renferme des cailloux roulés, preuve évidente que la Dordogne passait à ce niveau, tan- dis que actuellement elle est à trois ou quatre mètres plus bas. Avant que la rivière coulât a ce niveau, elle a dû évidem- ment entraîner un volume considérable de travertin déposé sur ses deux rives ; mais ce qui reste sur la rive gauche à l'abri de toute atteinte est encore volumineux; ce dépôt repose sur le trachyte et s'étend sur une longueur de 5 à 6 mètres, et une épaisseur moyenne de 2 mètres. Nous n'avons pas observé de plantes maritimes sur le sol arrosé par les eaux minérales ; leur absence doit être attri- buée surtout à la trop grande altitude de la localité, plutôt qu'à une trop faible salinisation des eaux, attendu que la florule diatomique comprend plusieurs espèces nettement saumâtres. Lecoq indique une source minérale calcaire, située sur la pente E. du Sancy au pied de l'un des rochers du Puy de l'Aiguiller, connu sous le nom de Cheminée du Diable à une altitude de 1700 mètres environ. Nous avons recherché cette source; mais la difficulté de l'ascension de la mon- tagne, et les indications trop sommaires de Lecoq ne nous ont pas permis de la retrouver; nous le regrettons, à cause de la haute altitude à laquelle est situé le travertin qu'elle — 63 — a déposé; son étude uous aurait procuré probablement quel- ques espèces fort intéressantes. LevS échantillons du travertin de la Compissade nous ont donné la florule suivante: Achnanhtes brevipes Ag\ Achnanthes brevipes var. intermedia Ktz. Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes lanceolata var. faekoensis Ost. — ■ i\ouveau pour la région. Achnanthes minutissima Ktz. Achnanthes minutissima var. cruptoccphala Grun. Cymbella venir icosa Ktz. Denticula tennis Ktz. Denticula tennis var. intermedia Grun. Diploneis elliptica, Cleve. Epithemia turgida Ktz. Fragilaria intermedia Grun. Gomphonema parvulum Ktz. Navicula alpestri* Grun. Navicula appendiculata Àg. Navicula cincta Eli. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Natyicu-la f as data Lag. Navicula fasciata var. inconstantissima Grun. Navicula fasciata var. thermalis Grun. Navicula major Ktz. Navicula peregrina Eh. Navicula peregrina var. meniscus Schum. Navicula viridis Nitz. Nitzschia amphibia Grun. Nitzschia bilobata W. Sm. Nitzschia bilobata var. minor Grun. Nitzschia commutata Grun. Nitzschia inconspicua Grun. Nitzschia linear'is W. Sm. Nitzschia vitrea Norm. Nitzschia vitrea var. gallica M. Per. Rhoicosphenia curvata Grun. Rhopalodia gibberula O. Miïll. Rhopalodia gibberula, var. Van Heurchii O. Mïill. — 64 — Rhopalodia rupestris 0. Miill. Rhopalodia f. monstruosa Ost. nov. (PI. VU, fig-. 16). — Cette déformation si curieuse n'a été trouvée qu'une seule fois. Stephanodiscus sp? — Un fragment unique. Surir ella ovalis Breb. Surirella ovata Ktz. TEAVEKTIN DE LA FONT-PIQUE (Puy-de-Dôme y (Comère, Frère Héribaud). La source de la Font-Pique est située à 1500 mètres du village de Charnbon-sur-Lac, près de l'entrée de la vallée de Chaudefour, à une altitude d'environ 1000 mètres, à 150 mètresenviron de la rive gauche de la Couze. Elle sort des fentes du granit; son débit est de 3 ou 4 litres par mi- nute et sa température est de 11°. L'eau de la Font-Pique est limpide, très gazeuse, de saveur acidulé qu'elle doit à la forte proportion du gaz car- bonique libre, et qui lui a valu le nom de Font-Pique sous lequel elle est connue. Le bicarbonate de calcium qu'elle renferme a formé en se déposant, un rocher calcaire de trois ou quatre mètres cubes. Ce travertin est composé de masses caverneuses légères ; celles de formation plus récentes sont plus com- pactes. Le tout est coloré en fauve par de l'oxyde de fer que la source a dû fournir autrefois plus abondamment qu'à l'époque actuelle. L'eau de cette source a été analysée par le D r Nivet en 1845 et par le professeur Truchot en 1877 ; les résultats ne diffèrent pas sensiblement ; le poids des sels fixes est à peine de 1 g. 711, avec quelques traces seulement de chlo- rure de sodium; c'est une eau faiblement minéralisée mais riche en gaz carbonique. Les échantillons prélevés nous ont livré la florule sui- vante: Achnanthes minvti^.nma Ktz. Amphora af finis Ktz". — 65 — A m/t/iora pediculus Grun. ( ' y m bel la cy m b ifo r m is E h . Diploneis elliptica Cleve: Encyonema coespitosum Ktz. Encyonema gracile Rab. Encyonema ventricosum Ktz. Epithëmia Hyndmannii Ktz. Epithenua turgida Ktz. Epithemia West crin a mi Ktz. Epithemia zébra Ktz. Gomphonetna abbréviatum Ktz. GoTrîphonëma angustàtùm Grun. Gomplionema pafvulum Ktz. Nàvicula atomoides Grun. Navicula bacillaris Greg\ Nàvicula major Ktz. Navicula obi on g a Ktz. Nàvicula peregrinà Eh. Xavicula viridis Ktz. Navicula viridis var. commutata Grun. Nitzschia communis Rat). Rhopalodia gibberula Breb. Surirella ovata Ktz. Suri relia ocatavnr. minuta Breb. TRAVERTIN DE SAINT-NECTAIRE (Puy de -Dôme) (Rochoux d'Aubert, M. Peragallj). St-Nectaire est à environ 13 kilomètres de (Jhampeix, son chef -lieu de canton, et au pied des pentes orientales des Monts-Dore, à une altitude de 700 à 784 mètres; ses sources minérales, au nombre d'une quarantaine, sont disséminées sur une étendue de plus de 1500 mètres dans une vallée très pittoresque. De toutes les sources minérales du département du Puy- de-Dôme celles de St-Nectaire peuvent être rangées au pre- mier rang- par l'intérêt que présentent leur nombre et la variété de leurs dépôts. — 66 — Elles jaillissent des fentes du granit sur les deux rives du ruisseau, le Courançon, et diffèrent notablement par leur température, tout en présentant une grande unifor- mité de conijDosition. Sur beaucoup de points elles ont couvert le sol de traver- tins, et sur les pelouses dans les environs croissent des plantes qui ne végètent d'ordinaire que sur les bords de la mer, telles que les Spergularia marina, Trifolium mariti- mum, Chara erinata, Taraxacum salsugineum ,Glauœ mari- tima . On constate que les eaux incrustantes de St-Nectaire, contiennent relativement peu de chaux, celles qui à Saint- Alyre et à Gimeaux sont employées aux pétrifications en renferment presque le double; quoi qu'il en soit ces eaux déposent tout aussi rapidement leur sel. Le carbonate de chaux est le seul élément dont nous nous sommes occupés. Ce produit est sans contredit le principal émis par ces sources. Son apparition n'est peut-être pas de beaucoup antérieur à la période historique. Il ne saurait, en effet, y avoir un temps bien long que le ruisseau, a ouvert son pas- sage à travers le barrage naturel et granitique que l'on voit en-dessous des sources. Avant cette époque un lac, au moins attiédi, a dû rem- plir la vallée de St-jNïeetaire. Les eaux auraient dû déposer dans ce petit bassin des couches de calcaire ou de marne que l'on n'y rencontre pas. Comme très probablement ces sources ont été plus actives autrefois qu'à l'époque actuelle, tious devons admettre que ces eaux ont extrait du sol, depuis des siècles, des millions de mètres cubes de produits solides, mais le Currançon plus volumineux aussi a dû entraîner tous ces matériaux, à me- sure qu'ils se formaient. Sans les travaux des hommes les principales sources de St-Nectaire seraient taries. Elles auraient bouché leurs ori- fices par des incrustations. Le choix le plus minutieux a présidé au prélèvement des nombreux échantillons de travertins que nous avons extraits à plus de 40 endroits différents de ces masses épar- ses.Le tracé de la route ayant mis à découvert toute l'épais- seur de certains dépôts nous en avons profité pour puiser a. toutes les zones. Nous avons ainsi réuni des matériaux d'e - b7 — nature à nous rournii la florule de cette intéressante station aussi complète que possible. Bon nombre de ces dépôts ne «ont plus indiqués aujourd'hui par une émission d'eau minérale. La plupart des sources qui les onl fournies ont pris une direction différente ou ont disparu, par suite de l'obstruction de leur conduit d'émission. Sur le talus supérieur de la route nous avons observé un dépôt qui paraît plus ancien que ses voisins. 11 est formé par dos assises parfaitement horizontales. La difficulté d'obtenir la dissolution de ce travertin nous a fait supposer la présence d'une pâte argileuse faisant corps avec le cal- caire et paralysant l'action des acides. Ce fait a été égale- ment remarqué à propos d'un échantillon prélevé sur !e bord du ruisseau près du Mont Cornadore. Cette constata- tion u'a été faite nulle part ailleurs parmi les nombreux dépôts que nous avons visités. Les eaux de St-Neetaire ont été connues et fréquentées dès les temps les plus recii'ùés. La présence d'un autel druidique et les restes d'établisse- ments de bains romains nous indiquent qu'elles ont été connues des Gaulois. L'analyse des sources les plus importantes a été faite à diverses époques et en dernier lieu par Truchot. Ces eaux conservent encore une forte minéralisation. Ainsi l'analyse accuse 7 gr. par litre de sels fixes. Seuls le bicarbonate de soude et le chlorure de sodium y entrent le premier pour 2 g. 800» et le second pour 2 g. 200. Viennent ensuite les bicarbonates de potassium, de calcium, de magnésium et de fer. Nous donnons ci-après la liste des diatomées d'après de laborieuses et minutieuses recherches: Ach>ia»t]ies ArnERTii Hérib. sp. nav. (PI. Y, fig. 22). — Yalve lancéolée, à extrémités obtuses arrondies, à partie médiane renflée; valve supérieure (22a) sans raphé, à aire hyaline se dilatant au centre, et for- mant, sur l'un des côtés, un stauros s'évasant jus- qu'au bord de la valve; valve inférieure (22b) à raphé droit, à aire hyaline se dilatant au centre en un stauros évasé, comme dans la valve supérieure, et limité de l'autre par quelques stries très courtes; — 68 — stries radiantes finement perlées 10-12 en 10 p; lon- gueur de la valve 40 p ; largeur 10 p (1). Espèce dédiée à M. Alfred Roehoux d'Aubert, avocat à la Cour d'appel d'Orléans, en témoignage de reconnaissance pour sa collaboration si conscien- cieuse à nos travaux et l'exécution de trois superbes planches des Diatomées des travertins d'Auvergne. Achnanthes coarctata Breb. (PI. V, fig. 24). Achnanthes lanceàlata Grun (PI. 5, fig. 25). Achnanthes irvinutissima Ktz. (Pi. V, fig. 26). Achnanthes minutissirna<~va.T. cryptocephala Grun. Achnanthes minutissima Y&r.curta Grun. (PI. Y, fig. 27). Achnanthes subsessdè Eh. (Pi. Y, fig. 23). Amphora acutiuscula Ktz. (PI. IY, fig. 3). — Longueur 45-55 p; largeur 0-7 p ; Raphé droit; stries 18 en 10 p. Amphora acutiuscula var. neglecta R. d'Aub. car. nov. (PI. IY, fig. 2). — Se distingue du type par sa longueur moindre, par ses extrémités plus nette- ment capitées, par le bord dorsal plus fortement courbé, par le raphé légèrement concave et par les stries plus serrées. Longueur de la valve 30-40 p ; largeur 5 p ; stries 20-22 en 10 p. Amphora af finis Ktz. (PI. IY, fig. 9). — Long. 33 p; 12 stries en 10 p. Amphora Bekriati Hérib. sp. nov. (PL IY, fig. 7). — La figure qui se rapproche le plus de cette forme nouvelle est celle de Pantocseck, (Pant. Ung. III. PI. 28, fig. 416, par lui dénommée Amphora suavis, elle présente aussi quelques points communs avec l' Amphora proteus, dessiné dans l'Atlas de A. Schmidt, PI. 2T, fig. 5, et PI. 28, fig. 1. Cleve (Syn. of Navic. Diat. II, p. 104) çjc.ime une descrip- tion de V Amphora libyea se rapprochant un peu de celle de notre espèce. Mais ce qui distingue nettement celle-ci de celles (1) La flg. 2? a me parait identique à la photographie PI. VII, fig. 44 désignée par E. Ostrup comme Ach. Haynaldii. — 69 - précitées, c'esl La rangée de perles ininterrompues longeant le Raphé. L'examen de la figure T vaut mieux dans sa fidélité que toute description qui le serait infiniment moins. Longueur de la valve 68 // ; 11 stries en 10 /t. Amphora Jicrriati var. minor R. d'Aub. var. nov. (PI. IV, fig. S). - Analogue au type, niais plus petite et plus trapue, à striation plus fine. Longueur 28 /* ; 13 stries en 10 fi. Nous dédions cette espèce à M. Bériat-Saint-Prix, ancien magistrat, membre de l'Académie de Cler- mont. Amphora fluminertsis Grun. (PI. IV, fig. 5). — Longueur 31 m 20-21 stries e 10 j u. - Ne diffère de V Am- phora turgida Greg. que par ses stries plus serrées (20-21 en 10 p, au lieu de 12-14). Ampliora fluminensis var. curta R. d'Aub. var. nov. (PI. IV, fig. G). - - De forme plus trapue que le type; plus courte, à striation moins fine. Longueur 22 ji ; largeur 6,5 /m; 18 stries en 10 fx. Amphora tprotracta Pant. var. gallica M. Per. Amphora Prfde.vtii Hérib. sp. nov. (PI. IV, fig. 3bis). - Valve longuement rostrée, étroite; bord dorsal arqué, presque droit en son milieu ; bord ventral régulière- ment concave; raplié concave, rapproché du bord ventral; stries fines mais très nettes. Longueur 54 /* ; largeur 6 p. ; 22 stries en 10 //.. Nous dédions cette espèce à M. Paul Prudent, dia- tomiste et ingénieur-chimiste, en témoignage de re- connaissance pour sa participation à l'étude des tra- vertins d'Auvergne. Amphora satina W. Sm. var. capiïata R. d'Aub. var. non. (PI. IV, fig. 4). — Valve étroite, longuement rostrée capitée. Longueur 25-35 /x ; largeur 5 p ; 19-20 séries en 10/;.. (1). Amphora sanctenectaieense R. d'Aub. sp. nov. (PI. i\ , fig. 1). — Valve rostrée capitée; bord dorsal arqué; (I) Voir p. 106 la forme donnée sous le même nom par M. Peragallo. — 70 — bord ventral légèrement concave et un peu renflé en son milieu; raphé arqué; stries interrompues à égale distance du raphé et du bord dorsal, de façon à for- mer un sillon très net sur toute la longueur de la valve . Louguer 36 /t; largeur 7 u; 18 stries en 10 /x. Campylodiscus clypeus Eh. (fragment). (PL YI, fig. 23). Ceratoneis arous Ktz. (Pi. V, fig. 37). Cooconeis placentula Eli. (PI: Y, fig. 28). Cocconeis intermedia M. Per. Coscinodiscus travekïingrum 11. d'Aub. sp. nov. (PI. Y, fig. 53). — Aréoles hexagonales, à disposition non rayonnante, croissant en dimension de la périphérie au centre. Diamètre 20 //.. Cymbclla cymbiformis Eh. Cymbella cymbiformis var. coxsimilis R. d'Aub. var. nov. (PI. IY, fig. 11). — Diatomée absolument semblable comme forme, striation et taille au Cymbella cymbi- formis sauf en ce qu'elle est dépourvue de point isolé près du nodule médian. Pour la description, se rapporter à celle que Yan Heurck donne du C'y. cymbifonnis, en supprimant le point isolé. Cymbclla Deblockii Iïérib. sp. nov. (PI. IV, fig. 10). — Yalve longue et étroite; bord dorsal légèrement et régulièrement convexe ; bord ventral légèrement con- cave, renflé au milieu; extrémités obtuses-arrondies ; raphé simple, parallèle au bord dorsal et un peu plus rapproché de celui-ci que du bord ventral; aire hya- line large sur toute la longueur de la valve, et se di- latant au centre en une area elliptique ; stries per- pendiculaires au raphé et résolubles en perles au nombre de 18 en 10 /t. Longueur 82 fx ; largeur 13 /*; 9 stries en 10 jx. Cleve (Syn. Naw. Diat. I, p. 175) donne, du Cyiri- beVa Aspera une description qui se rapproche de celle-ci ; cependant notre espèce ne peut être identi- fiée au Cymbella Aspera Eh. ; elle est moins grande, moins large proportionnellement, et son aire hyaline est plus développée. — 71 — Comparer: Diat. tfAuv. (1893) (PI. [II, fig. LO) Cymbella Aspera; Brim, Diat. des Alpes et du Jura, PI. 9, fig. 1G = Cymbella lanceolatum var. Aspera; Van Eeurck Synops. PI. 2, fig-. 8 = Cymbella gax- troides, Cymbella gallica M. Per. var. calcarea R. d'Aub. ;v//. rcov. (PI. IV, fig. 13). — Valve à bord dorsal con- vexe, boni ventral concave et renflé à la partie mé- diane; extrémités obtuses; raphé arqué, bifide; are.i axiale large, se dilatant autour du nodule médian, surtout du côté ventral; stries fortes à perles bien visibles. Longueur de la valve 50-55 p. ; largeur médiane 10 fi; 8 stries en 10 p du côté dorsal, 9 en 10 /x du côté ventral. Se distingue du type (Diat. foss.d'Âuv. [1908] PI. XIII, fig. 7) par sa taille plus petite, son bord ven- tral concave, son area plus développé et sa striation plus fine. Cymbella galli ea var. crassa R. d'Aub. var. nov. (PI. l\ r , fig. 14). Valve à bord dorsal régulièrement con- vexe, bord ventral presque droit; extrémités obtuses- arrondies; raphé bifide, régulièrement arqué à no- dules terminaux en flamme; aire hyaline ass z large mais moins que dans la variété précédente, à peine épanouie au centre. Longueur 46-48 p ; largeur médiane 13 p; 9 stries dorsales et 10 ventrales en 10 p. Cymbella gallica var. curta E. d'Aub. var. nov. (PL IV, fig. 15). — Valve plus petite encore que dans la var. crassa, et plus trapue; extrémités plus arrondies; ra- phé bifide moins arqué; stries dorsales et ventrales également espacées. Longueur 24-25 p; largeur médiane 10-11 p; 10 stries en 10 p. Cymbella norregica Grun. var. minor R. d'Aub. var. nov. (PL IV, fig. 16) . — Plus petite que le type et à stria- tion plus s rrée ; valve asymétrique ; bord dorsal et bord ventral convexes; raphé droit, s'incurvant légè- rement au nodule médian vers le bord dorsal et aux extrémités vers le bord ventral; aire hyaline étroite, - 72 — se dilatant sensiblement au centre; stries délicates, radiantes au centre, parallèles aux extrémités où elles sont plus serrées. Longueur 20 /x; 17 stries en 10 p.. Voir le type dans A. Schmidt's Atlas, PI. 10, fig. 38-41, et description dans Cleve Synopsis Nav. Diat. 1, p. 169. Cymbella-parva W. Sm, (Pi. IV, fig. 12). Cymbella pusilla Grun. (PI. IV, fig. 17). Denticula Kittokiana Grun. (PI. V, fig. 49) — Nouveau pour la région. Denticula valida Pedic. (Pi. V, fig. 48). — ■ Deux aspects du même spécimen, sous un grossissement de 1,100 dia- mètres, et sous deux mises au point différentes. Long. 39 /x; larg. 8,5 p.; 20 stries en 10 p.. Diploneis elliptica Oieve var. oblongclla Naeg. (PL IV, fig. 53). Diploneis eUiptica var. minutissima Grun. (PI. IV, fig. 54). Encyonema caespitasum Ktz. Encyonema ventricossum Ktz. var. minuta Hilsc. (PI. ^. . , fig. 18). Epithemia turgida Ktz. (PI. V, fig. 29). Epithemia turgida Var. crassa M. Per. (PI. V, fig. 30). Epithemia turgida var. granulata Grun. (PL V, fig. 31). Epithemia. turgida var. vertagus Grun. Fragilaria capucina, Desm. (Pl.V, fig. 44). Fragilaria eapucina var. acuta Grun. (PI. V, fig. 45). Fragilaria construens Grun. var. capitata J. Brun. (PL V, fig. 46). Fragilaria construens var. genuina Grun. (PL V, fig. 47). Fragilaria virescens Ralfs. (PL V, fig. 42). Fragilaria, virescens var. oblongella Grun. (PI. V. fig. 42) (1). Fragilaria virescens Var. elongata M. Per. (Hérib. Diat. d'Auv. [1893], p. 148). GoiiH'dm/teiiia ermmutatum Grun. (PI. V, fig. 17). Gomphonema dichotomum W. Sm. (!) Ne me parait pas se rapporter au Fragilaria virescens var. oblongella mais plutôt à la suivante — 73 - Gomphonema intricatum Kiz. (PI. V, fig. 18). Gomphtmema oîivacernt Ktz. var. calcarea Cleve. (PL \ . fig. 20). Nouveau pour la région; Gomphonema parvulum Ktz. (PL V, fig. 16). Gomphonema partfulwn Ktz. var. cirta R. d'Aub. var. riov. (PL V, fig. 15). — Valve petite, largement Lan- céolée-cunéiforme, à extrémités atténuées-rostrées; stries parallèles et normales au raphé, la médiane écourtée du côté opposé au point isole; aire hyaline étroite. Longueur 14 p ; largeur 7 fx ; 12-13 stries en 10 p. Gomphonema Sancte Nectairense R. d'Aub. sp. nov. (PL V, fig. 19). — Valve lancéolée, à extrémité supé- rieure très faiblement rostrée, à extrémité inférieure longuement rostrée-capitée ; stries parallèles en la moitié supérieure de la valve, et radiantes en ^a moi- tié inférieure; zone hyaline dilatée autour du nodule central et du point isolé. Longueur 30 p ; 12 stries en 10 p. Hantzschia amphioxys Urun. (PL V, fig. 51). Hantzschia amphioxys var. intermedia Grun. (PL V, fig. 52). Hantzschia amphioxys var. minor Grun. Mastogloia Bansei Thw. (PL IV, fig. 19). Mwtogloia Smiihii Thw. var. amphicephata Grun. Melosira crenulata Ktz. (PL VI, fig. 25). Melosira nivalis W. Sm. Mdosira Roeseana Rab. (PL VI, fig. 26). Melosira varions Ag. (PL VI, fig. 24). Meridion circula re Ag. Ndvicuîà alpestris Grun. var. minima R. d'Aub. var. nov. (PL V, fig. 10). - - Bien conforme à la figure de Van Heurck (Synop. PL XII, fig. 30), et à la description de Cleve [Synop. I, p. 53)', mais de dimensions beau- coup pins petites, puisque les nombreux exemplaires que nous avons examinés ne dépassent pas 30 p. de longueur, au lieu de 60-76 p, indiqués par Clève; c'est done une variété minima. Longueur 25-30 p. ; 20 stries en 10 p. Navirula amhiana Eh. (PL IV, fig. 60). Navicuïa anglica Ralfs (PL IV, fig. 50). — 74 — Navicula appendiculata Ktz. (PI. IV, fig\ 32). Navicula appendicuïata var. bue vis R. d'Aub. var. nov. (PI. IV, fig. 33). - - Plus petite, et à extrémités plus diminuées que le type. Longueur 24 p; largeur 5-G p; 18-19 stries en 10 p. Navicula Aubertit Hérib. sp. nov. (PI. IV, fig. 61.) — Valve linéaire à extrémités diniinuées-rostrées ; raplié à zone hyaline étro^e, légèrement dilatée autour du nodule médian; stries fines, parallèles sur toute la longueur de la valve. Longuer 40 p. ; largeur 14 p ; lb' stries en 10 jx. Navicula bacillaris Greg. var. inconstantissima Grun. (PI. V, ng. 8). Navicula bacillaris var. thermalis Grun. (PI. V, fig. 7). Navicula P»lotii Hérib. sp. nov. (PI. IV, fig. 31). — Valve linéaire, à bords parallèles et extrémités arrondies; stries délicates, laissant un large espace hyalin, stau- ronéiforme, à la partie médiane de la Valve, radiantes au centre et convergentes aux extrémités. Longueur 40 p ; largeur médiane - 7 p ; 18 stries en 10 m. Nous dédions cette espèce à M. l'abbé Blot, bota- niste, en souvenir de nos relations amicales. Navicula bohemica Eh. (Pi. V, fig. 2). Navicula borcalis Eh. (PI. IV, fig. 28). Navicula Brebissonii Ktz. Navicula budensis Grun. (PI. IV, fig. 35). Navicula cari Eh. (PI. IV, fig. 44). Navicula cincta Ktz. (PI. IV, fig. 40). Navicula cincta var. Hcufleri (PL IV, fig. 41). Navicula cincta var. stricta R. d'Aub. var. nov. (PI. IV, fig. 42). — Valve étroitement lancéolée, à stries ra- diantes, puis convergentes (du centre aux extrémi- tés), écourtées autour du nodule médian. Longueur 52 p; largeur 7 p; 14 stries en 10 p. Diffère du Navicula cincta var. angusta Grun. (voir Clève Syn. II, p. 17) par sa valve plus étroite- ment lancéolée, ses extrémités plus aiguës et ses stries plus fines. Navicula cryptocephala var. exilis Grun. (PL IV, fig. 48). — Cette petite forme est bien, quant à la taille, la di- 75 — rectioii et la disposition de ses stries, le Nav. crypto- cephala v;ir. exilis Giunow, cependant il y a lieu «le noter qu'elle ne possède que 14 stries en 10 p, alors que Clève (Synop. Il, p. 14) en indique environ 19 en 10 p. Navicula Delpiroui M. Per. sp. nov. (PI. IV, fig. 30). — Valve petite, lancéolée, à côtes robustes et distantes, radiantes au centre, convergentes aux extrémités; les deux côtes les plus rapprochées du nodule central écourtées; rap>hé droit, entouré d'une zone hyaline étroite, se dilatant un peu au centre. Longueur 25 p; largeur 6-7 p; 8-8.-") côtes en 10 p. Nous dédions cette navicule à M. Delpirou, dir-ec- teur de la Silice française, pour ses -libéralités . qui nous ont permis de couvrir une partie des frais né- cessites par la recherche des travertins de notre lé- gion. Navicula dicephala W. Sm. (PI. IV, fig. 51). Navicula digitoradiata Greg. (PL IV, fig. 49). Navicula Flotowii Grun. (PL V, fig. 12). Navicula fontinalis Grun. (PL V, fig. G). Navicula gracilis Ktz. (PL IV, fig. 4 ; i). Navicula halophila Grun. (PL IV, fig. 62). Navicula halophila var. arveenense E. d'Aub. var. nov. (PL IV, fig. 63). — Valve plus étroitement lancéolée et plus allongée que le type, à extrémités plus aiguës. Longueur 57 p; largeur 11 p; 18 stries en 10 p. Navicuia halophila var. mtxfta E. d'Aub. var. nov. (PL IV, fig. 65). — 8e distingue du type par sa taille plus petite, sa forme linéaire plus large à extrémités diminuées. Navicula halophila var obscfra E. d'Aub. var. nov. (PL 4, fig. 64). — Diffère du type par ses extrémités légè- rement rostrées-capitées, par son aire hyaline plus étroite et non dilatée autour du nodule central, et par ses stries parallèles, sauf à une petite distance des extrémités , où elles sont convergentes. Longueur 33 p.; largeur 9 p\ 17-18 stries transver- sales et 28 stries longitudinales en 10 p. Navicula: laeunarum Grun. (PL V, fig. 5). Navicula major Ktz. — 76 — Navicula major var. Berriaïi Hérib. var. nov. (PL IV, fig. 25). — Forme intermédiaire entre le type et le Nav. viridis; longueur de la valve 175 p; largeur mé- diane 37 p; 5 2/3 côtes en 10 p. Navicula major var. Pagesii Hérib. var. nov. (PL IV, fig. 24). — Se distingue du Navicula major var. linearm Clève par sa forme plus étroitement linéaire-ellipti- que, ses extrémités moins arrondies et ses côtes beau- coup plus éloignées du raplié; rapbé simple. Longueur de la valve 147 p ; largeur médiane 23 p; 7,5 côtes en 10 p (1). Navicula megaloptera Eli. var. densecostata R. d'Aub. var. non. (PL IV, fig. 27). - - Se distingue du type (Hérib. Diat. d'Auv. [1893], PL IV, fig. 6), par sa taille plus petite, ses côtes plus serrées et par ] a forme du raplié. Longueur 75 p; largeur 24 p; 4-4,5 côtes en 10 p. Navicula menisculus Srlium. var. inconspicua R. d'Aub. var. nov. (PL IV, fig. 39). - Valve linéaire ellip- tique, à extrémités diminuées; stries radiantes au centre, convergentes aux extrémités, écourtées près du nodule médian. Longueur 23 p; largeur 6 p; 12 stries en 10 p. Navicula minuscula Grun. (PL V, fig. 11). Navicula mutica Ktz. (PL IV, fig. 56). Navicula mutica var. Cohnii Hilse, (PL IV, fig. 57). Navicula mutica var. Goeppertiana BLeiscli. (PL IV, fig. 58). — Nouveau pour la région. Navicula mutica, var. quinquenodis Grun. (PL IV, fig. 59). Navicula, naveana Grun. (PL IV, fig. 34). Navicula notata M. Per. var. imperfecta R. d'Aub. var. nov. (PL IV, fig. 36). — Diffère du type (Hérib.. Diat. d'Auv,. [1893], PL IV, fig. 11), en ce que l'es- pace byalin du nodule central ne se prolonge pas jus- qu'au bord de la valve. Longueur 38 p; largeur 5 p; 10 stries en 10 p. Navicula notata var. minor R. d'Aub. var. nov. (PL IV, (1) A comparer avec le Xamcula Gasilidei var. major de Ternant, p. 137. — 77 — fig. 37). — Se distingue du type par ses dimensions toujours moindres et par sa striation plus fine. Longueur 27 m; largeur 4-5 /* 1G stries en 10 jx. Navicula Ostrtjpii Hérib. sp. nov. (PL IV, fig. 26). — Valve linéaire elliptique, à extrémités diminuées; côtes radiantes au centre, convergentes aux extrémi- tés; raphé entouré d'une zone hyaline étroite aux extrémités et se dilatant fortement au centre, sans pourtant former stauros. Longueur 46 m ; largeur médiane 13 fi ; 12 stries en 10 p. Se rapproche sans pouvoir être confondu avec lui, du Navic. viridis var. commutata (V. H. Syn., PI. 5, fig. 6) ; comparer aussi avec Nav. Brebissonii var. subproducta Grun. (V. H. Syn.. PI. 5, fig. 9), et avec Nov. non dénommé, figuré par A. Schmidt (AU., PI. 46, fig. 35). Navicula parva Eh. (PI. IV, fig. 29). Navicula pygmàea Ktz. (PI. IV, fig. 55). Navicula Schumanniana Grun. (PI. V, fig. 9). Navicula Senkenii M. Per. nov. sp. (PL I v , fig. 52). — Valve de forme régulièrement elliptique très allon- gée; stries écartées, à ponctuation fine, laissant au- tour du r a plié un assez notable espace hyalin se dila- tant un peu autour du nodule central ; direction des stries, du centre aux extrémités : premier quart, per- pendiculaires au raphé; deuxième quart, radiantes; troisième quart, perpendiculaires au raphé ; qua- trième quart, convergentes. Longueur 50 m; largeur 8 p.; 9 stries en 10 fx. Nous dédions cette espèce, en souvenir d'il Frère Héribaud, au Frère Sennen, professeur à Barcelone, comme témoignage de reconnaissance pour ses nom- breux et intéressants envois de plantes espagnoles. Navicula sculpta Eh. (PI. V, fig. 1). Navicula slesvicensis Grun. (Pi. IV, fig. 46). Navicula subcapitata Grun. var stauronciformis Grun. (PI. IV, fig. 38). Navicula ven&ta Ktz. (PI. IV, fig. 47). Navicula ventricosa Eh. (PI. V, fig. 3). Navicula ventricosa var. arverna R. d'Aub. var. nov. (PL — 78 — V, fig. 4). — Se distingue du type (Y. H. Syn. PL 12, fig. 24), par sa taille plus grande, sa forme moins ventrue, ses extrémités plus lancéolées, et son stau- ros pius large. Longueur GO /jl; largeur médiane 8 jx; 18 stries en 10 jx. Navicula viridis Ktz. Nai)icula viridula Ktz. (PI. IV, ûg. 45). Nitzschia acutiuscula Grun. (PI. VI, fig. 11). Nitzschia amiphibia Grun. (pi. VI, fig. 8). Nitzschia apiculata Grun. (PI. VI, fig. 4). Nitzschia calida Grun. (PL VI,, fig. 1). N/tzschta commuais Lab. var. abbreviata Grun. (PL VI, fig. 13). Nitzschia commatata Grun. (_P1. VI, fig. 5). Nitzschia fonticola Grun. (PL VI, fig. 15). Nitzschia frustulum Grun. (PL VI, fig. 14). Nitzschia gentilis P. d'Aub. sji. noc. (PL VI, fig. 9). — Valve elliptique lancéolée, à extrémités obtuses arrondies. Longueur 16-22 fx; 6-7 perles carènales en 10 y.; 13-15 stries en 10 fi. Nitzschia gentilis var. elliptica E. d'Aub. var. nov. (PL VI, fig. 10). — Valve plus petite que duns le type, atteignant à peine 9-11 jx; de forme régulièrement elliptique. Longueur 6-11 m; 6 perles et 13 stries en 10 p.. Nitzschia hungarica Grun. (PL VI, fig. 2). Nitzschia hungarica var. Uncaris Grun. (PL VI, fig. 3). Nitzschia Kûizingiana Hilse. (PL VI, fig. 12). Nitzschia spectabilis Palis. (PL VI, fig. 7). - - Fragment à 330/1. Nitzschia thermalis Auers. (PL VI, fig. 6). Nitzschia vitrea Norm. Nitzschia vitrea var. gallica M. Per. Pleurosigma acuminatum Grun. Rhoicos'phenia curvata Grun. (PL V, fig. 21). Rhopalodia Aubertii Hérib. sp. nov. (PL V, fig. 34). — Valve arquée, à extrémités rostrées-capitées ; bord — 7!) — dorsal régulièrement convexe; bord ventral faible- ment incurvé; sillon formant un angle très obtus dont le sommet se trouve au milieu du bord dorsal, cl dont les côtés rejoignent les rostres des extrémités de la valve; côtes robustes, au nombre de 5 en 10 p ; stries fines au nombre de 15-16 en 10 p. Lon- gueur 50 p.. Rhopalodia Iîkrriatii Hérib. sp. nov. (PL V, fig. 35). - Valve longuement arquée, à bord dorsal convexe, infléchi en son milieu; à bord ventral régulièrement concave; sillon mince, bordant le bord dorsal. Longueur GO p; 4-5 côtes et 10 stries en 10 p. Rhopalodia Charbonnelii Hérib. sp. nov. (PI. Y, fig-. 36). — Yalve trapue, à bord dorsal presque hemicircu- laire ; à bord ventral à peine incurvé ; extrémités obtuses arrondies; côtes robustes, radiantes, au nom- bre de 3 en 10 p.; stries nettement perlées, au nom- bre de 12-14 en 10 p. Longuer 30-40 p. Nous dédions cette espèce à M. l'abbé Charbonnel, botaniste, en remerciement pour ses nombreuses com- munications de plantes intéressantes. Rhopalodia g ibherula O. Mûll. (PI. Y, fig. 32). Rhopalodia gibberula var. producta O. Mùll. (PI. Y, fig. 33). ScoliopJcura traverttnorum R. d'Aub. sp. nov. (PI. Y, fig. 13). — Yalve linéaire elliptique, à extrémités arrondies; raphé à extrémités médianes courbées en crochet, en sens opposé l'un de l'autre; zone hyaline dilatée transversalement autour du nodule médian ; sillon lisse, suivant les contours de la zone hyaline à égale distance du raphé et des bords de la valve; stries radiantes, a ponctuation bien marquée: Longueur 80 p ; largeur 20 p ; 12 stries en 10 p (1) . Stauroncis anceps Eh. var. linearis Eh. (PI. TV, fig. 22). — Longueur de la valve 20-25 p; largeur 6 p; 20 stries en 10 p. Stauroneis Glangeaudii Hérib. sp. nov. (VI. IY, fig. 21). (1) Comparerai! ScoliopUura Gallica. M. Per. de St-Marguerite, p. 94. — 80 — Valve lacéolée, étroite et à extrémités uimmuées ren- trées; raphé simple, entouré d'une zone hyaline se rétrécissant aux extrémités; stauros asesz large per- pendiculaire au raphé; stries perpendiculaires au centre, puis de plus en plus radiantes jusqu'aux extrémités. Longueur 35-40; largeur 9 fx; 18 à 19 stries en 10 fJL. Nous dédions cette espèce à M. Glangeaud, profes- seur à la Faculté de Clerniont, qui s'est prêté, avec la plus aimable complaisance, à nous fournir des ren- seignements. Stauroneis Hyi îLéïih.nou. sp. (PI. IV, fig. 20). — Valve elliptique-lancéolée, à extrémités obtuses, un peu diminuées; raphé simple, entouré d'une zone byaline dont la largeur égale celle du stauros, et égale sur toute sa longueur ; stauros assez étroit, perpendicu- laire au raphé; stries fines très faiblement radiantes. Longueur 30 à 35 /u; largeur 10 ( u; 22 stries ea 10 a. i Nous dédions cette espèce au savant abbé Hy, pro- fesseur à l'Institut catholique d'Angers, en témoi- gnage de notre vive gratitude pour son active colla- boration à la publication de la Flore cV Auvergne, en 1915. Stauroneis incurvata K. d'Aub. sp. nov. (PI. IV, fig. 23). — Valve petite, à bords parallèles incurvés en leur milieu; extrémités rostrées-capitées ; stauros large, se dilatant vers les bords ; stries parallèles entre elles, et régulièrement radiantes. Longueur 20-25 fx ; largeur médiane 5 //. ; 23 stries en 10 [x. SurireUa elegans Eh. (PL VI, fig. 17) var? — Diffère du type par la stration intercostale moins fine (1). SurireUa elegans Eh. var. R. d'Aub. n. var. (PI. VI, fig. 16). — Forme passant au SurireUa ovalis Breb. (2). (1) Comparer au SurireUa Couderti. H^rih. de Tkrxant. p. 140. (2) Comparer avec le SurireUa Couderti var. minar Hérib. de Ternant, p. 140. — 81 — Surirella minuta Breb. (PI. VI, fig. 21). Surirdla ovalis Breb. (PI. VI, fig. 18). Surirella ovata Kta. (PI. VI, fig-. 20). Surtrella patella Eh. (PI. VI, fig-. 19). Surirella Saxcte-Nectairense R. d'Aub. sp. nov. (PI. v l, fig-. 22). — Valve linéaire-elliptique, à extrémités obtuses-arrondies ; pseudo-raphé très étroit; stries parallèles sauf aux extrémités de la valve où elles sont radiantes; côtes au nombre d'environ 2 1/2 eu 10 [a, se prologeant en ^'amincissant vers le miMeu de la valve (1). Longueur 100 fi ; largeur médiane 225 fi; 12 stries intercostales en 10 /*. Synedra nous Grun. (PI. V. fig. 39). Synedra deîiçatissima W, Sm. (Pi. V, fig. 40). Synedra minuseula Grun. (PL V, fig. 41). Synedra ulna Eli. var. danica Ktz. Synedra ulna var. vitrea Ktz. Synedra ulna var. calcarea R. d'Aub. var. nov. (PI. V, fig. 38). — Valve linéaire, à extrémités arrondies; pseudo-raphé droit, assez étroit; aucun espace hya- lin, ni aucun élargissement à la partie moyenne; stries robustes au nombre de 8 en 10 p., finement divi- sées en travers. — Longueur de la valve 170 fx; lar- geur 6-7 /a.. Tabellaria flocculosa Ktz. Tabellaria fenestratki Ktz. Tetracyclus rupestris Grun. (PI. V, fig. 50). Van Heûrokia vulrjaris Y. Heure k. (PI. V, fig. 14). A cette étude, si complète et si consciencieuse, des tra- vertins de St-Nectaire, de M. Roehoux d'Aubert, je crois devoir donner les résultats d'une étude rapide, faite pour un autre ouvrage, des travertins de St-Nectaire le Haut. Je donnerai, en comparaison, les florules séparées des tra- vertins anciens et récents. ... . .-. .f,j (1) Comparer avec la Surirella ovalis var. linearis M. Per. de Tambour, p. 141. 82 — Achnanthes lanceolata Achnanthes minutissima Achnanthes minuthssima î.curta Achnanthes minutissima var. cryptocephala Achnanthes subsessilis (saumâtre) Amphiprora paludosa (saumâtre) Ampli ora af finis (lég. saumâtre) Amphora pediculus Amphora satina (saumâtre) Amphora satina var. minor (saumâtre) Coccon eis p lacentu la Cymbella cymbiformis Cymbella maculata f. curta Cymbella pusilla (saumâtre) Denticula Kittoniana Denticula tenuis var. intermedia Diatoma vulgare Diatoma vulgare var. hnearis DipJoncis ellipUca var. ovalis Gomphonemà angustatum var. producta Gomphonemà oti caecum YàY.calcare-a Gomphonemà parvulum Hantzschia amphio.rys f. minor Mélosira varians Navicula ambigua var. Navicula bohemica Navicula Brebissonii Navicula Brebissonii f. curta Navicula cari Navicula^ cincta Navicula cincta var. Hcuflcri Navicula commutat'a Navicula Dariana var? Nav icu la exigu a Navicula halophila (saumâtre) Navicula halophila f. minor (saumâtre) Navicula major Navicula menisculus Navicula minuscula TRAVERTINS Nouveaux Anciens + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + 83 Navicula mutica var. quinquenodis Navicula navea/m Xavicula parva Navicula rupesbris Navicula sculpta Navicula subçapîtata var. stwuroneiformÀs Navicula viridis Nitzschia amphibia Nitzschia commutatav&T. major (saumâtre) Nitzschia intermedia Nit&schia vitrea var. gallica (saumâtre?) Rhoicosphenda curvata Rhopalodia gibberula (saumâtre) Rhopalodia gibberula var. producta Scoliople ura Peisonis ? Surirella ovalis (douce et saumâtre) Surirella ovata (douce et saumâtre) Surirella ovata var. minuta Surirella Peisonis? (saumâtre) Synedra ulna var. danica + TRAVERTINS Nouveau» Anciens + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + 4- TRAVERTIN DE LA ^ONT-ROUGE (Puy-de-Dôme) (Deblock). La Font-Rouge (Fontaine rouge), ainsi nommée par allu- sion à la couleur des travertins ferrugineux qu'elle dépose est située à 2 kilomètres 0. de Clianonat sur le flanc gauche de la vallée où coule le ruisseau d'Auzon dont elle est éloi- gnée de 150 à 200 mètres; elle sort de la base du talus d'un chemin qu'elle traverse à une altitude de 460 mètres, et oe répand dans le champ voisin. Les travertins sont spongieux, légers et de formation rela- tivement récente; les florules respectives des échantillons extraits présentent une grande analogie. Actuellement il est difficile de se rendre compte de l'im- portance que le dépôt présentait a l'époque de son plus — 84 — grand dévelopenient; il n'en reste plus que quelques lam- beaux. Le propriétaire du champ en voulant déblayer son terrain a dû en disperser la plus grande masse, comme le témoigne la présence de plusieurs blocs enchâssés dans un mur de clôture à une centaine de mètres de la source. Cette eau est très anciennement connue; Di clos en fait mention en 1675. L'eau de la Font-Rouge a un débit de 3 à 4 litres par minute. Elle est limpide, d'une saveur aigrelette ferrugi- neuse et agréable au goût. L'analyse qui en a été faite en 1878 par Trucliot ne lui attribue qu'une faible minéralisa- tion. Un litre ne renferme que 1 g. 166 de sels fixes et U g. 008 de chlorure de sodium. Cette source ne dépose que du sexquionyde de fer hydraté; nous n'avons pas constaté de plantes maritimes aux alentours de la source ; absence due à la salinité très faible de ses eaux. La florule suivante est le résultat de l'examen des échan- tillons prélevés: Diploneis elliptica Cleve. Gomphonema. commutation Grun. Gomphonema insigne Grun. Gomphonema*lanceolatum Eli. Gomphonema montanum Schum. Gomphonema parvulum Ktz. Gomphonema subclavatum Grun. Hantzsclu'a- ampliionys Grun. Hantzschîa arnphionys var. intermedia Grun. Meridion circulare Ag. Meridion constrictum Ralfs. Navicula af finis Eh. Navicula appencbiculata Ktz. Navicula Bipfnctata Grun. — Nouveau pour la région. Navicula irrorata Grun. Navicula minima Grun. Navicula muticu Ktz. Navicula mutica var. qtiinquenodis Grun. !\avicula undulata Grun. Navicula viridula, Ktz. Nitzschia angustata W. Sun. - 85 — .Y itzsclvia angustata var. curta Grun. Rhopalodia gibba 0. Mûll. Rhopalodia gibba var. ventncosa 0. Mûll. Suri relia a pi cul a ta W. Sm. Synedra ulna Eh. Vanhcurclxia vuhjarc Y. H. TRAVERTIN DE LAPS (Puy-de-Dôme) (Ccmière). s A propos de cette source Lecoq s'exprime ainsi: « Les environs du village de Laps, canton de Yic-le-Comte, sont couverts de calcaires concrétionnés qui ressemblent beau- coup à ceux que déposent encore une source minérale. » Or, quelle n'a pas été notre déception, lorsqu â toutes les demandes de renseignements, il nous a été invariablement répondu que personne dans le village n'avait connaissance d'une source minérale dans les environs. Nous étions sur le point d'abandonner nos recherches lorsque, à une question plus précise encore, on nous a répondu, qu'en effet, une source ayant formé un rocher, avait été captée depuis une dizaine d'années, comme eau potable, pour le service local. On nous a indiqué, en même temps, à 200 mètres des der- nières maisons, le rocher en question déposé là non par une source minérale, mais par une eau douce calcarifère. Le volume de cette masse doit être environ d'une cen- taine de mètres cubes. Sa formation paraît s'être effectuée rapidement sous l'action d'une eau douce saturée de chaux. Contrairement à notre attente nous y avons constaté la pré- sence d'un certiin nombre de Diatomées. L'examen de plusieurs échantillons, provenant d'un dé- pôt calcaire de Nonette situé près de la gare de Breuil, et formé dans des conditions identiques à celles du dépôt de Laps, ayant été négatives nous en avions conclu à tort que les Diatomées ne se développent pas au cours de la forma- tion rapide des calcaires, déposés par les sources d'eau douce calcaires. Mais le dépôt de Laps nous prouve que si — 86 — les Diatomées sont très rares dans ces calcaires ils ne sont pas absolument stériles. A propos des dépôts provenant de sources calcaires et dans lesquels nous n'avons pas constaté la présence de Diatomées nous ferons observer, à titre de document concernant la flore diamotique du Massif Central que les travertins des Célestins de Vichy, sont absolument stériles; nous en avons examiné une quinzaine d'échantillons, avec le plus grand soin, sans avoir constaté l'existance d'une seule Diatomée; d'autre part, les eaux des Célestins ne déposent pas aujour- d'hui de calcaire, et nous ne pensons pas que les blocs que l'on observe dans le voisinage de la source aient été formes par les eaux actuelles ; la stérilité de ces masses volumi- neuses ne peut s'expliquer qu'en admettant qu'elles ont été rapidement déposées par de l'eau douce calcaire; ou bien que leur dépôt se soit effectué dans l'obscurité absolue, c'est-à-dire dans l'intérieur du sol, et que les masses cal- caires aient été mises au jour par des travaux ultérieurs. Voici les Diatomées observées dans le dépôt de Laps: A chna nth es Biasolet t iana Gr un . Achnanthes hnngarica Grun. Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes microcephala Grun. Amphora acu'iusciila Ktz 1 . Améliora a f finis Ktz. Améliora ovalis Ktz. Asterionclla formosa Hass. Cymbella lanceolata Eh. Cymbella salina Pant. Denticuln elegans Ktz. Denticula tennis Ktz. Diploneis elliptica Cleve. Diploneis elliptica var. minutissirna Grun. Diploneis elliptica var. oblongella Naeg. Epithemia tnrgida Ktz. Epithemia argus Ktz. Epithemia W estermannii Ktz. Fragilaria constrvens Grun. Gomphonema angustatum Grun. Gomphonema montanum Schum. 87 — Melosira crenulata Ktz. Melosira distans Eh. Melosira Roeseana Moor. Navicula appendiculata Ktz. Nanricula cincta Eh. Navioula cincta var. Heufieri Grun. Na/oicvla mut ira Ktz. N articula mutica var. quinqtienodis Grun. Sa ri relia ovalis Breb. TRAVERTIN DE SAINTE-MARGUERITE ( Puy-de-Dôme) (M. Peragallo). Les sources minérales situées sur la commune de St-Mau- ri.ee, non loin de la gare de Vic-le-Conite, émergent à la base N.O. du Puy Si-Romain, sur la rive droite de l'Allier, à une altitude de 840 mètres. Elles sont connues sous le nom de Ste-Marguerite, et sortent des alluvions de l'Allier, ou plutôt on peut les considérer comme s 'échappant du gra- nit qui est parfois mis à découvert. Ces sources étaient déjà connues à l'époque Gallo-Romaine. Leur nombre a souvent varié. En 1846, le D r Nivet en décrit jusqu'à onze. Depuis plusieurs ont disparu, d'autres ont surgi. Les fortes crues de l'Allier sont une cause incessante de perturbation dans le jaillissement de ces eaux. Toutes ces sources présentent une grande similitude de composition. La principale est celle de Valois ou de la Grotte. L'analyse qu'en a donnée le professeur Truchot en 1878 indique une forte minéralisation. Elle renferme, par litre, 7 g. 629 de sels fixes, comprenant principalement des bicarbonates de sodium, de potassium, de calcium (1 g. 180), de magnésium et 2 g. 250 de chlorure de sodium. Sa tempé- rature est de 26°. C'est à l'extrémité de la rgole qui conduit l'eau de cette source dans l'Allier que nous avons prélevé les différents échantillons de travertins correspondant à la zone moyen -ie et supérieure. Ces deux zones se distinguent l'une de l'au- — 83 — tre principalement par les florales diatomiques qu'elles ren- ferment. A 60 mètres au Nord de ce dépôt, il en existe un autre sur le talus de l'ancien chemin qui conduit à Mirefleurs. Il est surmonté d'une couche de terrains d'alluvions de 3 à 4 mètres d'épaisseur, et présente deux zones de traverti7is séparés par des cailloux roulés. La coupe de la zone supé- rieure ne présente qu'une faible épaisseur, 15 cent, à peine. La zone inférieure se dérobe dans le sol où elle duit reposer sur l'arkose. Les florales de ces deux zones sont identiques. A une vingtaine de mètres plus au nord, on aperçoit sur le talus d'un petit ravin, aboutissant au même chemin un autre gisement qui n'est que le prologement du même dépôt. Nous n'avons constaté, là non plus, aucune différence le florales. Il n'existe plus en cet endroit que quelques minces filets d'eau formant une mare dans le fossé du chemin et qui n'ont pu produire ce dépôt. Ne serait-il pas plus rationel d'admettre que ce produit est dû à une source dont l'orifice ayant été obstrué par le calcaire s'est frayé ailleurs une nouvelle issue. Les diatomées saumâtres qui existent dans ce dépôt et que l'on rencontre encore pour la plupart dans la zone moyenne des tarvertins déposés non loin de la source de la Grotte nous portent à croire que cette source n'est pas étran- gère à cette formation ancienne. Les espèces marines, il est vrai, ont presque entièrement disparu mais ce 1 a tient à la variation de la composition de ces eaux qui, à l'origine, devaient être bien plus fortement minéralisées qu'elle ne je sont aujourd'hui. Nous pensons aussi que ce dépôt n'est que le prolongement de celui du plateau St-Martial, situé en face, à quelques 150 mètres, et qui, à une certaine époque, en a été séparé par l'Allier. Il en présente d'ail- leurs toutes les particularités ; altitude sensiblement la mémo ; double zone de travertins séparés et surmontés de cailloux roulés; grande similitude dans les florales diato- miques. Aussi tout semble confirmer nos observations. C'est d'après les échantillons prélevés aux trois niveaux, inférieur, moyen et supérieur que nous avons établi la flo- rale diatomique des travertins de Ste-Marguerite, compre- — 89 — nant plus de 80 espèces ou variétés très distinctes, parmi les- quelles une vingtaine sont inédites pour la flore générale, ou nouvelles pour l'Auvergne. Les espèces ou variétés sont les suivantes: . 1 chnanthes exilis ktz. Achnanthes FOSSILJS M. Per. sp. nov. (PI. II, fig. (j, 7, 8). — Frustule faiblement et régulièrement courbé, à face connective peu épaisse, linéaire, à extrémités tronquées, à angles arrondis; valves longuement lan- céolées, à extrémités arrondies, quelquefois légère- ment prolongées et eapitées; stries parallèles jus- qu'aux extrémités de la valve au nombre de 17-18 en 10 /j. ; sur la valve inférieure elles ne laissent autour du raphé, qu'une area très petite, étroitement lan- céolée, non sensiblement élargie autour du nodule médian ; sur la valve supérieure elles sont courtes, laissant au milieu une area lancélolée, élargie en forme de stauros, par suite de l'absence de la strie médiane, et d'un seul côté de la valve seulement. Longueur 10-25 /x ; largeur de la valve 4-5 fx. Cette petite espèce pourrait être prise, à première vue, pour Y Achnanthes niinutissima Ktz., mais elle en diffère par sa striation plus écartée, par sa valve supérieure à area plus déeveplopée et hemi-stauronéi- forme. Sa place est a côté de Y Achnanthes americana Ktz;., dont elle se distingue, surtout par sa forme et par ses stries non radiantes. Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes Mabtyi Hérib. sp. nov. (PI. II, fig. 14, 15, 16). - - Frustule, en vue connective, assez fortement courbé, et relativement épais; valves largement lan- céolées, à extrémités souvent un peu atténues et ar- rondies ► stries rayonnantes, plus serrées aux extré- mités qu'au milieu de la valve, où elles sont au nom- bre de 15-16 en 10 a ; sur la face supérieure elles sont marginales, et l'area lancéolée très grande qu'elles laissent n'est pas stauronéiforme au milieu de la valve; sur la valve inférieure, les stries, ne laissent autour du raphé qu'une area lancéolée très étroite, — 90 — et non sensiblement élargie autour du nodule médian. Longueur 10-12 p. ; largeur 4-5 //.. Ressemble à VAchnanthes gibberula Cleve, mais il s'en distingue par sa forme moins allongée, ses extrémités moins atténuées et, surtout, par ses stries moins serrées, YAch. gibberula ayant 22 stries en 10 [X. Nous dédions cette espèce au savant Paléobota- niste bien connu, M. Pierre Marty, en témoignage de reconnaissance pour la recherche des travertins d'Auvergne. Amphora ltneata Greg. — Nouveau pour la région. Amphora lineolata Eh. — Nouveau pour la région. Amphora Normannii Rab. Amphora ovalis Ktz. Amphora pediculus Ktz. Amphora pediculus var. major Grun. Amphora satina W. Sm. Campylodiscus Clypeus Eli. Nouveau pour la région. Ceratoneis arc us Ktz. Cocconeis pediculus Eh. Cocconeis placentula Eh. Cocconema gihbum Eh. Cyclotella comta Ktz. Cyclotell a operculata Ktz. C y mato pleura apiculata W. Sm. Cymatopleura solea Eh. Cymbella capitata M. Per. Cymbella capitata f. miiior M. Per. nov. — Longueur 48 u. Cymbella cistvla Hempr. Cymbella cymbiformis Breb. Cymbella hungarica Pant. Cymbella lanceolata Kirch. Cymbella maculata Ktz. Cymbella pusilla Grun. Cymbella Sanct,e-Margarit.e M. Per. sp. nov. (PI. I, ng. 6). — Petit, longuement lancéolé, à extrémités arrondies, et un peu prolongées, quelquefois faible- ment capitées; raphé droit; area très petite, sensi- blement élargie autour du nodule médian ; de chaque — 91 côté de la valve, la strie médiane, très courte, est enveloppée par les stries adjacentes de sorte que les stries sont, immédiatement très radiantes au milieu de la valve, puis elles se redressent progressivement pour être droites ou légèrement convergentes aux extrémités; au milieu de la valve elles sont au nom- bre de 14 en 10 p.. du côté dorsal, et de 16 en 10 u, du côté ventral ; aux extrémités elles sont un peu plus serrées. Longueur 20-24 /*; largeur médiane 4-G p.. Analogue comme forme, au Cymbella fusilla Grun., mais sa striation particulière l'en distingue très facilement. Cymbella turgidula Gruu. * Denticula valida Pedic. Diatoma hiemale Heib. Diatoma hiemale var. mesodon Ktz. Diatoma vulgare Bory. Viploneis elliptica Cleve. EncycmeTna caespitosum Ktz. Encyonema paradoxum Ktz. Encyont ma prostratum Ralfs. Encyonema prostratum var. major Grun. Encyonema ven!,ricosum Grun. Epithemia argus Ktz. var. alpestris W. Sm. Epithemia sorex Ktz. Epithemia turgida Ktz. . Epithemia W estermannii Ktz. Epithemia zébra Ktz. Fragilaria binodis Eli. Fragilaria capucina Desm. E v agïl aria construens Grun. Fragilaria virescens Ralfs. Gomphonema acuminatum, Eh. Gomphonema constrictum Eli. Gomphonema lagentjla Ktz. — Nouveau pour la région. Gomphonema micropus Ktz. Gomphonema montanum Scbum. Gomphonema parvulum Ktz. Hantzschia amphioxys Grun. Hantzschia amphioxys var. major Grun. — 92 — Mastogloia Dansei Thw. Melosira tennis Ktz. Melosira varions Ag. Méridien circirfare Ag. Navicula alpestris Grun. Navicula. ambigua Eh. Navicula amphigomphus Eh. Navicula amphisbaena Bory. Navicula bacillum Eh. Navicula bacillum var. tliermalis Grun. Navicula biceps Eh. Navicula bohemica Eh. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. diminuta Grun. Navicula Brebissonii var. ixtermedia M. Per. r#?\ tiov. (PI. II, fig. 23). — Se distingue du type, par l'area stauroneiforme limité par deux stries renforcées, entre lesquelles on aperçoit, sur l'un des côtés de la valve quatre stries très courtes et peu marquées. Navicula cari Eh. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufieri Grun. Navicula cryptocephala Ktz. Navicula divergens W. Sm. Navicula Gasilidei Hérih. sp. nov. (PI. I, fig. 11). — Yalve longuement elliptique, à extrémités largement arron- dies ; raphé faiblement oblique et bien visible ; area relativement large, lancéolée, assez fortement élargie autour du nodule médian; côtes robustes, renforcées sur une bande large mais peu visible, au nombre de 6,5 en 10 /x au milieu de la valve, où elles sont légè- rement radiantes, et de 8 en 10 p. aux extrémités, où elles sont fortement convergentes et entourent un no- dule rond d'assez grandes dimensions. Longueur 100-130 p.; largeur médiane 28-30 u. Diffère du Navicula. major Ktz., par sa forme exté- rieure, son area plus large, la forme de la bande ?'e renforcement des stries, et la disposition de celles-ci; du Navic. Viridis Ktz., par son area lancéolée et plus large et par ses stries plus serrées et plus convergen- tes aux extrémités. — 93 — Nous dédions cette belle Navicule, avec ses deux variétés, major et minor dos travertins de Ternant, au Fxère Gasilide de Jésus, aotre dévoué confrère et collaborateur. Ncwicula graoilis Eh. var. neglecta Grun. Vavicula gTacilliTna-Ralîs. var. staurôneiformis A. Sch. — Forme représentée par Ad. Sclimidt, Atlas, PI. 45, fig. 62-63. Navicula hyalina Donk. Ao v ic u la h ii m ilis Donk . Navicula limosa Ktz. Navicula limosa var. maculata M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 15). — Se différencie du type par la présence, sur l'area centrale, et de chaque côté du nodule médian, d'une macule en forme de segment de cercle. Xavicula macra Grun. Navicula major Ktz. Navicula naveana Grun. Xavicula producta W. Sm. Xavicula pusilla W. Sm. Navicula rhomboïdes Eli. Xavicula sculpta Eli. Navicula sculpta var. major Cleve. —Longueur 140-150 fx. Navicula sculpta Var. gigantea M. Per. var. nov. (PI. II. fio-. 21). — Encore plus grande que la variété major; elle atteint jusqu'à 170 p.. Navicula seminulum Grun. Navicula stibcapitata var. staurôneiformis Grun. Navicula tenella Breb. Navicula trinodis W. Sm. Navicula ventricosa Ktz. var. subtrunculata Grun. Navicula viridula Ktz. Navicula SpJ (A. Sch. Atl., PI. 49, fig. 53). Nitzschia awvphibia Grun. Nitzscliia bilobata W. Sm. Nitzschia bilobata var. fossilis M. Per. var. nov. (PI. II, fig. 32). — Intermédiaire entre le Nitzschia bilobata W. Sm. et le Nitzschia dubia W. Sm. ; carène Mar- quée, à points carénaux allongés, au nombre de 7-3 en 10 [i; stries granulées, au nombre de 16-18 en 10 fx. Longueur 60-80 u; largeur médiane 8-12 y.. — 94 — Possède la striation du Nitzschia bilobata et \,\ forme extérieure du Nitzschia dubia. Nitzschia communis Rab. var. abbreviata Grun. Nitzschia comvmtata Grun. Nitzschia frustulum Grun. Nitzschia hungarica Grun. Nitzschia Kittlii. Grun. Nitzschia lin cari s W. Sm. Nitzschia sigmoidea W. Sm. Nitzschia tennis Grun. Nitzschia Tryblionella Hantz. Nitzschia Tryblionella var. gigaxtea M. Per. var. nov. (PI. III, fig. 11). — Encore plus grande que la va- riété ma.xima Grun.; atteint jusqu'à 170 p. de lon- gueur, mais de forme acuminée et de structure sem- blable à celle du type ; c'est-à-dire ayant des côtes lisses, droites et interrompues «ut une partie de la valve. Nitzschia vitrea Norm. Nitzschia vitrea var. gallioa M. Per. Nitzschia vitrea var. gallica f a fossilis M. Per. nov. — Cette forme a 2-3 points, carénaux quadrangulaires en 10 fx et 17 stries en 10 /x. PI euros igma acuminatum W. Sm. Pleurosigma Spencerii W. Sm. var. Aenottii Grun. — Nouveau pour la région. Rhoicosphenia curvata Grun. Rhopalodia gibba 0. Mïill. Rhopalodia gibba var. vent ri casa 0. Mïill. Rhopalodiâ gibberula O. Mïill. Rhopalodia gibberula var. constricta Grun. Rhopalodia gibberula. var. proditcta Grun. Rhopalodia musculus 0. Mïill. Rhopalodia musculus var. capitata M. Per. var. nov. (PI. HT, fig. 9). — Se distingue du type par ses extré- mités produites, nettement capitées et tournées vers la face ventrale. Scoliopleura gallica M. Per. sp. nov. (PI. II, fig. 35). — Valve longuement elliptique ou bacillaire à extrémi- tés arrondies; sillons au nombre de deux de chaque côté du raplié, sensiblement parallèles à celui-ci, — 95 - mais s'en écartant elliptiquement autour du nodule médian; raphé légèrement sigmoïde dont les pores, au nodule médian, smil en crochets, tournés en sens contraire ; les nodules terminaux tournés en sens con- traire et du même côté, respectivement, que les pores du nodule central; stries faiblement granulées, ra- diantes au milieu de la valve, dépassant le sillon le plus rapproché du raplié de la largeur d'une perle, placée tout contre le sillon; cette perle manque sur une certaine longueur vis-à-vis le nodule médian. Longueur très variable de 30 à 95 fx; largeur mé- diane 20-25 /x; 11 à 12 stries en 10 p.. On pourrait comparer cette forme à un Scolio- pleura Peisonis Grun. dont les stries seraient plus espacées que dans le type, mais les dessins et les des- criptions de cette espèce, très variables suivant les auteurs, ne la définissent pas avec assez d'exactitude; Grunow qui a créé le Genre et l'espèce (1860, p. 554; PI. V, fig. 25), la décrit avec deux sillons (il ne dit pas s'il y en a 2 de chaque côté) et représente un sil- lon interrompant les stries, et peut-être, faut-il voir dans son dessin un deuxième sillon les limitant; Clève (1894, p. 105, PI. I, fig. 14) décrit et figure l'espèce avec un ^eul sillon, situé à l'extrémité des stries et les limitant; Pantocseck {Vint, du Balaton, p. 69, PI. VII, fig. 152) représente l'espèce avec un seul sillon à l'intérieur des stries (1). Clève, dans l'ouvrage cité plus haut, divise le genre Scoliopleura Grunow (caractérisé par la forme sigmoïde du raphé) en trois sections : 1° Les formes n'ayant pas de sillons parallèles au raphé ; il les considère simplement comme des navi- culées sigmoïdes. 2° Les formes ayant un raphé accompagné d'un sil- (1) Comparer avec le Scoliopleura trave.rtinorum de St-Nectaire, p. 79. Depuis la rédaction de ce mémoire Fricke a donné dans l'Atlas de Schmidt, PI. 261 fig. 12, une forme très semblable à cell^-oi, elle n'en diffère que par sa forme extérieure et son nombre de stries (MO en !0[a au lieu de 1 1 à 12) il la désigne, d'après son origine, sous le nom de Scoliopleura Peisonis Grun. quoique Grunon annonce 1 'i à lô stries en 10p. et Clève 14 à 16. — 96 — Ion de chaque côté, et des stries granulées qui, d'a- près lui, forment le Genre Scoliopleura ((Emend.). 3° Les formes ayant un raphé accompagné d'un sil- lon et des côtes interponctuées, dont il forme le nou- veau Genre Scoliotropis. Dans cet ordre d'idées la forme de Sainte-Margue- rite pourrait constituer un genre particulier, le Genre Scolioneis. — Valves à raphé sigmoïde, accompagné de deux ou plusieurs sillons parallèles de chaque côté du raphé et interrompant les stries. Ce nouveau Genre établirait la transition entre le Genre Scoliopleura et le genre Cymatoneis, qui a éga. lement une structure de stries granulées, un raphé légèrement sigmoïde et des plis de la valve, parallè- les au raphé divisant la valve en gradins successifs. Surirella angusta Ktz. Surîrella elegans Eh. Surirella gracilis Grun. Surir ella minuta Breb. Surirella aval i s Breb. Surirella ovalis var. cunèàta M. Per. var. 7iov. (PI. III. fig. 5). — Valve en forme de coin, à partie supé- rieure largement arrondie ; à partie inférieure égale- ment arrondie. Longueur 60-70 fx ; largeur à la partie supérieure 18-20 fi. Sur/relia ovalis var. fossilis M. Per. var. riov. (PI. III, fig. 6). — Plus grand et plus robuste que le type; côtes brusquement limitées à une ligne parallèle aux bords de la valve; côtes et stries moins serrées que dans le type. Longueur 95-11") /x; largeur 30-35 //. ; 2-3 côtes et 12-14 stries en 10 u. Surirella ovata Ktz. Surirella pat ella Ktz. Surirella suevica Zell. Synedra a f fini s Ktz. Synedra af finis var. tabulata Ktz. Synedra amv>hiccphala Ktz. — 97 Synedra delicatis&ima Grun. Synedra uilna Eh. Synedra uJna var. aequalis Grun. Synedra ulna var. qmphirhynchus Eh. TRAVERTINS DE SAINT-MARTIAL (Puy-de-Dôme) (M. Peragallo) Le plateau Saint-Martial est situé sur la rive gauche de l'Allier, en face de Sainte-Marguerite, à une altitude de 350 mètres, dans une boucle circulaire de 600 mètres de diamètre, formée par le cours de la rivière; il est dominé a l'Ouest par le plateau du Saladi et par celui de Bais. De tous les dépôts que nous avons explorés, à part celui de Coudes, le plateau de Saint-Martial est le plus considé- rable. La couche de travertin, d'après Lecoq, peut avoir 600 mètres de diamètre, sur une moyenne de 2 mètres d'épais- seur; le volume approximatif du travertin serait d'environ 300,000 mètres cubes. Il est évident que cette masse énorme de travertin n'a pu être déposée que par des sources thermo-minérales abon- dantes et fortement salées. Les plantes phanérogame® ma- ritimes que l'on observe à Sainte-Marguerite se retrouvent sur le plateau Saint-Martial; d'ailleurs Sainte-Marguerite et Saint-Martial ne présentaient pas de solution de conti- nuité à l'époque lointaine où l'Allier passait à l'Ouest du plateau Saint-Martial; d'autre part, les deux florules diato* miques présentent une grande analogie. Lecoq, dans son volume sur les eaux minérales du massif central, ne mentionne qu'une couche supérieure de traver- tins reposant sur des cailloux roulés entremêlés de sables ferrugineux d'une épaisseur de deux mètres; mais il ne soupçonnait pas l'existence d'une zone inférieure de traver- tin que l'on aperçoit immédiatement sous les cailloux rou- lés. Cette masse d'une épaisseur de 1 m. à 1 m. 50, repose directement sur l'arkose. Par suite de l'action incessante des eaux qui sapent la base de cet escarpement, des éboule- 4 — 98 — monts se sont produits et les matériaux ont été entraînés par le courant de l'eau ; cette couche de travertin ainsi dé- gagée, a été mise à jour à une profondeur de 4 mètres. Plusieurs suintements et quelques minces filets d'eau mi- nérale se font encore remarquer le long de cet escarpement. Ne serait-il pas permis de supposer que des sources, dont l'orifice ayant été bouché par ces dépôts se sont frayées un passage sous le lit de la rivière pour aller sortir à Sainte- Marguerite? La grande analogie de la florule observée dans quelqiies échantillons prélevés à cette zone inférieure avec celle des travertins de la même zone à Sainte-Marguerite semble confirmer cette manière de voir. Un peu en amont on rencontre aussi une petite source minérale, qui jaillit à la base de l'escarpement et s'échappe d'une roche granitique; elle dépose une quantité notable de travertin calcaire dont la florule diatomique ne comprend qu'un petit nombre d'espèces peu intéressantes. Voici le résultat de l'examen des échantillons prélevés : Achnanthes fossilis M. Per. sp. nov. (PI. II. fig. 6, 7, 8) (1). Achnanthes Martyi Hérib. sp. nov. (PL II, fig. 14, 15, 16) (2). Amphora ovalis Ktz. Amphora Sancti Martiali M. Per. sp. nov* (PL I, fig. 2., 3). — Yalves cymbif ormes, à extrémités produites et plus ou moins capitées ; bord ventral légèrement bi- arqué; bord dorsal régulièrement courbé; raphé mince mais bien marqué, régulièrement arqué, éloi- gné du bord ventral, presque au milieu de la valve; stries invisibles dans le baume du Canada. Longuer 40-60 p. Analogue à une forme, provenant de Sulldorf, fi- gurée dans l'Atlas de A.Schmidt (PL 26, fig. 69-70), mais sans dénomination spécifique. Campylodiscus clypeiis Eh. — Nouveau pour la légion. Ceratoneis arcvs Ktz. (1) Voir St-Marguerite, p 89, pour la description. (2) Voir St-Marguerite, p. 89, pour la description. — 99 — UOcconeis placent nia Eh. ( 'ymatopleura apiculata W. Sm. Cymbella eymbiformis Breb. Cymbella hungarica Pant. Cymbella maculata Ktz. Cymbella parva V. H. Cymbella pusilla Grun. Cymbella Sanctje Margaeit^e M. Per. sp. nov. (PI. I, fig. 6) (1). Cymbella stomatophora Grun. Denticula valida Ped. Diatoma hiemale var. mesodon. Encyonema ventricosum Grun. Epithemia argus Ktz. Epithemia argus var. alpestris W. Sm. Epithemia zébra Ktz. Gomphonema constrictum Eh. Hantzschia um.pliioxys Grun. Mastogloia Dansei Thw. Melosira granulata Ralfs. Meridion circulare Ag. Navicula alpestris Grun. Navicula ambigua Eh. Navicula bohemica Eh. Navicvla Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. attenuata M. Per. var. nov. — Extrémités fortement atténuées, largement arron- dies. Navicula Brebissonii var. diminuta Grun. Navicula cari Eh. Navicula cari var. angustuOvMn. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula cincta var. letptocephala Grun. Navicula gracillima Ralfs. Navicula Gasilidei Hérib. sp. nov. (PI. I, fig. 11) (2). (1) Voir pour la description, le Travertin de St- Marguerite, p. 90. (2) Voir ;jo-ir la description, le Travertin de St-Marguerite , p. 92. — 100 — Navicula Gasilidei var. minor M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 13) (1). Navicula limosa Ktz. Navicula limosa var. maculata M. Per. var. nov. (Pi. I, fig. 15) (2). Navicula macra Gran. Navicula sculpta Eh. Navicula sculpta var. minor M. Per. var. nov. — Lon- gueur 50-60 /j.. Navicula subcapitata Grun. var. stauroneiformis Grun. Navicula viridis Ktz. Nitzschia anvphibia. Grun. Nitzschia bilobata W. Sra. var. fossilis M. Per. var. nov. (PI. II, fig. 32) (3). Nitzschia commutata Grun. Nitzschia denticula Grun. Nitzschia Heufleriana Grun. Nitzschia Heufleriana var. major M. Per. var. nov. — long. 90 /i ; 18 stries en 10 fx. Nitzschia hungarica Grun. Nitzschia vitrea Norm. Nitzschia vitrea, var. gallica M. Per. tleurosigma Spenc&rii W. Sm. var. Arnottti Grun. Rhopalodia gibberula O. Mùll. Rhopalodia gibberula, var. protracta O. Mïill Scoliopleura gallica. M. Per. sp. nov. (PI. II, fig. 35) (4). Stauroneis phoenicenteron Eli. Sigma radiata M. Per. Nov-. Gen. Nov. sp. (PI. II, fig. 20). — Je désigne ainsi u e forme curieuse, caracté- risée par sa constitution générale sigmoïde ; la valve est sigmoïde et dissymétrique; le raphé est sigmoïde et est excentrique comme dans les CymbeUa et non centrique comme dans les Pleurosigma; les stries sont radiantes, des deux côtés de la valve, et jusque aux extrémités; elles laissent, entre elles et le raphé, (1) Voir poar la desc-iption, le Travertin de Ternant, p. 137. (2) Voir pour la description, le Travertin de St-Marguerite, p. 93. (3) Voir pour la description, le Travertin de St-Marguerite. p. 93. (4) Voir pour la description, le Travertin de St-Marguerite, p. 94. — 101 — une aire hyaline étroite largement élargie en cercle autour du nodule médian; une des extrémités de la valve s'élève au-dessus du plan central de la valve, tandis que l'autre s'abaisse au dessous du même plan, de sorte que' le frustule paraît être sigmoïde égale- ment dans la face eonnect ive ; les pores des nodules terminaux sont récurvés dans le même sens du côté dorsal de la valve comme dans les Ci/mbcUa. La position de la valve, quoique légèrement obli- que, ne permet pas de douter que la valve ne soit dissymétrique, car la striation est franchement dif- férente des deux côtés du nodule médian; le côté dorsal (le plus large) présente des stries courtes qui ne se retrouvent pas de l'autre côté. C'est avec hésitation que j'établis ce nouveau genre d'après l'observation d'un seul frustule. Je pense qu'il faudrait plutôt y voir une forme très anormale du Cymbella maculata qui se trouve fré- quemment dans le travertin: et souvent avec des dé- formation plus ou moins sensibles. Surirella angusta Ktz. Surirella ovalis Breb. Surirella ovalis var. elongata M. Per. var. nov. (PI. III, fig. 7). — Très allongée par rapport à sa largeur. Longueur jusqu'à 130 p. ; largeur 25-30 fi ; 3-4 côtes et 13 stries en 10 /x. Surirella ovalis var. fossilis M. Per. var. nov. (PI. III fig. 6) (1). Surirella ovalis var. tort a M. Per. var. nov. — Assez fortement tordu autour de l'axe longitudinal. Synedra delicatwsima W. Sm. Synedra minuscvla Grun. Synedra ulna Eh. Synedra ulna var. obus a W. Sm. Tetracyclus sp.? — Observé seulement un frustule en vue connective. (1) Voir pour la description, le Travertin de St-Marguei it", p. 96. — 102 — TEAVERTIN DU PLATEAU DU SALADI (Puy-de-Dôme) (M. Peragallo). Le Saladi est un petit tertre sur le territoire de la com- mune de Martres-de-Veyres, près de la rive gauche de l'Al- lier, en face de Sainte-Marguerite; il est attenant au pla- teau de Saint-Martial qu'il domine à peine de quelques mè- tres ; c'est sur ce tertre et vers le centre de la plateforme que jaillit la source du même nom. Elle est fort abondante, surtout depuis quelques années où l'on pratique des fouilles en vue d'un captage qui n'a pas eu lieu. Quelques plantes marines, et parmi elles, le Glana- mari- tima, qui croissent tout autour, indiquent une forte minéra- lisation. En effet, l'analyse, qui en a été faite, accuse 7 g. 073 de sels divers, dont 2 g. 240 de chlorure de sodium par litre d'eau; de là le nom de Saladi donné à ce lieu. C'est une minéralisation analogue à celle des eaux du Tambour, éloi- gnée de 7 à 800 mètres. Les abords de la source sont remarquables par le gisement d'un banc d'Aragonite fibreuse l'un des plus importants de notre région. Les travertins abondent en cet endroit ; le sol en est litté- ralement couvert. La partie ancienne est très dense, ce qu'il est facile de constater sur les bords du plateau, particulièrement en un certain point du chemin qui descend à Saint-Martial. L'examen des échantillons prélevés nous a permis d'éta- blir la liste suivante : Achnantes fossilis M. Per. sp. nov. (PI. II, fig. 6, 7, 8) (1). Achnantes Martii Hérib. sp. nov. (PI. II, fig. 14, 15, 16) (1). (I) Voir pour la description, le Travertin de St-Margucrite, p. 89. — 103 — Amphora Sancti Martiali M. Per. sp. nov. (PI. I, fig. 2, 3) (1). Campylodiscus CLYPAETTS Eh. - - Nouveau pour la région. Cymbella hungarica Pant. Cymbella par va V. H. Cymbella pusilla Grun. Cymbella Sanct,e Margarit.e M. Per. sp. nov. (PI. I, fig. 6)' (2). Denticula valida Pedic. Epithemia argus Ktz. Epithemia argus var. Alpestris W. Sm. Epithemia zébra- Ktz. Hantzschia amphioxys Grun. Navicula alpestris Grun. Navicula ambigua Eh. Navicula bacillaris Greg. var. thermalis Grun. Navicula bohemica Eh. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. attenuata M. Per. var. nov. (3). Naviculu cari Eh. Navicula cari var. angusta Grun. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. H enfle ri Grun. Navicula cincta var. leptocephala Grun. Navicula Gasilidei Hérib. sp. nov. (PI. I, fig. 11). Navicula gasilidei var. minor M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 13). Navicula gracillinia. Ealfs. Navicula limosa Ktz. Navicuïla limosa var. maculata M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 15). Navicula sculpta: Eh. Navicula sculpta var. minor Grun. Navicula subcapitata var. stauroneiformis Grun. Navicula viridis Ktz. Navicula viridis var. commutata Grun. (1) Voir pour la description, le Travertin de St-Martial, p. 98. (2) Voir pour la description, le Travertin de Ste-Marguei ite, p. 90. (3) Voir pour la description, le Travertin nique en s' échappant et que l'on a comparé à celui du rou- lement d'un tambour. Toutes les eaux qui arrosent cette partie du territoire paraissent être les mêmes. Leur tempe rature est de 25°. Elles ont dû être plus abondantes autre- fois, et on leur doit la formation d'un bloc de travertin situé un peu au-dessus de la source actuelle. Ce bloc, quoi- que de volume restreint (3 ou 4 mètres cubes) présente un intérêt particulier par la variété de sa florule ; cette variété est due, sans doute, à la forte salinité des eaux à cette épo- que lointaine. — 112 — A 50 mètres en amont de ce bloc principal il en existe un autre, de dimension assez réduite et plaqué sur la roche primitive. Il est d'origine récente et on voit encore à sa base la petite source qui l'a formé. La norule de ce traver- tin est relativement pauvre en espèces. Outre ces dépôts, on doit encore à ces eaux la formation d'une roche, espèce de grès calcarifère dans les fentes de laquelle elles ont déposé de magnifiques cristaux de baryte sulfatée, du quartz et des arragonites. Ces arragonites, d'une épaisseur de 1 décimètre, se retrouvent encore en dessous du banc de grès inférieur. Il est facile de recon- naître que ces sources, qui n'en déposent plus aujourd'hui et qui sont froides, ne sont plus, comme nous l'avons déjà fait remarquer, que les restes de fontaines thermales, doot la nature, le volume et le nombre ont changé depuis lors. Bien que les travertins du Tambour soient voisins de ceux de Sainte-Marguerite et du plateau Saint-Martial leur florule diatomique est bien différente de celle de ces derniers. Depuis la formation des dépôts dont nous venons de par- ler, le courant de l'eau a rongé les arkoses et le niveau de la rivière se trouve aujourd'hui à 3 mètres au dessous de la masse calcaire principale. C'est à ce niveau que jaillit la source actuelle du Tam- bour. Cette source, ainsi que les divers filets d'eau qui l'en- vironnent, déposent encore du calcaire, mais ces dépôts sont sans cesse lavés par les crues de la rivière. Les eaux du Tambour sont limpides, d'une saveur aci- dulée, salines, ferrugineuses et très gazeuses. Aussi sont- elles l'objet d'un concours incessant de la part des habi- tants des environs. Les eaux du Tambour sont connues depuis le commence- ment du XVII e siècle, comme nous l'apprend Jean Banc, qui en a fait une description détaillée. L'ana^se qu'en a donné le professeur Truchot en 1878, leur attribue une forte minéralisation: 7 g. 398 de sels fixes par litre, comprenant des bicarbonates de soude, de potasse, de magnésie, oe chaux et de fer, avec 2 g. 220 de chlorure de sodium. Prise à haute dose cette eau est purgative; propriété qu'elle doit à la proportion de magnésie qu'elle renferme • g. 768 par litre. - 113 — L'examen des échantillons prélevés nous a permis de dresser une florule de 110 espèces ou variétés, parmi les- quelles plusieurs inédites pour la tiore générale; elle com- prend les espèces suivantes : Achnarvth.es bacillum M. Per. sp. nov. (PL II, fig. 12, 13). — Frustule petit, très peu arqué; valves de forme bacillaire, à extrémités arrondies; l'inférieure à re- plié fin mais bien visible ; à stries presque margi- nales, parallèles, au nombre de 12 en 10 fi, et non interrompues au milieu de la Valve ; valve supérieure à stries également courtes, mais plus écartées et manquant au milieu de la valve, des deux côtés. Longueur 11-13 /m; largeur 4-5 ju; 12 stries en 10 /x à la valve inférieure, 9 en 10 jj. à la valve supérieure. Achnanthes coarctata Breb. Achnanihes Delpiroui M. Per. nov. sp. (PI. II, fig. 1, 2) — Forme et dimensions du Navicula ventricosa, avec lequel il peut facilement être confondu; fras- tule peu arqué; valves bacillaires, à extrémités ar- rondies, à partie centrale plus ou moins dilatée; stries parallèles, légèrement convergentes aux extré- mités et de longueur presque égale sur toute la lon- gueur de la valve, manquant à la partie médiane, laissant au milieu de la valve un area assez large, élargi, puis stauroneiforme au milieu de la valve; la valve inférieure présente l'aspect du navicula ventri- cosa, mais l'area axial est plus large et dilaté en stauros autour du nodule médian ; la valve supé- rieure présente le long de son axe une série de macu- les ou de points, qui, quelquefois, simulent un ra- phé; l'area stauroneiforme est moins large que dans la valve inférieure. Longueur 45-55 p.; largeur 5-10 p.; 16 stries à la valve supérieure et 18 à la valve inférieure en 10 u. Cette forme paraît provenir d'une déformation du Navicula ventricosa par la disparution du rapbé de l'une de ses valves et la courbure consécutive d î frustule, ou inversement. Achnanthes fossilis M. Per. sp. nov. (PL II, fig. 6, 7, 8, p. 89). — 114 — Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes lanceolata var. dubia Grun. Achnanthes Martyi M. Per. sp. nov. (PI. II, fig. 14, 15, 16, p. 89). Achnanthes Pagesi M. Per. sp. nov. (PI. II, fig. 3). — Frustule faiblement arqué ; valves bacillaires, à extrémités arrondies; valve supérieure à stries ra- diantes jusqu'aux extrémités; area axial longue- ment lancéolé, élargi au milieu de la valve, d'un côté en arc de cercle, de l'autre en stauros jusqu'au bord et portant une grosse marque circulaire ne tou- chant pas le bord; valve inférieure non observée. Longueur 20 p; largeur 7 p; 11 stries en 10 p. Nous dédions cette espèce à M. Pages Allary, in- dustriel à Murât, en témoignage de gratitude pour l'aide qu'il a toujours apportée pour l'étude des Dia- tomées de l'Auvergne. Amphora libyca Eh. Amphora ovalis Ktz. var. minor Grun. Amphora pedwulus Grun. Campyïodiscus clypeus Eh. — Nouveau pour la région. Ceratoneis arcus Ktz. Ceratoneis arous var. amvphioxys Grun. Cocconeis pediculus Eh. Cocconeis placentula Eh. Cymatopleura solea W. Sm. Cymbella affinis Ktz. Cymbella cymbiformis Eh. Cymbella macvlata Ktz. Cymbella pusila Grun. Cymbella turgidula Grun. Denticula elegans Ktz. Denticula valida. Pedic. Diatoma hiemctle Heib. Diatoma hiemale var. mesodon Ktz. Diatoma vulgare Bory. Encyonema ventricosum Grun. Epithemia argus Ktz. Epithemia s or ex Ktz. Epithemia turgida Ktz. Epithemia zébra Ktz. — 115 — Eunotia minor Rai). Eunotia pectinalis Rab. Eunotia pectinalis var. ventricosa Grun. Frai//! aria inter média Grun. Gomphonema acummatum Eh. Gomphonema capitatum Eh. Gomphonema constrictum Eh. Gomphonema oht usatum Kt2. Gomphonema parvulum Ktz. Hantzschia arrvphioxys Grun. Mastoaloia Dansei Thw. Melosira crenulata Eh. Melosira varions Ag. Meridion circulare Ag. Navicula appendiculata Ktz. Navicula appendiculata var. irrorata Ktz. Navicula bacillaris Greg. Navicula bacillaris var. inconstantissivia Grun. Navicula borealis Ktz. Navicula Braunii Grun. — Nouveau pour la région. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. curta Grun. Navicula Brebissonii var. dimimita V. H. Navicula budensis Grun. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula commutata Grun. Navicula fasciata Lag. Navicula fasciata var. gigantea M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 9). — Semblable au type, mais plus grand et moins finement strié; pseudo-stauros évasé d'environ 7 p de largeur. Longueur 50 p. ; largeur médiane 10 p; 18 stries en 10 p. Navicula fonticola Grun. Navicula fontinalis Grun. Navicula Gasilideï Hérib. sp. nov. (PI. I, fig. 11, p. 92). Navicula gracillima Ralfs var. stauroneiformis Grun. Navicula hemiptera Ktz. Navicula hemiviridula M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 17). — La valve présente, d'un côté la conformation du — 116 — Navicula viridula Ktz., de l'autre le raphé, très fai- blement marqué, est accompagné d'un sillon, légère- ment infléchi autour du nodule médian, et contre lequel viennent buter les stries, même celles de la partie médiane, à l'exception de la strie du milieu qui est plus courte que les autres. Longueur 50 fx ; largeur médiane 10 /x ; 9 stries en 10 fx à la partie centrale; 12-13 aux extrémités. Navicula limosa Ktz. Navicula naveana Grun. Navicula nivalîs Eli. Navicula sculpta Eh. Navicula. sculpta var. major Cl. Navicula sculpta var. minor Grun. Navicula seminulum Grun. Navicula seminulum var. fragilarioides Grun. Navicula sphaeropliora Ktz. Navicula subcàpîtaia Greg. Navicula mbcapitata var. stauroneiformis Grun. Navicula tambourexse M. Per. sp. nov*. (Pi. I, fig. 20). — De petite taille, longuement elliptique ou bacillaire, à extrémités arrondies; stries n'atteignant pas le bord de la valve, radiantes, arquées, concaves vers les extrémités, les médianes fortement raccourcies, laissant au centre un aréa quadrangulaire. Longueur 20 a; largeur 9-10 fx; 10 stries en 10 a, au milieu de la valve, plus serrées aux extrémités. Cette forme présente l'aspect du Navicula semi- nulum var. fragilarioides, mais est beaucoup plus robuste. Navicula teemitiana Eh. — Nouveau pour la région. Navtcula ventricosa Ktz. Navicula viridis Ktz. Nitzschia amphïbia Grun. Nitzschia bilobata W. Sm. Nitzschia bilobata var. fossilis M. Per. var. nov. (PI. II, fig. 32, p. 93). Nitzschia communis Rab. Nitzschia communis var. abbreviata Grun. Nitzschia commutata Grun. Nitzschia denticula Grun. 117 - Xitzschia dubia W. Sm. Nitzschia frustulum Grun. Nitzschia hungarica Grun. Xitzschia hungarica var. linearis Grun. Xitzschia Stoliczkïana Grun. var. arverna M. Per. var. noi\ (V\. III, fig\ 12). — Valve longuement lan- céolée; 4-5 points carénaux et 20 stries en 10 /*. Longueur 85 /a; largeur médiane 10-11 p.. Le Xitzschia Stoliczhiana, qui a 2-3 points caré- naux et 18-19 stries en 10 fi, est l'espèce qui stries en 10 p. Ncuoicula boreàlis Ktz. Xavicula boreàlis var. linearis M. Per. Xavicula. Brebissonii Ktz. Xavicula Brebissonii var. lanceolata Ostr. var. nov. — Longueur 54 p.; largeur 18 p; 11 stries en 10 p. Xavicula cari Eh. Xavicula cincta Eh. Xavicula cincta var. Heufleri Grun. Xavicula dactylus Ktz. var. minor Ostr. var. nov. (PI. VII, fig. 27). — Longueur 84 p; largeur 22 ju; 8 stries en 10 u, coupées par une large bande. (1) Les figures cTOstrup (PI. VII fig. 12) doivent se rapporter à cette forme. — 122 — y a vicuJ^ digitoradiata Greg. Navicula fasciata var. maecata Ost. var. nov. (PI. VII, fig. 2). — Se distingue du type par la présence de deux marques en arc de cercle enserrant le nodule central. Navicula halophila Grun. Navicula Hyeïlii Pant. var. lineaeis Ostr. var. nov. — Longueur 95-100 p.; largeur 16-8 p; 8 côtes en 10 p. Navicula lima sa Ktz. Navicula major Ktz. var. laïefasciata Ostr. var. nov. (PI. VII, fig. 25). — Valve linéaire, légèrement con- tractée en son milieu; stries radiantes au centre et convergentes vers les sommets, au nombre de 8 en 10 jul ; raphé oblique ; aire hyaline axiale largement dilatée en stauros autour du nodule central. Longueur 94 p ; largeur médiane 13 p ;8 côtes en 10 {X. Navicula mutica Ktz. var. entoleia Ostr. var. nov. (PI. VII, fig. 18). — Valve largement lancéolée rhom- boidale à extrémités arrondies; stries marginales, ponctuées, radiantes; raphé droit; aire axiale hya- line bien développée, élargie en stauros des deux côtés du nodule central et portant un point unila- téral. Longueur 14 p; largeur 6 /a; 16 stries en 10 p. Navicula pannonica Grun. Navicula polygramma Schum. ver. navicuilans. Navicula pygmaea Ktz. Navicula sculpta Eh. Navicula silicula Cleve var. truncatula Grun. (PI. VII, fig. 3). — Valve linéaire à extrémités arrondies; stries ponctuées normales au raphé ; manquant au centre de la valve; raphé droit; aire hyaline axiale nulle vers les extrémités, et élargie de chaque côté du nodule central en stauros rectangulaire. Longueur 46 jx; largeur 9 /x ; 16 stries en 10 //. Navicula sphaerophora Ktz. Navicula ventricosa Ktz. ? (PI. VII, fig. 1). — Valve linéaire, légèrement renflée au milieu. Longueur 68 p.; largeur 10 p.; 16 stries en 10 m Nitzschia acuminata W. Sm. — 123 — Nitzschia amphibia Grun. Nitzschia bilobata W. Sm. Ntzschia commutata Grun. Nitzschia frustulum Grun. Nitzschia Hantzschiana Pab. Nitzschia Heufleriana Grun. Nitzschia hungarica Grun. Nitzschia hybrida Grun. — Nouveau pour la région. Nitzschia Kittlii Grun. Nitzschia palea W. Sm. Nitzschia sj)ectabilis Ralfs. Nitzschia thermalis Ktz. Nitzschia thermalis var. intermedia. Nitzschia vitrea var. Gallica M. Per. Fleuron g ma balticum: W. Sm. — Nouveau pour la région. Pieu rosi g ma balticum var. Wansbeckii Donk. — Nouveau pour la région. Rhopalodia gibberula O. Mu 1 !. Rhopalodia gibberula var. producta O. Miill. Scoliopleura gallica M. Per. sp. nov. (PL II, fig. 35). Stauroneis anceps Eh. var. crassa Ostr. var. nov. (PI. VII, fig. 5). — Valve rhombique à extrémités largement arrondies; stauros étroit, non évasé stries très fines. Longueur 31 p.; largeur 9 p. Stauroneis anceps Eli. var. hyalina M. Per. i' a crassa Ostr. /. nov. (PI. VI, fig. 6). — Valve elliptique lancéo- lée, à extrémités produites; aire axiale étroite, s'élargissant autour du nodule médian et se trans- formant en un stauros étroit, à bords parallèles; stries invisibles dan^ le baume du Canada. Longueur 34 p ; largeur 9 p. SurireUd Aubertii Hérib. sp. nov. (PI. V II, fig. 26). — Valve pyriforme; côtes robustes et courtes, 2 en ÏO p; stries intercostales au nombre de 16-17 en 10 p, celles de la partie centrale irrégulières, lais- sant au centre une area sablée de points irréguliers, disposés sans ordre apparent. Longueur 61 p; largeur 43 p. Nous dédions cette belle Diatomée à M. Rocboux d'Aubert, avocat à la cour d'appel cî'Orléans, à titre de souvenir reconnaissant. — 124 — Notre Surirella a bien quelque ressemblance avec le Surirella ovata var. Utahensis Ad. Schm. (Att. PL XXIV, fig. 11-13), du lac salé d'Utah, et avec le Surirella pyriforme Pant. mais la Diatomée de Coudes se distingue très nettement de celles de ces deux auteurs par sa striation très particulière. Synedra acus var. fossilis Grun. Synedra acus var. fossilis f. axomala M. Per. (PI. III, fig. 1(3). — Nous avons observé un frustule anormal assez curieux, pouvant se rapporter à cette espèce, et tout à fait semblable à celui du Fragilaria Zellerii représenté PI. X, fig. lObis des Diatomées fossiles d'Auvergne. Le frustule primitif, qui a 12 stries en 10 /x, au milieu de la valve et environ 14 en 10 fx aux extré- mités, s'est imparfaitement dédoublé et a produit deux jeunes valves qui ont 14 stries en 10 fx; de plus, entre ces deux nouvelles valves il s'est formé un autre frustule dont les valves sont encore plus finement striées, 15-16 stries en lu fx (1). Synedra af finis Ktz. Vanheurckia vulgare Breb. Vanheurckia vulqare var. lacustris. TRAVERTINS DE LA SOURCE SAINT ROBERT (à Coudes) (Puy-de-Dôme) (E. Ostrup). Les deux ou trois petites sources qui jaillissent actuelle- ment seraient-elles un reste de celles qui ont formé le dépôt dont nous venons de parler? Toujours est-il que la source Saint-Robert, située sur le bord de la route de Coudes à Issoire, a déposé des traver- tins d'origine plus récente. (1) Voir des formes analogues, pp. 27 et 125. - 125 — Ces travertins ont été découverts et retirés du sol à l'épo- que du captage de la source. Ils étaient enfouis dans le terrain d'alluvion, au fond de la vallée, au lieu de reposer sur le terrain primitif et sur le flanc de la colline. Cette situation suppose donc une formation plus récente; aussi devraient-ils être étudiés à part, comme l'a si bien compris M. Ostrup. Plusieurs espèces nouvelles rendent ce dépôt intéressant; la liste des espèces qu'il contient est la suivante : Achnanthes lancetïula Ostr. sp. nov. (PI. VII, fig\ 33, 34, p. 120). Achnanthes minutimma Ktz. Achnanthes minutinima var . cryptocephala Grun. Amphiprora paludosa W. Sm. — Nouveau pour la région. Amphora protracta Pant. Amphora protracta var. gallica M. Per. Fragilaria Zellerii f a anomala Ost. nov. (PI. V II, fig. 8). — Cette forme est sensiblement différente de celle représentée dans les Diatomées fossiles d'Auvergne, PI. X, fig. lObis (1). Gomphonema gracile Eh. Gomphonema gracile var. naviculoïdes ? Grun. (PI. VII, 34, p. 120). Gomphonema parvulum Ktz. Hantzschia amphioxys Grun. Mastogloia elliptica Ag. Navicula borealis Ktz. Navicuha borealis var. linearis M. Per. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula ctncta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula Comeeei Hérib. sp. nov. (PI. VII, fig. 20). — Valve linéaire, à extrémités rostrées-capitées ; raphé droit, à pores peu marqués; aire axiale linéaire jus- que près des extrémités où elle devient très étroite ; stries radiantes, distinctement ponctuées, au nombre ( 1 ) Voir les formes analogues, pp. 27 et 124. — 126 — de 16 en 10 p., s' écartant et se raccourcissant au cen- tre de la Valve. Longueur 20-25 p; largeur médiane 6-7 p. Nous dédions cette navicule à M. Comère, diato- miste, à Toulouse, pour sa participation empressée à l'étude des travertins d'Auvergne. Navicuia sculpta Eh. Navicuia sphaerophora Ktd. Nitzschia minuta Bleisch. Nitzschia palea W. Sm. Nitzschia romana Grun. Nitzschia thermalis Ktz. Surirella ovalis Breb. Surirella patella Eh. TRAVERTIN DE LAVAUR (Puy-de-Dôme) (Comère, Héribaud). Au dessous du Château de Lavaur, non loin de Nechers, près d'un pont, sur la route de Coudes à Champeix, on voit des masses d'un travertin peu celluleux. Malgré nos recherches minutieuses, nous n'avons pu dé- couvrir dans ce dépôt aucune trace de Diatomées. A côté de ces masses, de formation ancienne, s'en trouve une, d'un volume plus réduit, mais d'un intérêt bien mar- qué au point de vue diatomique. C'est un dépôt d'eau douce actuellement en formation et dont la masse s'accroît rapidement sous l'action d'une eau fortement calcaire; il est remarquable par une belle série de Denticula elegans. La liste des Diatomées observées dans ce travertin est îa suivante : Cymbella af finis Ktz. Cymbella cymbiformis Eh. Denticula elegans Ktz. Diploneis elliptica Cleve. — 127 — Epithcima zébra Ktz. Navicula baciUaris Greg. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula viridis Ktz. TRAVERTIN DE SAINT-FLORET (Puy-de-Dôme) (E. Ostrup). Les eaux minérales de Saint-Floret, canton de Cham- peix, sont situées dans la vallée de la Couze-Pavin, à 1,500 mètres en amont de la localité, à une altitude de 500 à 560 mètres, sur la rive droite de la Couze, et près des ruines du château de Rambaud, dont il reste encore une tour en bon état de conservation ; après avoir traversé le pont, on ne tarde pas à découvrir des masses de travertin échelonnées sur une longueur de 50 mètres, à une altitude d'environ 520 mètres ; quelques-uns de ces blocs sont complètement desséchés; d'autres sont encore traversés par des suinte- ments d'eau minérale et même, ça et là, quelques minces filets d'eau au bord desquels croît abondamment le Glaux maritima. Ces travertins qui sont recouverts d'une couche de cail- loux roulés, présentent certains caractères d'ancienneté tirés de leur faciès lithologique et de la composition de leur florule. D'ailleurs, comme noue venons de le faire remarquer, les sources abondantes qui les ont formés ont complètement disparu. La comparaison que nous avons faite d!e la florule actuelle, observée dans le calcaire en formation, avec l'an- cienne dont nous venons de parler, nous démontre claire- ment la variation subie depuis lors par ces eaux dans leur composition chimique. Mais quelle importance peut-on attribuer à l'étendue de cette ancienne masse? Il est assez difficile de le dire. Tou- tefois, si les sources qui l'ont déposée jaillissaient autrefois au pied de la colline dominée par la vieille tour de Ram- baud', comme permettent de le supposer les nombreux filets d'eau que l'on aperçoit encore en cet endroit, on se trouve- — 128 — rait en présence d'un dépôt pouvant mesurer 40 mètres de long sur 20 mètres de large et 50 à 80 centimètres d'épais- seur. 11 y aurait là, comme on le voit, un volume d'une certaine importance. Nous avons rencontré plus haut en montant dans le bois, plusieurs autres affleurements que n'indique nulle trace d'eau. Enfin en continuant l'ascension du flanc de la vallée on trouve à une liatueur de 30 mètres au-dessus du lit de la Couze, la source actuelle. Cette eau est abondante, lim- pide, acidulé et ferrugineuse. Elle offre deux bassins bouil- lonnants dont la température est de 16°. Les deux bassins se touchent et la composition de l'eau ne présente qu'une légère différence. Ces eaux s'avancent dans une rigole dont elles ont solidifié les parois, puis elles se précipitent d'une hauteur de 20 mètres, en formant plusieurs nappes éche- lonnées sur des travertins calcaires qu'elles ont déposés. En contemplant cette masse imposante du bord de la route au fond de la vallée, on croirait voir la tête d'un animal monstrueux s'avancer et vomir l'eau calcarifère. A Saint-Eloret on nous a indiqué une grotte naturelle, assez spacieuse, sise sur le penchant de la colline qui do- mine cette localité. On y accède par un sentier très escarpé. Outre une source minérale renfermée dans un petit bassin soigneusement recouvert par une plaque métallique, on y remarque des suintements nombreux qui ont formé sur le sol de la grotte une couche de travertin. Que saint Floret ait habité cette grotte, comme le prétend la tradition lo- cale; qu'à la prière du saint une source ait jailli en cet endroit et qu'en s'y désaltérant il ait communiqué à cette eau une vertu surnaturelle; que les habitants des environs ayant foi en cette vertu y conduisent leurs enfants pour en obtenir la guérison, ce sont là des faits dont nous n'avons pas à constater l'authenticité. En place, nous avons admiré l'intéressante florule que nous a révélé l'examen des traver- tins recueillis. Seuls les échantillons prélevés à l'entrée de la grotte ont donné de beaux résultats; ceux recueillis a l'intérieur ont été trouvés très pauvres ou stériles, comme c'était à prévoir. Ce qui a confirmé une fois de plus nos observations antérieures : les diatomées ne se forment pas à l'obscurité. — 129 — Achnanthes coarctata Grun. Achnanthes Haynaldii Schars. (PI. VII, fig. 44). — Nou- veau pour la région. Achnanthes lanceolata Grun. Acltnanthes minutissima Ktz. Achnanthes minutissima var. curta V. H. Achnanthes minutissima var. cryptocephala. Amphora Ubyca Eh. Amphora Noririânnii Rab. Amphora ovalis Ktz. Amphora ovalis var. elonuata Ostr. var. nov. (PI. VII, fig. 31, p. 25). Campylodicus Clypeus Eh. — Nouveau pour la région. Campylodiscus noricus Eh. Ceratoneis arcus Ktz. Cocconeis Grosii Hérib. sp. nov. (PI. VII, fig. 43). — Se distingue dte notre Cocconeis Rouxii {Diatom. d' Au- vergne [1893], PI. I, fig. 3 d ), par l'absence de no- dules sur l'anneau marginal, par ses stries moins serrées, par l'aire axiale plus développée, surtout autour du nodule central et par la ponctuation des stries transversales. Longueur 43 a; largeur 23 /x; 11 stries en 10 fx sur l'anneau marginal. Nous dédions ce beau Cocconeis à M. Gros, phar- macien, à Clermont, notre ancien élève, pour l'in- térêt qu'il a constamment manifesté à l'égard de nos travaux. Cymhella aequalis W. Sm. Cymhella aequalis var. diminuta V. H. Cymhella aspera Eh. Cymhella parva W. Sm. Cymhella pusilla Grun. Cymhella ventricosa Ktz. Diploneis elliptica Cleve. Diploneis elliptica var. grandis Pant. Diploneis ovalis Cleve. Diploneis ovalis var. eï on gâta A. Sch. Denticula, elegans Ktz. Denticula tenuis Ktz. Epithemia. argus Ktz. 5 — 130 — Fragilaria brevistriata Grun. Fragilaria brevistriata var. fusilla Grun. Fragilaria construens Grun. Gomphonema constrictum Eh. Gomphonema dichotomum Ktz. Gomphonema gracile Eh. Gomphonevia salinarttm Pant. - Nouveau pour la région. Gomphonema Sancte Floretense Ost. sp. nov. (PL. VII, fi g# 19). Valve anguleuse, à extrémités acummees et arrondies. Longueur 3G u ; largeur 8 /x ; 11 stries en 10 /x. Hantzschia amphio.j>y$ Grun. Hantzschia major Grun. Hantzschia vivax Grun. Mastogloia êlliptica Ag. Mastogloia êlliptica var. Dansei Thw. Melosira arenaria Moor. Melosira crenulata Ktz. Melosira lineolata V. H. Melosira Roeseana Itab. Melosira tenuissima Grun. Melosira varennarum M. Per. Melosira varions Ag. Navicula appendiculata Ktz. Navicula atomoïdes Grun. Navicula atomus Grun. Navicula bacillaris Cleve. Navicula borealis Eh. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. diminuta V. H. Navicula Brebissonii var. linearis Grun. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula lacunarum Grun. — Nouveau pour la région. Navicula limanense Ostr. sp. no-v. (PL Vil, ng. 32) . - Valve elliptique lancéolée, à extrémités arrondies; stries finement ponctuées, les médianes légèrement courbées, puis parallèles et normales au raphé, celle* des extrémités convergentes vers les nodules termi- naux, au nombre de 14 en 10 (x au milieu de la valve, plus serrées aux extrémités; raphé droit; aire — 131 — hyaline axiale étroite et peu développée autour du nodule central. Longueur 32-37 u; larg ur 9-11 /x. Cette navicule est rare dans ce dépôt mais se trouve plus fréquente dans le travertin des Roches. Nàvicula major Ktz. Nàvicula oblonga Ktz. Nàvicula perpusilla Grun. Xavicula radio sa Ktz. Nàvicula Schilberskyi Pant. — Nouveau pour la région. Nàvicula Silicula Cleve. — Nouveau pour la région. Nàvicula silicula var. curt-a Ostr. Nàvicula sphaerophora Ktz. Nàvicula viridis Ktz. Nitzschia amphibia Grun. Nitzschia bilobata W. Sm. Nitzschia bilobata var. minor Grun. Nitzschia communis Rab. Nitzschia communis var. obtusa Grun. Nitzschia commutata Grun. Nitzschia debihs Pant. Nitzschia dubia W.Sm. Nitzschia fonticola Grun. Nitzschia frustulum Grun. Nitzschia hungarica Grun. Nitzschia hybrida Grun. Nitzschia Kittlii Grun. Nitzschia Kittlii var minor Ostr. nov. var. — Longueur 60 p. Nitzschia linearis W. Sm. Nitzschia minuta Bleisch. Nitzschia rugosa 0>tr. sp. nov. (PI. VII, fig. 28). — Valve légèrement recourbée, à terminaisons prolongées, rétrécies et capitées; marge carénale rectiligne, pa- rallèle à la partie moyenne de la marge dorsale; stries ponctuées, donnant à la face valvaire un as- pect rugueux. Longueur 97 /x; largeur 8 /*; 5 points carénaux et 22 stries transversales en 10 /a. — 132 — Cette espè e, très distincte, est assez fréquente dans plusieurs échantillons (1). Nitzschia sinuata W. Sm. Nitzschia spatulata Breb. Nitzschia spectabilis Ralfs. Nitzschia thermalis Ktz. Nitzschia vitrea Norai. Nitzschia vitrea var. gallica M. Per. Nitzschia vitrea var. minor Ostr. var. nov. — Longueur 40 fx. Rhoicosphenia Sp.? Ostr. (PI. VII, fig. 15). — Longueur 24 fx; largeur 6 p.; 11 stries en 10 p., plus serrées aux ■extrémités. Un seul exemplaire a été observé. Cette forme ne peut être identifiée aVec le Rhoi- cosphenia curvata. Rhopalodia gibherula 0. Miill. Rhopalodia gibherula var. producta 0. Miill. Surirella biseriata Breb. Surir ella minuta Breb. Surirella ovalis Breb. Surirella ovata Ktz. Surirella spiralis Ktz. Syruedra a /finis Ktz. var. travertinorum Ostr. var. nov. (PI. VII, fig. 30). — Longueur 18 p; largeur 4 p; 16 stries en 10 p. A comparer avec le Synedra af finis var. thermalis M. Per. (Pi. III, fig. 17) du traver- tin de Volvic. Synedra minuscula. Synedra ulna Eh. Synedra. ulna var. longissima W. Sm. TRAVERTINS DE TERNANT (Puy-de-Dôme) (M. Peragallo). Teruant est une commune du canton d'Ardes-sur-Couze, voisine de celles de Saint-Herent et de Mareugheol et les (1) A comparer avec le Nitzschia vitrea var. scintillans de Ternant, p. 139. — 133 — sources minérales de ces trois localités se suivent à peu de distance les unes des autres, s r la même faille géologique. Comme elles sont toutes sur la rive droite du ruisseau de Ternant, elles appartiennent en réalité à la commune de Saint-Herent, le ruisseau de Ternant formant la limite dtes communes, mais nous les étudierons d'après la classifi- cation habituelle du pays. En descendant la vallée de Ternant de l'ouest à l'est, on trouve d'abord les sources de -Ternant, vis-à-vis cette loca- lité, puis celles de Pouzeix (commune de Mareugheol, enfin la ligne de sources quittant le ruisseau de Ternant gagne la vallée du ruisseau de Saint-Herent jusqu'à ce village. Il serait bien difficile de compter les sources qui jaillis- sent dans le lit même du ruisseau r"e Ternant. En face de cette localité, à part r des premières sources qui nous ont fourni des matériaux ; les sources de Loubinoux et de Gol- fier, jusqu'à Pouzeix, c'est-à-dire sur un parcours d'environ deux kilomètres, le ruisseau paraît en ébullition quand les eaux sont basses. Les sources dites de Ternant sont : 1. La source de Loubinoux. — Elle sort d'une colline à cent mètres au moi^s du ruisseau et gagne celuici en arro- sant une prairie dont la flore est intéressante; à noter Tri- glochin palustre, Care.r levigata, que je n'ai jamais ren- contrés ailleurs dans la région d'Issoire; Glau.x maritima. Elle forme une sorte de tourbière de 10 mètres carrés à peu près, mais dans laquelle on sent sous les pieds un terrain solide, grâce au travertin. On a fait à côté des travaux de captage, mais l'exploitation a été abandonnée. 2. Source Golfier. — Au dessous de la précédente, près du ruisseau; sensiblement sulfureuse; plus ferrugineuse que la précédente; travertin récent dans une petite tourbière, travertin ancien aux environs, mais au-dessus du jaillisse- ment actuel. Peu exploitée. 3. Source Fayolle. — A deux cents mètres en aval; à l'entrée de la vallée de Rouheyrent; très ferrugineuse; peu de dépôts calcaires; travertin ancien bien au-dessns du jail- lissement actuel. Très exploitée avant la guerre. 4. Suintements d'eau douce en aval de la précédente, faisant beaucoup de dépôt calcaire qui se perd dans le ruis- seau. — 134 — 5. Source Coudert. — Plus bas, et toujours près du ruis- seau ; beaucoup de dépôts ferrugineux et calcaires mélangés et restant pulvérulents. Exploitation abondante. 6. Ruisselet de Souillé. — Profonde découpure au fond d'e laquelle jaillissent de nombreuses sources déposant beau- coup de calcaire. De tous ces travertins, treize échantillons ont été soumis à mon examen; ces échantillons très semblables entre eux et de composition homogène, m'ont donné la magnifique florule suivante : Achnanthes Dklpiroui Hérib. sp. nov. (PI. II, flg. 1, p. 113). Achnanthes exilis Ktz. Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes lanceolata var. elongata Grun. Achnanthes lanceolata var. Haynaldii Schaars. Nou- veau pour la région. Achnanthes minutissima Ktz. Achnanthes minutisswna var. cryptocephala Grun. Achnanthes Pagesi M. Per. sp. nov. (PI. II, fig. 2, p. 114). Achnanthes subsessilis Ktz. Amphora Athanasii M. Per. sp. nov. (PI. I, flg. 1). — Valve cymbiforrne allongée, à extrémités arrondies; striation de la partie ventrale de la valve très fai- ble, et visible seulement vers les extrémités; la stria- tion de la partie dorsale est semblable à celle de V Amphora libyca Eh., mais plus accentuée, lais- sant au centre une area plus grande, fortement pro- longée latéralement et parallèlement au bord dor- sal; le long du raphé les stries de la partie médiane sont réduites à un faible granule mais ne sont pas interrompues. Longueur 50-60 /x ; largeur médiane de la valve 9-12 [k; stries au nombre de 10 au milieu et 12-13 en 10 fx aux extrémités le long du bord dorsal. Diffère de V Amphora libyca par sa striation plus forte et plus espacée, et par son aire hyaline plus développée. Nous dédions cette belle Amphora. au cher Frère Athanase, visiteur, en reconnaissance de ses encou- — 135 -- ragements en vue de la publication du présent mé- moire. Amphora g ni ci lis Eh. Amphora libyca Eh. Amphora ovalis Ktz. Amphora pediculus Ktz. Amphora perpusilla Grun. Ampliora satina W. Sm. Ampliora salina var. capitata M. Per. Cocconeis placentula Eh. Cymbella. afftnis Ktz. Cy mbdla cistula Hempr. Cymbella CorDERTii Hérib. sp. nov. (PI. I, fig. 4). - Valve cy mbi forme, h bord dorsal fortement courbé, et bord ventral droit, ou légèrement renflé; extré- mités arrondies, quelquefois faiblement produites; raphé arqué, oblique; aire axiale très petite, peu ou pas élargie autour du nodule médian ; stries non dis- tinctement granulées ou divisées, régulièremeni ra- diantes, les médianes non terminées, du côté ventral., par des granules renforcés. Longueur 40-60 p; 7-10 stries en 10 /x, du côté dorsal et 10-12 du côté ventral. Analogue au Cymbella parva W. Sm., dont il diffère par ses plus grandes dimensions et ses stries plus écartées. Nous dédions cette belle Diatomée à M. l'abbé Coudert, en souvenir de son aimable contribution à la publication de nos laborieuses recherches sur les Diatomées des travertins déposés par les sources mi- nérales de notre province. Cymbella cymbiformis Eh. Cymbella hungarica Grun. Cymbella ininuscula Grun. Cymbella parva W. Sm. Denticvla elegans Ktz. Denticula Kittoniana Grun. — Nouveau pour la région. Denticula : valida Pedic. Diploneis elliptica Cleve. Diploneis elliptica var. grandis Pant. — Nouveau pour la région. ^^ JE R Y - 136 - Diploneis elliptica var. Ladogensis Grun. — Nouveau pour la région. Diploneù elliptica var. minutissima Grun. Diploneis, elliptica var. oblongella Naeg. Encyonema gracile Rab. Encyonema ventricosum Eh. Epithemia argus Ktz. Epithemia turgida Ktz. Epithemia turgida var. granulata Grun. Epithemia turgida var. porcellus M. Per. Eunotia lunaris Grun. var. subarcuata Grun. Fragilaria bacillum M. Per. sp. nov. (PI. III, fig. 10.}. — Très petite espèce de forme bacillaire, à extrémi- tés arrondies ; stries marginales, robustes, interrom- pues au milieu de la valVe. Longueur 10-15 /x; largeur 3-4 u; 10 stries e» 10 a. Très semblable à la valve supérieure de VAch- nanthes bacillum M. Per. de Tambour (p. 86, PI. II, fig. 12), mais en diffère par sa forme, propor- tionnellement, plus longue et ses stries plus courtes et plus robustes. Fragilaria virescens Ralfs. Gomphonema abbreviatum Ktz. Gomphonema angustatum Ktz. Gomphonema commutatum Grun. Gomphonema intricatum Ktz. Gomphonema olivacum Eli. Gomphonema parvulum Ktz. Gomphonema parvulum var. subcapitata. Hantzschia amphioxys Grun. Hantzschia amphioxys var. arverna M. Per. var. nov. (PI. II, fig. 34). — Valve longue et étroite, à extré- mités atténuées-capitées ; bord dorsal droit, bord ventral légèrement creusé ; points carénaux ronds et inégalement espacés. Longueur 80-100 /t; largeur 6-9 /a; 5 points caré- naux et 16 stries e nll) jx. Hantzschia amphioxys var. hispida M. Per. var. nov. (PI. II, fig. 30). — Forme plus robuste et plus grande — 137 — que celle du Hantzschia Amphioxys var. major Grun.; points carénaux ronds, très espacés au mi- lieu de la valve; présentant sur la valve deux lignes longitudinales, irrégulières, de granules ou petites épines inégalement espacées. Longueur 110-140 p; largeur 10-15 p\ 4-6 points carénaux en 10 /n et 10 stries au milieu, 12 stries aux extrémités de la valve en 10 fx. Hantzschia amphioxys Gr. var. major Grun. Hantzschia amphioœys var. minor Grun. Mastogloia Danseï ïli.w M el os ira Roescana Hab. Mclosira varions Ag. Melosira circulare Ag. Navicula appendiculata Ktz. Navicula appendiculata var. irrorata Grun. Navicula hacillaris Greg. var. inconstantissima Grun. Navicula bicapitota Lag. Navicula bicapitota var. hybrida M. Per. Navicula bisulcata Lag. Navicula boréal is Eh. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. diminuta Grun. Navicula Brebissonii var. subproducta Grun. Navicula Cari Eh. Navicula Cari var. angusta Grun. Navicula ci ne ta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula commutata Grun. Navicula cryptocephala Ktz. var. exilis Ktz. Navicula dicephala W. Sm. var. minor Grun. Navicula fasciata Lag. Navicula Gasilidei Her. sp. non. (PI. I, fig. 11, p. 92). Navicula Gasilidei var. major M. Per. var. nov. (PI. T , fig. 12). — En général plus grande que le type; aire hyaline plus développée de forme lancéolée, un peu sur élargie seulement au centre de la valve ; raphé peu ou point oblique à pores centraux robustes. Longueur 140-180 p; largeur 25-30 //; 6 côtes en — 138 — 10 (i, au milieu de la valve, 8 aux extrémités (1). Navicula Gasilidei Her. var. minor M. Per. var. nov. (PI. I, fig\ 13). — Toujours plus petite que le type; area moins large et largement arrondie autour du nodule médian ; côtes très radiantes au milieu et convergentes aux extrémités. Longueur 50-80 /x ; largeur 12-16 \x ; 7-8 côtes en 10 p.. Navicula gigas Ktz. Navicula leptogongyla Grun. — Nouveau pour la région. Navicula limosa Ktz. Navicula major Ktz. Navicula microstauron Eh. Navicula oblonga Ktz. var. alternans M. Per. var. nov. (PI. I, fi g. 23). — Diffère du type par sa forme rhombique, à extrémités arrondies, et par ses côtes centrales qui sont alternativement longues et courtes. Navicula parva Eh. Navicula pusilla W. Sm. Navicula pygmoea Ktz. Navicula rhyncocephala Ktz. Navicula rupestris Ktz. Navicula sculpta Eh. Navicula sphaerophara Ktz. var. Schmidtii M. Per. nov. var. (PL I, ûg. 16, p. 109). Navicula subcapitata Greg. var. stauroneiformis Grun. .Navicula ventricosa Ktz. Navicula viridis Ktz. Nitzschia ampliibia Grun. Nitzschia apiculata Grun. Nitzschia bilobata W. Sm. var. fossilis Grun. Nitzschia Coiidertii Hérib. sp. non. (PI. III, fig. 14). — Semblable, comme forme, au Nitzschia stagnarum Rab., (Y. H. Syn. PI. 59 f. 24), mais à extrémités plus nettement capitées; stries très nettes, distincte- ment granulées; points carénaux irréguliers. (1) Comparez avec Navicula major var. Pagersi R. d'aub. du Travertin de St-Nectaire, p. 76. — 139 — Longueur 50-80 /x; largeur médiane 8-10 fx\ 8 points rai maux et 18 stries en 10 /a. Nitzschia dubia W. Km. var. minor M. Per. var. nov. (PI. Il, fig. 33). Plus petite et plus fortement striée que le type. Longueur 40-00 /x ; largeur 8-10 fi ; 9 points et 20 stries en 10 fi. Nitzschia frustulum Grun. Nitzschia frustulum var. perminuta Grun. — Nouveau pour la région. Nitzschia frustulum var. tenella Grun. - - Nouveau pour la région. Nitzschia linearis W. Sm. Nitzschia littorea Grun. — Nouveau pour la région. Nitzschia palea W. Sm. Nitzschia palea var. tenui rostris Grun. Nitzschia stagnarum Eab. — Nouveau pour la région. Nitzschia thermal is Grun. Nitzschia vitrea Norm. var. gallica M. Per. Nitzschia vitrea var. scjntillans M. Per. var. nov. (PI. III, fig. 13). — • Se distingue du type par ses stries qui sont formées de petits granules allongées, et dont les intervalles qui les séparent forment des lignes longitudinales, irrégulières, donnant à la valve un aspect scintillant. Longueur 60-90 fi; largeur médiane 10-12 p.; 5 points carénaux, carrés, et 22 stries en 10 p.. Pleurosigma acuminatum Grun. Rhoicosphenia curvata Grun. Rhoiscosphenia curvata var. fracta Grun. — Nouveau pour la région. Rhopalodia gibberula O. Mùll. Rhopalodia gibberula var. directa O. Mùll. — Nouveau pour la région. Rhopalodia gibberula var. producta O. Mùll. Rhopalodia gibberula var. protracta O. Mùll. Rhopalodia musculus O. Mùll. Rhopalodia musculus O. Mùll. var. capitata M. Per. (PI. II, fig. 9, p. 94). Rhopalodia succincta O. Mùll. Rhopalodia ventricosa O. Mùll. — 140 — Scoltopleura gallica M. Per. (PI. II, fig. 35; p. 94). Stauroneis anceps Eh. var. linearis Eh. Stauroneis Smithii Grun. Surirella Chassagnei Hérib. sp. nov. (PL III, fig. 8). — De forme ovalaire, à extrémités relativement aiguës, et très différentes; côtes courtes, mais cependant plus longues que dans le Surirella ovdlis (1/3 de la dis- tance du bord à la ligne médiane de la valve, me- suré sur la strie) , terminée par une perle assez appa- rente; entre la ligne des perles et le bord de la valve, on aperçoit des stries marginales, prolongement des stries de la valve vers les bords de l'autre côté de la carène. Longueur 88-100 a ; largeur médiane 35-40 p. ; 3-4 côtes et 16 stries en 10 fi. Nous dédions ce Surirella à M. le docteur Chas- sagne, noire cher et ancien élève, en souvenir des échantillons des travertins de Médagues, qu'il a eu l'amabilité de nous procurer. Surirella Couderti Hérib. sp. nov. (PI. III, fig. 1). — De forme elliptique allongée, assez grande et robuste, à extrémités, souvent peu dissemblables et plus ou moins arrondies; côtes robustes, quelquefois doubles, se prolongeant, en s'affaiblissant, jusqu'à la limite des stries, qui parfois, n'atteignent pas le milieu de la vaJve, où il existe alors une aire lisse de forme lancéolée; stries bien visibles, formées de granules allongées souvent bien marqués,, surtout sur la par- tie des stries avoisinant le milieu de la valve. Longueur 110-130 ll; largeur médiane 40-50 fx; 3-4 côtes et 10-12 stries en 10 fx. Diffère du Surirella ovalis par sa plus grande robustesse, par ses côtes plus longues, et par ses stries granulées ; du Surirella elegans par sa taille plus petite, ses côtes plus rapprochées et ses stries plus fortes, plus écartée et granulées. Surirella Cotjderti var. minor M. Per. var. nov. (PI. III, fig. 2). — Toujours plus petite que le type, et plus dissymétrique; une extrémité étant arrondie et l'au- tre aiguë; aire hyaline assez largement développée vers la partie moyenne. — 141 — Longueur 60-80 /*. Nous dédions cette belle espèce ainsi que sa va- riété à M. l'abbé Coudert, à titre de souvenir recon- naissant, pour avoir eu l'amabilité de m'envoyer des travertins de plusieurs sources mnérales de sa région, en particulier ceux de Ternant, Mareugheol, St-Hé- rent, etc., ainsi que des renseignements précieux sur les sources qui les ont déposés. Surirella emmena Breb. Surirella minvta Breb. Surirella ovalis Breb. Surirella ovalis var. fossilis M. Per (PI. III, fig.6; p. 96). Surirella ovalis var. linearis M. Per. var. nov. (PI. III, fig. 4) , — De forme ovalaire très allongée et à côtes très courtes. Longueur 80-95 a; largeur médiane 18-20 p. ; 2-3 côtes et 12-13 stries en 10 jx. Surirella ovata Ktz. Synedra minus cul a Grun. Synedra ulna Eh. Synedra ulna var. danica Ktz. Synedra vitrea Ktz. Vanheurekia vulgare V. Heurck. TKAVEKTINS DE MAREUGHEOL (Puy-de-Dôme) (M. Peragallo). Les sources et travertins, dits de Mareugheol ,sont situés en face du hameau de Pouzeix, sur la rive droite du ruis- seau de Ternant, et, par conséquent, comme je l'ai dit pré- cédemment, appartiennent en réalité à la commune de St-Hérent. Ils font suite à ceux, dits de Ternant; ils consistent en: 1° Suintements d'eau douce dans une brèche faisant beau- coup de dépôts calcaires mais pas ferrugineux. 2° Source exploitée comme eau de table par les gens du pays ; ni trop ferrugineux ni trop calcaire. Elle est un peu — 142 - éloignée du ruisseau, dans la direction de St-Hérent. Peu de travertin récent sur son parcours jusqu'au ruisseau. 3° Suintements d'eau minérale, à peu de distance de la précédente sur le chemin de Pouzeix à Souillé ; déposent du travertin. Les divers échantillons recueillis nous ont donné la no- rule suivante: Achnanthes Hauckïana Grun. Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes minuthsima Ktz. Amphora Athanasii M. Per. (PI. I, fig. 1, p. 134). Amphora globulosa Sckum. Amphora libyca Eh. Amphora ovaUs var. gracilis V. H. Amphora pediculus Ktz. Cymbella cistula Kirch. var. maculât a f. subrecta Ost. nov.f. (PI. VII, fig. 39, p. 154). Cymbella Couoeeti Hérib. sp. nov. (PI. I, fig. 4, p. 156). Cymbella hungarica Pant. Cymbella maculata Ktz. f. curta. Denticula valida Pedic. Diploneis elliptrica Cleve. D'iploneis elliptica var. minuta. Diploneis ovalis Cleve var. oblongella. Epithemia argus Ktz. Epithemia turgida Ktz. Gomphonema angustatum Ktz. Gomphonema insigne Greg. Gomphonema parvulum Ktz. Hantzschia amphioxys Grun. Melosira Roeseana Rab. Meridion circulare Ag. Meridion Heetbaudi M. Per. sp. nov. (PI. VII, fig. 40). — Diffère du Meririon circulare Ag. en ce que sa face connective est incurvée comme celle du Rhoicosphe- nia curvata. Face valvaire non observée. Longueur 75 y.. Je dédie cette forme si intéressante, qui pourrait même être érigée en un Genre particulier et nouveau au si regretté Frère Héribaud en souvenir de notre - 143 — longue collaboration et franche amitié, et également pour l'idée géniale qu'il a eu de se livrer à l'étude des Diatomées des travertins des eaux minérales, mine inépuisable qui n'avait pas encore été exploi- tée. Navicula Gasilidei Hérib. var minor nov. var (PI. I, fig. 13, p. 136). Natoicula limosa Ktz Xavicula oblonga var. alternans M. Per. var. nov. (PI. I, iig. 23, p. 138). Xavicula oblonga var. Gasilidei M. Per. var. nov. — Même forme extérieure et striation que le Navicula oblonga var. alternans; n'en diffère qu'en ce que les stries médianes de la valve ne sont pas alternative- ment longues et courtes, mais augmentent progres- sivement de longueur de part et d'autre de la strie médiane comme dans le type, dont il diffère cepen- dant par sa forme extérieure. Xavicula radiosa Ktz. Xavicula rupestris Hantz. Xavicula sphaerophora var. obtusa M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 16, p. 109). Xavicula. vindis Ktz. Xavicula viridis var. commutata Grun. Nitzschia dubin var. minor M. Per. var. nov. (PI. II, fig. 33, p. 139). Nitzschia Heufleriana Grun. Nitzschia linearis W. Sm. Nitzschia vitrea Norm. var. gallica M. Per. Pleurosigma acuminatum W. Sm. Rhoicosphenia, curvata Grun. Rhopalodia gibberula 0. Mull. Rhopalodia gibberula var. producta 0. Mùll. Rhopalodia succincta O. Mull. Stauroneis anceps Eli. Stauroneis SmitJtii Grun. Surirella Couderti Hérib. var. minor M. Per. nov. var. (PI. III, fig. 2, p. 140). Surirella minuta Breb. Surirella ovalis Breb. — 144 — Surirella ovalis var. fossilis M. Per. var. nov. (PL III, fig. 6, p. 96). Surirella ovalis Var. linearis M. Per. var. nov. (PL III, fig. 4, p. 141). Vanheurckia vulgare V. H. TEAVEKTINS DE SAINT-HERENT (Puy-de-Dôme) (Comere). De nombreuses sources minérales ont leur issue dans le ruisseau de Saint-Hérent qui bouillonne quand ses eaux sont basses depuis le hameau de Marcoi à l'O. de Saint- Hérent, jusqu'à celui d>e La Croix au N. ; le calcaire qu'elles contiennent est entraîné par îles eaux du ruisseau et ne peut former de travertin. Un certain nombre de sources, cependant, sont situées en dehors du ruisseau et déposent plus ou moins abondamment du travertin ; ces sources sont: 1° Source de Farges. — ■ Au milieu d'un champ à cent mètres à droite du chemin de Farges à Saint-Hérent. Elle est peu minérale, très calcaire; ses blocs de travertin en- trent dans la construction des murailles du voisinage. 2° Source de Souille. — Au-dessus de Farges, bouillon- nant au milieu d'une prairie. Passablement ferrugineuse, pas de trace de calcaire. 3° Source de La Garde. — A droite de la route qui va à Saint-Hérent; bonne eau de table, ferrugineuse. 4° Source de La Croix à gauche de la route et plus près de Saint-Hérent; comme la précédente. Les échantillons prélevés nous ont donné la liste sui- vante: Achnanthes lanceolata Breb. Amphora gracilis Eh. Cymbella ventricosa Ktz. Cymbella ventricosa, var. minuta Y. H. Cymbella cymbiformis Eh. Cymbella helvetica Ktz. — 145 — Cymbella laevis Naeg. Denticula frigida Ktz. Diploneis elliptica Ktz. Dipluneis elliptica var. minutissima Cleve. Encyonema lunula' Grun. Gomphonema olivficeum Ktz. Gomphonema subramosum Ag. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Cari Eh. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula gregaria Donkin. Navicula nivalis Eh. Nitzschia hungarica Grun. Pleuro sigma acuminatum W. Sm. Pleurosigma Brebissonii Grun. Rhoicosphenia curvata Grun. Rhopalodia gibberula 0. Mûll. Rhopalodia gibberula var. producta 0. Mûll. Surirelîa bi sériât a Breb. Surirella ovalis Breb. Surirelîa ovata Ktz. Surirella ovata var. minuta Breb. Surirella patella Eh. TRAVERTINS DE BARD (Puy-de-Dôme) (Deblock). On trouve, près du hameau de Bard, commune de Bou- des, canton de Saint-Germain-Lembron, une source miné- rale assez abondante. Elle sort du terrain primitif et se trouve immédiatement placée sur la ligne de démarcation entre ce terrain et des couches d'agile rouge très ferrugineuse. Les eaux qui ont coulé autrefois ont abandonné, à des distances assez grandes, des masses de travertins, ce qui prouve qu'elles étaient plus abondantes. La dispartition du Glaux maritima et du Triglochin — 146 — palustre qui croissaient sur les bords indique aussi la dimi- nution de la salinité. Un certain nombre de sources ferrugineuses ont ancien- nement arrosé les terrains autour de Bard, mais elles diffé- raient de la source actuelle, laquelle n'abandonne plus qu'un travertin de couleur blanchâtre. Les assises inférieures ont été mises à jour par le proprié- taire lors du capta ge de la source, ce qui nous a permis de soumettre à l'examen la partie ancienne du dépôt. L'étude faite par M. Deblock a porté sur une dizaine d'échantillons, prélevés dans les différentes zones du tra- vertin. De tous les dépôts étudiés, celui de Bard est sans contre- dit, un de ceux dont la flore diatomique présente la plu- grande variété. Elle comprend plus de 150 espèces ou varié- tés différentes, dont nous donnons la liste ci-après: Achnanthes Biasolettiana Grun. — Nouveau pour la ré- gion. Achnanthes eadlis Ktz. Achnanthes hungarica Grun. Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes linearis Grun. Achnanthes microcephala Ktz. Achnanthes minutissima Ktz. Achnanthes parvula Ktz. Amphora, affinis Ktz. Amphora ovalis Ktz. Amphora satina W. Sm. Cymbella, aequalis W. Sm. Cymbella affinis Ktz. Cymbella cymbiformis Breb. Cymbella delicatula Ktz. Cymbella gastroides Ktz 1 . Cymbella helvetica Ktz. Cymbella lanceolata Kirch. Cymbella microcephala Grun. Cymbella subaequalis Grun. Denticula elcgans Ktz. Denticula subtilis Grun. Denticula tenuis Ktz. — 147 — Denticula tennis var. inflata W. Srn. Denti&tia bhermalis -i^tz. Diatoma cul gare liory. Diploneis elliptica Cleve. Diploneis o colis Cleve. Encyonema turgiduin Grun. Encyonema ventricosum Grun. Epithemia argus Ktz. Epithcmia oistula Ralfs. var. crassa Pant. Epithemia turgida Ktz. EpitJicmia Westermannii Ktz. Epithemia zébra Ktz. Epithemia zébra var. undulata M. Per. Eunotia gracilis Eab. Eunotia lunaria Grun. Eunotia lunaris var. undulata Grun. Fragilaria capucma Desm. Fragilaria construens Grun. Fragilaria mut ab dis Grun. Fragilaria mutabilis var. intercédais Grun. Gomphonema constrictuin Eh. Gomphonema exîguum Ktz. Gomphonema gracile Eh. Gomphonema intricatum Ktz. Gomphonema intricatum var. pumila Grun. Gomphone ma montanum Schum. Gomphonema parvulum Ktz. Gomphonema parvulum var. lanceolata Grun. Gomphonema parvulum. var. subcapitata Grun. Gomphonema subclavatum Grun. Go-mphonema vibrio Eh. var. hebridense Greg. Hantzschia amphioxys Grun. Hantzschia amphioxys var. vivax Grun. Hantzschia virgata Grun. — Nouveau pour la région. Melosira Dickiei Ktz. Melosira Juergensii Ag. — Nouveau pour la région. Meridion circulare Ag. Navicula ambigua Eh. Navicula ambigua var. capttata Ost. var. nov. (PI. VII, fig. 4; p. 121). Navicula appendiculafa Ktz. — 148 — Navicula atomus Grun. Navicula bicapitata Lag. Navicula borealis Ktz. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. subprodvcta Grun. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula divergens W. Srn. Navicula dubia Eh. Navicula gentilis Donk. Navicula Hilseana Jan. — Nouveau pour la région. Navicula inaequilatera Lag. — Nouveau pour la région. Navicula Kutzingiana H. L. Sm. — Nouveau pour la ré- gion. Navicula lata Breb. Navicula legumen Eh. Navicula major Ktz. Navicula mesolepta Eh. Navicula mesolepta var. Alberti Hérib. Navicula mutica Ktz. Navicula mutica var. Goeppertiana Grun.- Navicula mutica var. quinquenodis Grun. Navicula notata M. Per. Navicula oblonga Ktz. Navicula radiosa Ktz. Navicula retusa Bre 1 . Navicula sculpta Eh. Navicula slesvicensis Grun. Navicula sphaerophora Ktz. Navicula stauroptera Grun. Navicula subcapitata Grun. Navicula subcapitata var. paucistriata Grun. Navicula subcapitata var. stauroneiformis Grun. Navicula viridis Ktz. Navicula viridis var. commutata Grun. Navicula viridula Ktz. Nitzschia amphibia Grun. Nitzschia angulauis W. Sm. — Nouveau pour la région. Nitzschia angttlaris var. a f finis Grun. Nitzschia bilobata ~W. Sm. Nitzschia commutata Grun. — 149 — Nitzschia communis Rab. var. abbreviata Grun. Nitzschia rien ti cala Grun. Nitzschia di&sipata Grun. Nitzschia dubia W. Sm. Nitzschia font i cola Grun. Nitzschia frustulum Grun. Nitzschia frustulum var. minutula Grun. Nitzschia hungarica Grun. Nitzschia hungarica var. linearis Grun. Nitzschia Kittlii Grun. Nitzschia lanceolata W. Sm. Nitzschia lanceolata f a minima V. H. Nitzschia lanceolata var. INCRUSTANS Grun. — Nouveau pour la région. Nitzschia linearis W. Sm. Nitzschia microcephala Grun. — Nouveau pour la région. Nitzschia minutula Grun. Nitzschia obtusa W. Sm. Nitzschia obtusa var. nana Grun. Nitzschia palea W. Sm. Nitzschia perminuta Grun. — Nouveau pour la région. Nitzschia sigma W. Sm. — Nouveau pour la région. Nitzschia sigma var. sigmatella Grun. — Nouveau pour la région. Nitzschia sigmoidea W. Sm. Nitzschia spectabilis E-alf. Nitzschia thermalis Auers. Nitzschia thermalis var. intermedia Grun. Nitzschia tryblionella Hantz. Nitzschia tryblionella var. salinarum Grun,. — Nouveau pour la région. Nitzschia vitraea Norm. Nitzschia iritraeav&r. gallica M. Per. Pleuro sigma atténuât um Grun. Pleur osigma Spencerii W. Sm. Pleurosigma Spencerii var. Arnottii Grun. Rhoicosphenia curvata, Grun. Rhoicosphenia Van Heurckii Grun. Rhopalodia gibba 0. Mùll. Rhopalodia gibba var. ventricosa 0. Mull. Rhopalodia gibberula O. Mûll. — 150 — Rhopalodia gibberula var. constricta- O. Miill. Rhopalodia giberula var. producta O. Miill. Rhopalodia musculus H. Per. Schizonema ramosissimum Ag. Stauroneis anceps Eh. Stauroneis anceps var. linearis Eh. Stauroneis salina W. Sm. - - Nouveau pour la région, Stauroneis Smithii Grun. Surirella emmena Breb. Surirella linearis W. Sm. Surirella linearis var. constricta Grun. Surirella ovalis Breb. Surirella ovata Ktz. Surirella ovata var. minuta V. H. Surirella salin a AV. Sm. — Nouveau pour la région. Synedra amplu cephala Ktz. Synedra ulna Eh. Synedra ulna var. aequalis Grun. Synedra ulna var. danica Ktz. Tabellaria fenestrata Ktz. Tabellaria flocculosa Ktz. V anheurchia rhomboïdes Breb. var. saxonica Kob. TEAYERTINS DE BARÊGE (Puy-de-Dôme) (M. Peragallo). Barège est un hameau de la commune d'Augnat, du can- ton d'Ardes-sur-Couze, sur la route de Saint-Germain-Lem- bron à Ardes^sur-Couze dont il est éloigné de six kilomètres environ. Les sources et travertins sont situés sur la rive gauche de la Couze; elles sont au nombre de quatre ou cinq, très abon- dantes, et ont déposé des travertins très volumineux, qui, ayant obstrué les orifices des sources les ont forcé à s'ouvrir un débouché au-dessous des travertins primitifs. Les travertins anciens contiennent peu de Diatomées, mais les récents en contiennent bien davantage. L'examen des échantillons envoyés par M. l'abbé Cou- — 151 — dert, curé de Vodable, toujours si complaisant, nous ont permis de dresser la liste suivante: Achnanthes anliqua M. Per. Achnanthes lanceol'ata Breb. Achnanthes minutissima Ktz. Achnanthes minutissima var. cryptocephala. Amphora Atiianasii M. Per. sp. nov. (PI. I, fig. 1; p. 134). Amphora gracilis Eli. Amphora libyca Eh. Amphora ovaiis Ktz. Amphora ovaiis var. Pediculus V. H. Amphora salina W. Sm. Amphora salina var. capitata M. Per. sp. nov. (PI. I, fig. 5; p. 106). Ceratoneis arcus Ktz. Cocconeis lineata Eli. Cocconeis lineata var. euglypta Grun. Cocconeis placentula Eh. Cymbella aspera Eh. Cymbella Coudertii Hérib. sp. nov. (PL I, fig. 4; p. 135). Cymbella cymbiformis Breb. Cymbella Deblockii Hérib. sp. nov. (PI. IV, fig. 10; p. 70). Cymbella Gastroides var. minor. Cymbella parva V. H. Denticula valida Pedic. Diatoma vulgare Bory. Diploneis elliptica Cleve. Diploneis elliptica var. minutissima. Diploneis ovaiis Cleve. Diploneis ovaiis var. oblongella Cleve. Encyonema caespitosum Ktz. Epithemia argus Ktz. Epithemia argus var. longicornis Grun. Epithemia Aspeittana Hérib. sp. nov. (PI. VII. fig. 29. 30; p. 43). Epithemia ocellata Ktz. Epithemia turgida Ktz. Epithemia turgida var. granulata Grun. Fragilaria construens Grun . Gomphonema constrictum Eh. — 152 — Gomphonema micropus Ktz. Gomphonema parvulum Ktz. Gomphonema parvulum var. lance olata Grun. Gomphonema subclavatum Grun. Gomphonema tenellum Ivtz. Hantzscliia amphioxys Grun. Hantzschia amphioxys var. minor M. Per. Mastogloia Dansez Thw. Mastogloia ellipUca. Mastogloia elliptica var. punctata Cleve. (PI. YII, fig. 7). Melosira Roeseana Rab. Melosira varions Ag. Meridion circulare Ag. Navicula ambigua Eh. Navicula Brebis sonii Ktz. Navicula Brebissonii var. diminuta Grun. Navicula cincta Eli. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula Gasilidei Hérib. .s>/>. nov. (PI. I, fig. 11; p. 92). Navicula Gasilidei var. major M. Per. -var. nov. (PI. I, fig. 12; p. 137). Navicula gracilis var. neglecta Grun. Anvicula gregaria Donk. Navicula limosa Ktz. var. maculata M. Per. (PI. I, fig. 15; p. 93). Navicula nodosa var. arverna M. Per. var. nov. (PI. VII, fig. 42). — Semblable comme forme extérieure aux formes représentées par les fig. 57 et 58 de la Plan- che 45 de l'Amas de Schmidt; en diffère en ce que les stries centrales ne manquent que d'un seul côté de la valve. Longueur 60 /x; largeur au milieu 11 a; 8 stries en 10 p.. Navicula oblonga var. alternans M. Per. var. nov. (PI. I, fig. 23; p. 138). Navicula oblonga var. Gasilidei M. Per. var. nov. (p. 143). Navicula radiom Ktz. Navicula radiosa var. acuta Grun. Navicula rupestris Hantai . Navicula sculpta Eh. Navicula sculpta var. minor M. Per. — 153 — Auviciola sphaerophora Ktz. Navioula spTiaerophora'v&f. Sehniidtii M. Per. var.nov. (PI. I, fig. 16; p. 109). .\ (icicula viridis Ktz. .Xavicula viridis var. commutata Grun. Aitzschia dubia W. Sm. Nitzsckia dubia var. îninor M. Per. var. nov. (Pi il, fig. 33; p. 139). Nitzschia hnngarica Grun. Nitzschia linearis W. Sm. Nitzsohia tryblionella Hantz. Nitzschia vitrea Norm. var. gallica M. Per. Rhoicosphenia curvata Grun. Rhopalodia gibberula O. Mûll. Rhopalodia gibberula var. producta O. Mùll. Rhopalodia musculus H. Per. Rhopalodia succincta O. Mull. Stauroneis anceps Eh. Stauroneis anceps var. linearis Eh. Stauroneis anceps var. linearis f a minor (PI. IV, ttg. 22). Surirella Couderti Hérib. sp. wor. (PI. III, fig. 1; p. 140). Surirella Couderti var. minor M. Per. var. nov. (PI. III, fig. 2; p. 140). SurireUa minuta Breb. Surirella ovalis Breb. Surirella ovata Ktz. Surilla patella Eh. Synedra ulna Eh. Synedra ulna var. aequalis Grun. Vanheurckia vulgare V. H. VanheurcJcia vulgare var. lacustris M. Per. TRAVERTIN DE BEAUL1EU (Puy-de-Dôme) (Comère, Héribaud). Beaulieu est une commune de l'arrondissement de Saint- Gtermain-Lembron. La source minérale située sur la rive - 154 — gauche de l'Allagnon, à cent mètres au sud du château de la Roche, dépose peu de calcaire. L'analyse de l'eau, effectuée en 1877 par le D r Truchot, n'a donné que 0°369 de chaux par litre. Le dépôt qu'elle a formé (s'il est permis de lui donner ce nom), se réduit en une petite traînée de calcaire sur les arkoses de l'épaisseur d'une lame de couteau. Peut-être que la quantité de chaux a augmenté et qu'un vrai dépôt est au début de sa formation. Les genres Surirella et Rhopalodia constituent la plus grande partie de la florule qui n'est guère variée comme il est facile de s'en convaincre par la liste ci-après: Namctda Brébissonii Ktz. Navicula cincta Ktz. Navicula cuspidata Ktz. Navicula cuspidata var. minima Comère var. nov. — Dif- fère du type par sa taille très réduite. Longueur 40-50 p au lieu de 80-130 p.. Rhopalodia Heribaudi M. Per. sp. nov~. (PI. VI, fig. 27, 28). — Forme voisine du Rhopalodia gibberula et du Rhopalodia Musculus, mais moins ventrue et plus allongée que ces deux espèces ; les côtes et la striation sont aussi tout à fait particulières. Longueur 45-50 p.. Surirella splendida Eh. Surirella ovalis Breb. On trouve également la forme anormale figurée dans Van Heurck Synop is PI. 73 fîg. 4. TPAVERTIN DE NONETTE (Puy-de-Dôme) (Comère, Héribaud). Les pentes septentrionales d'e la commune de Nonette sont couvertes de travertins et autres incrustations calcaires sur lesquelles on voit encore des suintements d'eau plus ou moins calcaires. Nous pensons que ces suintements sont ce — 155 — qui reste des sources qui ont produit ces travertins et ces incrustations calcaires. Ces formations comme celle de Lavaur (p. 120) sont complètement stériles. Après l'avoir constaté nous ne nous sommes occupés que des incrustations formées par une source d'eau douce aussi fortement calcaire que celle de Lavaur. Un examen de ce dépôt, fait avec soin, ne nous a révélé que la présence d'un petit nombre d'espèces de Diatomées. Mais malgré cette pauvreté nous concluons que les dé- pôts de ce genre, lorsqu'ils se forment dans des conditions favorables, peuvent contenir des Diatomées. La florale est la suivante: Achnanthes minutissvma Grun. Achnanthes dehcatula Grun. Diploneis elliptica Cleve. Diploneis elliptica var. minuta. Gomphonema intricatum Ktz\ Gomphonema ohvaceum Ktz. Gomphonema parmdum Ktz. Gomphonema tenellum Ktz. .Xaricula gracilis Grun. Synedra wlna Eh. Synedra ulna var. a-equalis Rab. TRAVERTIN DE LA GRAYIERE (Puy-de-Dôme) (E. Ostrup). La source minérale de La Gravière est située à 6 kilomè- tres d'Ardes-sur-Couze, dans la pittoresque vallée de Ren- tière, à quelques mètres seulement de la rive droite de la Couze, à une altitude de 650 mètres. En rapprochant de cette source, le regard est d'abord attiré par une masse de travertin d'un aspect grisâtre. L'eau, qui à une certaine époque devait se précipiter en cascatelles a formé ce bloc en déposant son calcaire sur les parois verticales des rochers disposés en corniche sur la — 156 — lisière inférieure du bois. Cette source a aujourd'hui dis- paru. La masse de tarvertin calcaire qu'elle a déposée me- sure environ 2 mètres de hauteur sur 70 à 80 centimètres d'épaisseur. Quelques suintements existent encore à la base. A une trentaine de mètres de ce premier dépôt il en existe un autre de formation absolument analogue; son volume est un peu moindre que celui de la première masse. La source qui l'a produit a également disparu. Près du premier bloc et tout à fait à la base des roches basaltiques, jaillit la source actuelle, dont le débit doit être de 4 à 5 litres par minute. Elle dépose d'abord une quantité notable de sédiments ferrugineux ; puis à deux mètres envi- ron de son point d'émergence elle abandonne du travertin calcaire, dont le volume doit être de trois à quatre mètres cubes. L'eau de la Gravière est froide, acidulé et ferrugineuse, elle constitue une boisson très agréable. L'analyse qui en a été faite par Truchôt en 1878 a donné 4 g. 041 de sels fixes, comprenant des bicarbonates de soude, de potasse, de chaux, de magnésie, de fer et g. 511 de chlorure de sodium. Nous avons prélvé une dizaine d'échantillons pris sur les principaux points des trois masses, et aussi variés que possible quand à l'aspect et à la densité;- c'est d'après l'examen de ces échantillons que nous avons établi la flo- rale suivante: Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes minutissima, Ktz. Amphora ovalis Ktz. Amphora pediculus Ktz. Cymbelîa aspera Eh. Cymbella ci&tula Hempr. var. maculata Ktz. f a subrecta Ost. nov. for. (PI. VII, fig. 39). — Valve en forme de nacelle, presque droite; à sommets arrondis; no- dules terminaux recourbés; stries distinctement ponctuées. Longueur 74 /jl; largeur 14 /*; 819 stries en 10 m- Cymbella par va "W. Sm. - 157 — Cym-bella ventricosa Ktz. Denticula tenuis Ktz. Denticula tenuis var. intermedia Grun. Diploneis elliptica Cleve. Epithemia argus Ktz. Gomphonema intricatum Ktz. Gomphonema parvulum Ktz\ Hantzschia amphio.vys Grun. Melosira Roeseana Rab. Navicula ajrpendiculata Ag. Navicula bacillaris Greg. Nvicula Brebissonii Ktz. Navicula cincta Eh. Navicula cincta Eh. var. Heufleri Grun. Navicula notata M. Per. Navicula oblonga Ktz. Navicula silicula Eh. Navicula silicula var. ventricosa Eh. Navicula streptoraphe Cleve. Navicula streptoraphe var. minor Cleve. Navicula subcap-itata Greg. Navicula subcapitata var. paucistriata Grun. Navicula viridis Ktz. Nitzschia commutata Grun. Nitzschia dubia "W. Sm. Nitzschia lineari's W. Sm. Nitzschia vitrea Norm. Nitzschia vitrea var. gallica M. Per. Rhopalodia giberula O. Mull. Rhopalodia gibberula var. Vaw Heurckii O. Mull. Rhopalodia rupestris O. Mull. Stauroneis anceps Eh. Surir ella ovahs Ktz. Surirella ovata Ktz. Synedra delicatissima W. Sm. — 158 — TRAVERTIN DE LEYVAUX Cantal) (E. Ostrup, P. Prudent). Ce travertin se trouve sur la commune de Leyvaux (Can- tal) (Feuille de Saint-Gerniain-Lembron, du Ministère de l'Intérieur), à l'altitude de 650 mètres. En allant de Brueil à Leyvaux, à un kilomètre environ de ce hameau, dans le premier ravin que l'on rencontre, à droite, on distingue facilement, du chemin même, la masse grisâtre du traver- tin à quelques centaines de mètres. Il existe là une source qui dépose encore actuellement du travertin; elles est peu abondante, aujourd'hui, (3 ou 4 litres à la minute) mais elle a dû l'être beaucoup plus autrefois si l'on en juge par l'importance des dépôts qu'elle a formés. Sa position a dû changer aussi au fur et à mesure que l'érosion approfondissait le ravin. Cet approfondisse- ment a coupé en deux l'amas des travertins car il y en a actuellement des lambeaux sur les deux rives du ruisseau. L'examen des différents échantillons prélevés, à diffé- rentes hauteurs dans les masses de travertins, nous a donné la florule suivante: Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes microcephala Ktz. Achnanthes minutissima, Ktz. Amphora libyca Eh. Amphora ovalis Ktz. Amphora pediculus Ktz. Cymbella af finis Ktz. Cymbella cistula Ilemps. Cymbella cistula var. maculata Ktz. f a subrecta Ost, (PI. VII, fig. 39). Cymbella cistula forma abnoemis Ost. nov. (PI. V!a, fig. 41). Cymbella helvetica Ktz. Cymbella parva W. Sm. Cymbella ventricosa Ktz. Denticula tenuis Ktz. Dent>ct/la tenuis var. intermedia Grun. — 159 — Diploneis elliptica Cleve. Diploneis ovalis Hilse. Epithemia argus Kz. Epithcmia turgida Ktz. Gomphonema parvulum Ktz. Gomphonema parvulum var. micropus Grun. Gomphonema parvulum var. subcapitata Grun. Gomphonema subclavatum Grun. Hantzschia amphionys Grun. Navicula appendiculata Ag. Navicula bacillaris Greg. Xavicula Brebissonii Ktz. Navicula Cari Eh. Xavicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula distinguenda Cleve. Xavicula, f as data Lag. Xavicula nodosa Ktz. Xavicula radio sa Ktz. Xavicula silicula Eh. Xavicula silicula var. truuculata Grun. Xavicula silicula var. ventricosa Cleve. Xavicula viridis Ktz. Nitzschia amphibia Grun. Xitzschia commutata Grun. Rhopalodia gihba 0. Mûll. Rhopalodia gibberula 0. Mûll. Rhopalodia musculuj 0. Mull. Rhopalodia Van Heurckii 0. Mull. Surirella ovalis Breb. Surirella ovata Ktz. Surirella patella Eh. Tabellaria flocculosa Ktz. TRAVERTINS DES ENVIRONS DE CONDAT (Cantal) (E. Ostrup). Condat est située au fond d'un cirque où se réunissem ïa Rue, la Santoire et le Boujan, à une altitude de 700 nôtres. — 160 — C'est un lieu de rendez-vous où les étrangers viennent, durant la belle saison, respirer un air pur et jouir des char- mes offerts par les beautés du paysage. Le territoire de Condat possède trois ou quatre sources minérales, connues sous les noms de: source de Trémizeaux, de Saute- Veau, de Saute-Renard, et une quatrième située sur la rive droite de la Rue, mais le temps nous a fait défaut pour la visiter. Source de Trémizeaux. La source de Trémizeaux se trouve à 8 kilomètres de Condat et à 1100 mètres d'altitude, au milieu des pâturages de la montagne, et près de la ferme de Trémizeaux qui lui a donné son nom. L'eau de cette source est assez abondante, limpide, acidulé, ferrugineuse et très agréable au goût; mais son éloignement de toute habitation la rend presque déserte. Elle ne laisse aucune trace de calcaire sur son passage. Les quelques débris de feuilles mortes couvertes d'écume, recueillis au bord de la source et dans la rigole par où elle s'écoule nous ont donné la florule diatomique actuelle ci' après: Achnanthes minutissima Ktz. Ceratoneis arcus Ktz. Cymbella parva W. Sm. Diploneis eUiptica Cleve. Epithemia argua Ktz. Epithemia turgida Ktz. Epithemia turgida var. granulata Ktz. Gomphonema angustatum Ktz. var. producta Grun. Gomphoihema intricatum Ktz. Navicula Cari Eh. Navicula divergens W. Sm. Navicula sphaerophora Ktz. Navicula viridis Ktz. Nitzschia communis Rab. Nitzschia thermalis Ktz. Rhopalodia gibberula var. Va.n HeurcJcii 0. Mull. SurirelJa ovata Ktz. — 161 — Surirella robusta Eh. Synedra ulna Eh. var. danica Ktz. Source de Saute-Veau. La source de Saute- Veau est située à proximité de Cou- dât, sur la rive droite de la Rue, dans le lit même de la rivière. Sa position au bord de l'eau ne lui permet pas la for- mation d'un dépôt de travertin; le calcaire qu'elle dépose étant constamment lavé par les eaux de la rivière. Nous avons donc dû nous borner à prendre des débris de végé- taux imprégnés de calcaire et détacher quelques minces pellicules de calcaire déposées sur les pierres du bord de la source. L'examen de ces quelques matériaux, bien incomplets, nous a donné le résultat suivant: Achnanthes minutissima Ktz. Ceratoneis arcus Ktz. Cocconeis intermedia M. Per. Navicula borealis Eh. Navicula borealis var. linearis M. Per. Navicula dicephala W. Sm. Navicula fasciata Lag. Nitzschia serions Pas. Rbopalodia gibberula 0. Mull. Rhopalodia gibberula var. Van Heurckii 0. Mull. Source de Saute-Renard. La source de Saute-Renard, récemment découverte, est située à deux kilomètres S. de Condat, sur le bord de la rive droite du Bonjean, dans une gorge sauvage et de dif- ficile accès. C'est la seule source de In région où nous ayons constaté la présence d'un vrai dépôt calcaire. Le dépôt déjà formé est peu volumineux et sa position au bord du Bonjean, à cours rapide et souvent torrentueux, entraî- nera le dépôt calcaire au fur et à mesure qu'il se déposera et ne lui permettra pas de s'accroître notablement. 6 — 162 — Les échantillons prélevés étaient de formation récente et nous ont donné la flore actuelle ci-après: Achnanthes lanceolata Breb. Achnanthes lanceolata var. Faeroensis Ost. Amphora ovalis Ktz. Amphora pediculus Ktz. Cymbella aequalis W. Sm. Cymbella aspera Eh. Cymbella naviculaefor mis Auers. Cymbella ventricosa Ktz. Diploneis elliptica Cleve. Diploneis ovahs Hil.se. Diploneis ovalis var. obliongella Naeg. Epithemia argus Ktz. Eunotia gracilis Rab. Eunotia lunaris Grun. Eunotia lunaris var. excisa Grun. Eunotia pectinalis Rab. Fragilaria construens Grun. Fragilaria construens var. binodis. Fragilaria construens var. semibinodis Ost. — Nouveau pour la région. Fragilaria virescens Ralfs. Fragiluria virescens var. capitata Ost. — Nouveau pour la région. Gomphonema angustatum Ktz. Gomphonema parvulum Ktz. Gomphonema subclavatum Grun. Hantzschia amphioxys Grun. Hantzschia amphioxys var. vivax Grun. Melosira Roeseana Rab. Meridion circulare Ag. Navicula a f finis Eh. Navicula amphirhynchus Eh. Navicula amphigomphus Eh. Navicula anglica Ralfs. Navicula boréal i s Eh. Navicula borealis var. linearis M. Per. Navicula Brebissonii Ktz. Navicula Brebissonii var. diminuta V. H. - 163 - Navicula cincta Eh. Navicula cryptocephala Ktz. Navicula divergentissima Grun. Navicula dubia Eh. Navicula fasciata l*ag. Navicula lanceolata Ktz. Navicula mesolepta Eh. Navicula mesolepta var. stauroneiformis Grun. Navicula peregrina Eh. var. Menisculus Schuru. Navicula producta W. Sm. Navicula pupula Ktz. Navicula radiosa Ktz. Navicula radiosa var. tenella Breb. Navicula silioula Eh. var. genuina Cleve. Navicula sphaerophora Ktz. Navicula sfbtiltssima Cleve. — Nouveau pour la région. Navicula viridis Ktz. Navicula viridis var. commutata Grun. Navicula viridis var. inter média Cleve. Navicula viridis var. rupestris Hantz. Nitzschia linearis W. Sm. Nitzschia palea W. Sm. Nitzschia stagnarum Rab. Nitzschia thermal i s Ktz. Rhupalodia gibherula 0. Mull. var. Van-Heurclcii O.MùlJ. Stauroneis anceps Eh. Stauroneis phoenicenteron Eh. Stauroneis phoenicenteron var. amphicephala Eh. Stauroneis Smithii Grun. Surirella angusta Ktz. Svrirella ovata Ktz. Vanheurckia rhomboides var. saxonica. TRAVERTIN DE VEZAC (Cantal) (Héribaud). Vezac est une commune du canton S. d'Aurillac. La petite source minérale qui jaillit à Vézac a formé un — 164 — petit bloc de travertin. Ce dépôt est récent et ne présente que peu d'intérêt. La florale diatomique a été établie d'après l'examen d'un seul échantillon dû à l'amabilité de M. Pierre Marty, propriétaire du château de Caillac. Achnanthes lanceolata Grun. Achnanthes minutissima Grnn. Amphora pediculus Grun. Cymbella helvetica Ktz. Diploneis elliptica Cleve. Gomphonema intncatum Ktz. Gomphonema commutatum Grun. Gomphonema parvulum Grun. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula radiosa Ktz. Navicula viridis Ktz. Navicula viridis var. commutata Grun. Nitzschia recta Hantz. Surirella minuta Breb. FLORE DIATOMIQUE DES TRAVERTINS D'AUVERGNE Les noms en capitales sont ceux des espèces nouvelles pour la région, ceux en italiques sont synonymes de ceux entre parenthèses à la suite. Achnanthes antiqua M. Per. Achnanthes Auberti Hérib. Achnanthes Bacillum M. Per. Achnanthes brevipes Ag. Achnanthes brevipes var. intermedia Cleve. Achnanthes Clevei Grun. Achnanthes coarctata Breb. Achnanthes cryptocephala Grun. Achnanthes delicatula Grun. Achnanthes Delpiroiti M. Per. — 165 — Achnanthes exigua Grun. Acliuant lies cxilis Ktz. Achnauthes FOSSILIS M. Per. Achnanthes EaynaldïI Shaars. (lanceolata v.j. Achnanthes llauckiana Grun. Achnanth.es hungarica Grun. Aelinanthes lanceolata Hreb. Achnanthes Lanceolata var. dubia Ghnin. Achnauthes lanceolata var. elongata M. Per. Achnanthes lanceolata var. Faeroensis Ost. Achnanthes lanceolata var. Haynaldii Shaars. Achnanthes lanceolata var. maxima M. Per. Achnanthes lancettula Ost. Achnanthes Leveillei Hérib! Achnanthes linearis Grnn. Achnanthes Martyi Hérib. Achnanthes mierocephala Ktz. Achnanthes minutissima Ktz. Achnanthes minutissima f a curta. Achnanthes minutissima var. cryptocephala (eryptoce- phala). Achnanthes minutissima var. curta (1° curta). Achnanthes Pagesi M. Per. Achnanthes parvula Ktz. Achnanthes Peragalli -T. Brun. Achnanthes pseudo-axtiqua M. Per. Achnanthes subsessilis Ktz. Achnanthidium flexellum Breb. Amphipleura pellucida Ktz. Amphiprora ralf osa W. Sm. Amphiprora Riettfti Hérib. Amphora acutiuscula Ktz. Amphora acutiuscula Tar. neglecta R. d'Aub. Amphora a f fini,- Ktz. (eommutata) . Amphora Athaxasii M. Per. Amphora Berbiatt Hérib. Amphora Berriati var. minor P. d'Aub. Amphora binodis Greg. Amphora cimbrica Ost. Amphora coffeaeformts Ktz. — 166 — Ainpliora commutata Grun. Amphora enoculata M. Per. Amphora fluniinensis Grun. Ampliora rluminensis var. curta R. d'Aub. Am.ph.ora globosà Schum (ovalis v. Pediculus). Ampliora globulosa Sclium. (perpusilla). Ampliora globulosa var. perpusilla (perpusilla). Ampliora gradins Eh. (ovalis v. gracilis). Ampliora libyca Eh. Amphora lineata Grey (cofïeef ormis) . Ampliora lineolata Eh. Amphora minutisshna W . Sm. (ovalis v. Pediculus) Amphora Normaniiii Rab. Amphora ovalis Riz. Amphora ovalis var. elcngata Ost. Amphora ovalis var. gracilis Y. H. Amphora ovalis var. minor Ktz. Amphora ovalis var. pediculus V. H. Amphora pediculus Ktz. (ovalis v. Pediculus). Amphora pediculus var. major. Amphora pediculus var. minor. Amphora protracta Pant. Amphora protracta var. gallica M. Pe 1 '. Amphora Prudenïii Hérib. Amphora salina W. Sm. Amphora salina var. capitata M. Per. Amphora salina var. minor V. H. Ampliora Sancte Nectatiîense P. d'Aub. Amphora Sanctt Martiali M. Per. Aster ionella formosa Hass. Campylodiscus Clypeus Eh. Campylodiscus costatus W. 8m. Campylodiscus noricus Eh. Campylodiscus spiralis W. Sm. Ceratoneis arcus Ktz. Ceratoueis arcus var. amphioxys T. Brun. Ceratoneis arcus var. genuina Cleve. Cocconeis ambiga Grun. Cocconeis Bonuieri Hérib. Cocconeis Grosii Hérib. Cocconeis intermedia M. Per. — 167 - Cocconeis lineata Eh. (Placentula v.). Cocconeis lineata var. englypta Griin. Cocconeis OsTEUPIl llérib. Cocconeis pediculus Eh. Cocconeis placentnla Eh. Cocconeis placentnla var. lineata Y. H. Cocconeis Rouxii Hérib. Cocconeis scutellttm Eh. Coscinodiscns travertixohum R. d'Aub. Cyclotella Bodanica Enl. Cyclotella Charetoni Hérib. Cyclotella comta Ktz. Cyclotella comta var. affinie Grun. Cyclotella iris J. Brun. Cyclotella Kiitzingiana Thw. Cyclotella Men ghiniana Ktz. Cyclotella operculata Ktz. Cyclotella pumila Grun. Cymatopleura apiculata W. Sm. Cymatopleura elliptica W. Sm. Cymatopleura elliptica var. ovata Grun. Cymatopleura solea W. Sm. Cymatopleura solea var. apiculata Ralfs. Cymbella aequalis W. Sm. Cymbella aequalis var. diminuta Grun. Cymbella a f finis Ktz. Cymbella alpina Grun. Cymbella amphicephala Naeg. Cymbella angliea La g*. Cymbella aspera Eh. Cymbella caespîtosum Ktz. (Encyonema caes.). Cymbella caespîtosum var. ventricosum (Encyonema ven- tricosum). Cymbella capitata M. Per. Cymbella capitata îa minor. Cymbella cistula Kirch. * Cymbella cistula îa abnormis Ost. Cymbella cistula var. maculata (maculata). Cymbella cistula var. maculata f a sttbrecta Ost. Cymbella Coudertii Hérib. Cymbella cymbiformis Breb. — 168 — Cynibella cymbiformis var. consimilis R. d'Aub. Cymbella Deblockii Hérib. Cynibella àelicatula Ktz. Cynibella Ehrenbergii Ktz. Cynibella Ehrenbergii var. niinor V. H. Cynibella gallica M. Per. Cymbella gallica var. calcarea R. d'Aub. Cymbella gallica var. crassa R. d'Aub. Cymbella gallica var. cttrta R. d'Aub. Cymbella gastroides Ktz. Cymbella gastroides var. Yolvicen\se M. Per. Cynibella gracilis Ktz. (Encyonema gracile). Cynibella helvetica Ktz. Cymbella helvetica var. stgnata M. Per. Cymbella hungarica Pant. Cymbella laevis Naeg. Cymbella lanceolata Kirch. Cymbella leptoceras Rab. Cymbella maculata Ktz. Cymbella maculata fa curta. Cymloella microcepliala Grun. Cymbella naviculaeformis Auers. Cvmbella norvegica Grun. Cymbella norvegica var. minor R. d'Aub. Cymbella parva "\ . H. Cynibella pusilla Grun. Cymbella salina Pant. Cymbella Sanctae Margaritae M. Per. Cynibella stomatophora Grun. Cymbella subaeqnalis Grun. Cynibella turgidula Grun. Cymbella rentricom Ag. (Encyonema ventric). Denticula elegans Ktz 1 . Denticula frigida Ktz. Denticula Kittoniana Grun. Denticula subtilis Grun. Denticula tenuis Ktz. Denticula tenuis var inflata W. Sm. Denticula tenuis var. intermedia Grun. Denticula thermalis Ktz. Denticula valida Pedic. — 169 — Diatoma elongatum Ag. Diatoma hiemale Heib. Diatoma hiemale var. ruesodon Grun. Diatoma tenue Ag. Diatoma bulgare Bory. Diatoma vulgave var. lineare Gnin. Diploneis elliptica ('levé. Diploneis elliptica var. grandis Cleve. Diploneis elliptica var. Ladogensis Grun. Diploneis elliptica var. minuta. Diploneis elliptica var minutissima. Diploneis elliptica var. oblongella (ovalis v. oblon.; Diploneis elOvptica var. ovalis (ovais). Diploneis hyalina Cleve. Diploneis interripta Cleve. Diploneis interrupta var. fosstlis M. Per. Diploneis interrupta var. major M. Per. Diploneis ovalis Cleve. Diploneis ovalis var. elongata A. Sch. Diploneis ovalis var. oblongella Cleve. Diploneis puella Cleve. Encyonema caespitosum Ktz. Encyonema gracile Rab. Encyonema lunula Grun. Encyonema paradoxum Ktz. Encyonema prostratum Ralfs. Encyonema prostratum var. major. Encyonema turgiolum Grun. Encyonema ventricosum Grun. Encyonema ventricosum var. minuta Grun. Epithemia argus Ktz. Epitliemia argus var. alpestris Grun. Epithemia argus var. longicornis Grun. Epithemia argus var. nceUata (ocellata). Epitliemia Aspeitiaxa Hérib. Epithemia Aspeitiaxa var. dilatata Hérib. Epithemia cistula Ralfs. Epithemia cistula var. crassa Pant. Epithemia Hyndmannii "W. Sm. Epithemia ocellata Ktz. Epithemia turgida Ktz. — 170 — Epitheinia turgida var. crassa M. Per. Epithemia turgida var. granuiata Grun. Epithemia turgida var. Porcellus M. Per. Epithemia turgida var. Porcellus ïa excavata M. Per. Epithemia turgida var. vertagus Grun. Epithemia Westernianni Ktz. Epitliemia zébra Ktz. Epitliemia zébra var. miuor M. Per. Epithemia zébra var. proboscidea Grun. Epithemia zébra var. uudulata M. Per. Eunotia arcus Eh. Eunotia exigua Rab. Eunotia gracilis Rab. Eunotia hendecaodon Eh. (robusta v. hende). Eunotia lunaris Grun. Eunotia lunaris var. excisa Grun. Eunotia lunaris var. subarcuata Grun. Eunotia lunaris var. imdulata Grun. Eunotia minor Eab. (pectinalis var. minor). Eunotia pectinalis Rab. Eunotia pectinalis f a curta V. H. Eunotia pectinalis var. minor Eab. Eunotia pectinalis var. ventricosa Grun. Eunotia praerupta Eh. Eunotia praerupta var. curta Grun. Eunotia robusta Ralfs. Eunotia robusta var. hendecaodon Ralfs. Eunotia robusta var. tetraodon Y. H. Eunotia tridentula Eh. Fragilaria Bacillum M. Per. Fragilaria binodis Eh. (construens v. binodis). Fragilaria brevistriata Grun. Fragilaria brevistriata var, pusilla Grun.? Fragilaria capucina Desm. Fragilaria capucina var. acuta Grun. Fragilaria capucina var. mesolepta Rab. Fragilaria construens Grun. Fragilaria construens var. binodis Grun. Fragilaria construens var. capitata J. Br. Fragilaria construens var. genuina. Fragilaria construens var. semibonidis Ost. — 171 — Fragilaria elliptica Schum. Fragilaria intermedia Grun. Fragilaria niutabilis Grun. Fragilaria mutabilis var. intercedens Grun. Fragilaria virescens Palis. Fragilaria virescens var. capiïata Ost. Fragilaria virescens var. elongata M. Per. Fragilaria virescens var. oblongella. Fragilaria. vitrea Grun. Fragilaria vitrea var. niinima Ralfs. Fragilaria Zellerii Héiïb. îa axomala Ost. Gomplioiiema abbreviatum Ag. . Gomplionema aeuniinaturn Eh. Gomphonenia angustatum Ktz. Gomphonerna augustatiim var. productuni P. Pet. Gomphonema angustatum var. subaequalis Cleve. Gomplionema auritum Braum. Gomplionema Brebissonii Ktz. Gomplionema capitatum Eli. Gomplionema commutatuni Grun. Gomplionema constrictum Eh. Gomphonema constrictum var. capitata (capitatum) . Gomphonenia dichotonium Ktz. Gomphonema dubravicense Pant. Var. gallica M. Per Gomphonema exiguum Ktz. Gomphonema gracile Eh. Gomphonema gracile var. navictjloides Ost. Gomphonema insigne Greg. Gomphonema intricatum Ktz. Gomphonema intiicatum var. pumila Grun. Gomphonema lagenula Ktz. Gomphonema lanceolatum Eh. Gomphonema micropus Ktz. Gomphonema montanum Schum. Gomphonema mustela Eh. Gomphonema obtusatum Ktz. Gomphonema olivaceum Ktz. Gomphonema olivaceum var. calcarea Cleve. Gomphonema parvulum Ktz. Gomphonema parvulum var. curta R. d'Aub. Gomphonema parvulum var. lanceolata Grun. — 172 — Gonipkonema parvulum var. Micropus (Micropus). Gompbonema parvulum var. subcapitata Grun. Gomplionema parvulum var. subclavatum (subclavatum). Gomplionema salinarum Cleve. Gomplionema Sancte Floretense Ost. Gomplionema Sancte Nectairense R. d'Aub. Gomplionema subclavatum Grun. Gomplionema subramosum Ag. Gomplionema tenellum Ktz. Gomplionema vibrio Eli. Gomplionema vibrio var. hebri dense Rab. Hantzscbia ampliioxys Grun. Hantzscbia ampliioxys ia minor. Hantzscbia ampliioxys var. arverna M. Per. Hantzscbia ampliioxys var. crassa M. Per. Hantzscbia ampliioxys var. hispida M. Per. Hantzscbia ampliioxys var. intermedia Grun. Hantzscliia ampliioxys var. major Grun. Hantzscliia ampliioxys var. minor M. Per. Hantzscliia ampliioxys var Royatense Ost. Hantzscbia ampliioxys var. vivax Grun. Hantzscliia vikgata Grun. Mastogloia Dansei Thw. Mastogloia Dansei var. elliptica Grun. Mastogloia Dansei var. punctata. Mastogloia elliptica Ag. Mastogloia elliptica var. capitata. Mastogloia elliptica var. Dansei Cleve (Dansei). Mastogloia elliptica var. punctata Cleve (Damsei v. p.). Mastogloia Greyillei W. Sm. Mastogloia Grevillei var. lanceolata (lanceolata). Mastogloia lanceolata Thw. Mastogloia Smitliii Thw. Mastogloia Smitliii var. ampbicephala Grun. Mastogloia Smitliii var. lacustris Grun. Melosira arenaria Melosira crenulata Ktz. Melosira crenulata var. tenuis Grun. Melosira crenulata var. tenussima Grun. Melosira Dickiei Ktz. Melosira distans Ktz. — 173 Melosira granulata Balfs. Melosira juergensii A g*. Melosira lineolata Gruii. Melosira minuta M. Per. Melosira moniliformis Ah. Melosira nivalis W. Sm. Melosira Ostrupii Herib. Meosira Eoeseana Eab. Melosira spouligera M. Per. Melosira spinuligera var. spinosissima M. Per. Melosira termis Ktz. (Crenulata v. tennis). Melosira tenuissima Grun. (crenulata v. tenuissima), Melosira Yarennarum M. Per. Melosira varians Ag. Meridion circulare Ag. Méridien constrictum Ealfs. Meridion Heribaudi M. Per. Navicula acrospliaeria Ktz. Navicula acrospliaeria var. saxdvice^sis A. Sch. Navicula af finis Eh. Navicula af finis var. amphirhynehus J. Br. Navicula alpestris Grun. Navicula alpestris var. minima E. d'Aub. Navicula ambigua Eh. Navicula ambigua var. capitata Ost. Navicula amphigomphus Eh. Navicula amjihirkynchus Eh. (af finis v. amphir.). Navicula amphisbaena Borg. Navicula anglica Ealfs. Navicula anglica var. subsalsa Grun. Navicula appendiculata Ktz. Navicula appendiculata var. brevis E. d'Aub. Navicula appendiculata var. irrorata Grun. Navicula atomoides Grun. Navicula atomus Grun. Navicula Aubertii Hérib. Navicula bacillaris Greg. Navicula bacillaris var. inconstantissima Grun. Navicula bacillaris var. thermalis Grun. Navicula bacillum Eh. Navicula bicapitata Lag. — 174 — Navicula bicapitata var. hybri ^a Grim. Navicula biceps Eli. Navicula bipunctata Grun. Navicula Blotji Hérib. Navicula bohemica Eh. Navicula borealis Ktz. Navicula borealis var. linearis M. Per. Navicula Bratjnii Grun. Navicula Brebissonii Ktz Navicula Brebissonii var. attenuata M. Per. Navicula Brebissonii var. curta. Navicula Brebissonii var. diminuta Grun. Navicula Brebissonii var. intermedia M. Per. Navicula Brebissonii var. lanceolata Ost. Navicula Brebissonii var. linearis Navicula Brebissonii var. lucida M. Per. Navicula Brebissonii var. Mormonorttm Grun. Navicula Brebissonii var. subproducta Grun. Navicula Brebissonii var. vulpina. Navicula brevicostata Cleve. Navicula brevicostata var. leptostauron Cleve. Navicula budensis Grun. Navicula Cari Eh. Navicula Cari var. angusta Gr. Navicula Chassagnei Hérib. Navicula cincta Eh. Navicula cincta var. Heufleri Grun. Navicula cincta var. leptocephala Grun. icula cincta var. stricta R. d'Aub. icula claromontensis Hérib. Navicula Colii Hérib. Navicula Comeret Hérib. Navicula contenta Grun. Navicula contenta var. biceps Arnott. Navicula Creg-uti Hérib. Navicula cryptocephala Ktz. Navicula cryptocephala var. exilis Ktz. Navicula cryptocephala var. intermedia Grun. Navicula cuspidata Ktz. Navicula cuspidata var. minima Comere. Navicula cuspidata var. minor. Navi Navi — 175 — \ a viru la dactylus Ktz. Navicula dactylus var. mixor Ost. Navicula Dariana A. Sch. var.? Navicula debilitata M. Per. Navicula Deblockh M. Per. Navicula Delpiroui M. Per. Navicula dicephala Eh. Navicula dicephala var. miuor. Navicula digitoradiata Greg. Navicula distinguenda Cleve. Navicula divergeas W. Sm. Navicula divergentissima Grun. Navicula dubia Eh. Navicula elliptica Ktz. (Diploneis elliptica). Navicula exigua Greg. Navicula fasciata Lag. Navicula fasciata var. gigantea M. Per. Navicula fasciata var. inconstantissiina. Navicula fasciata var. marcata Ost. Navicula fasciata var. thermalis. Navicula firma Ktz. Navicula Flotowii Grun. Navicula fonticola Grun. Navicula fontinalis Grun. Navicula Gasilidei M. Per. Navicula Gasilidei var. major M. Per. Navicula Gasilidei var. minor M. Per. Navicula gastrum Eh. Navicula gastrum var. major. Navicula gentil is Donkin. Navicula gibba Ktz. Navicula gigas Ktz. Navicula gomphonemacea Ost. Navicula gracilis Eh. Navicula gracilis var. neglecta Y. H. Navicula gracillima Ralfs. Navicula gracillima var. stauroneif orrais. Navicula gregaria Donkin. Navicula balophila Grun. Navicula halophila f a minor. Navicula halopbila var. arvernense R. d'Aub. — 176 — Navicula lialopliila var. gallica Ost. Navicula lialopliila var. minuta R. d'Aub. Navicula lialopliila var. obscura R. d'Aub. Navicula hemiptera Ktz. Navicula hemiviridtjla M. Per. Navicula Hilseana Jan. Navicula humilis Donk. (liungarica v. huniilis). Navicula îiiiinilis var. Lineburgensis Grun. Navicula bungarica Grun. Navicula bungarica var. liumilis Grun. Navicula hyal ma Ktz. (Diploneis byalina). Navicula Hyrtlyi Pant, var. linearis Ost. Navicula inaequilatera La g. Navicula intégra Ralfs. Navicula iridis Eli. Navicula iridis var. undalata Grun. Navicula irrorata Grev. Navicula Kutzingiana H. L. Sm. Navicula lactjnartjm Grun. Navicula laevissima Ktz. Navicula lanceolata Ktz. Navicula lata Breb. Navicula legumen. .\ avicula lepida Greg. Navicula leptocepliala Breb. Navicula leptogongyla. Navicula limanense Ost. Navicula limosa Ktz. Navicula limosa var. maculât a M. Per. Navicula limosa var. sîlicula Gr. (silicula Eb.). Navicula limosa var. subinflata Grun. Naviicula linearis Grun. Navicula macra A. Scb. Navicula major Ktz. Navicula major var. Berriati Hérib. Navicula major var. latefasciata Ost. Navicula major var. Pagesi Hérib. Navicula megaloptera Eb. jN avicula megaloptera var. densecostata R. d'A. Navicula mcnisculus Scbum. (peregrina var. menisculus), Navicula menisculus var. inconspicua R. d'Aub. — 177 — Navicula mesolepla Eh. Navicula mesolepta var. Alberti Hérib. Navicula mesolepta var. stauroneiformis Grun. Navicula microstaurnn Eh. Navicula minima Grun. Navicula rninuscula Grun. Navicula mutica Ktz. Navicula mutica var. capiïata Ost. Navicula mutica var. Cohnii Hilse. Navicula mutica var. entoleton Ost, Navicula mutica var. ltjcida M. Per. Navicula mutica var. Goepperttana Bleisch. Navicula mutica var. quinquenodis Grun. Navicula naveana Grun. Navicula nivalis Eh. Navicula nobilis Ktz. Navicula nodosa Eh. Navicula nodosa var. arverna M. Per. Navicula northumbricaeformis M. Per. Navicula notata M. Per. Navicula notata var. imperfecta R. d'Aub. Navicula notata var. mtnor R. d'Aub. Navicula oblonga Ktz. Navicula oblonga var. alternais M. Per. Navicula oblonga var. curta M. Per. Navicula oblonga var. directa Pant. Navicula oblonga var. Gasilidei M. Per. Navicula Ostrupii Hérib. Navicula pannonica Schum.? var. Navicula parva Eh. Navicula peregrina Ktz. Navicula peregrina var. menisculus brun. Navicula peregrina var. meniscus Grun. Navicula perpusilla Grun. Navicula placentula Ktz. Navicula polygramma Schum. var. navicularis. Navicula producta W. Sm. Navicula pseudo bacillum Grun. Navicula pumila Grun. Navicula pupula Ktz. Navicula pusilla W. Sm. — 178 — Navicula pygmaea Ktz. Navicula quinquenodis Grun. Navicula radiosa Ktz. Navicula rad'iosa var. acuta Grun. Navicula radiosa var. tenella Breb. Navicula Reinhardtii Grun. Navicula Reinhardtii var. elliptica M. Per. Navicula retusa Breb. Navicula retusa var. subrecta. Navicula rhomboïdes Eh. (Vanheurckia rhomb.) Navicula rhynchocephala Ktz. Navicula rotaeana Rab. Navicula rupestris Hantz. (viridis var. rup.). Navicula Schilberszkyi Pant. Navicula Schumanniana Grun. NaVicula sculpta Eh. Navicula sculpta var. gigantea M. Per. Navicula sculpta var. major Cleve. Navicula sculpta var. minor M. Per. Navicula seminulum Grun. Navicula seminulum var. fragilarioides Grun. Navicula Sennenii M. Per. Navicula silicula Eh. (liniosa Ktz.). Navicula silicula var. curta Ost. Navicula silicula v'ar. genuina Cleve. Navicula silicula var. gibberula. Navicula silicula var. inflata. Navicula silicula var. truncatula Grun. Navicula silicula var. ventricosa (ventricosa) . Navicula slesvicensis Grun. Navicula sphaerophora Ktz. Navicula sphaerophora var. obttjsa M. Per. Navicula sphaerophora var. Schmidtii M. Per. Navicula stauroptera Grun. Navicula stauroptera var. intermedia. Navicula stauroptera var. interrupta Cleve. Navicula stauroptera var. parva Grun. Navicula stomatophora Grun. Navicula streptoraphe Cleve. Navicula streptoraphe var. minor Cleve. Navicula subcapitata Greg. — 179 — Navicula subcapitata var. paucistriata Grun. Navicula subcapitata var. stauroneiformis P. Pet. Navicula sublinearis Grun. Navicula stjbtilissima Cleve. Navicula Tàmboubense M. Per. Navicula tenella lîreb. (radiosa var. ten.). Navicula termitiana Eh. Navicula trinodis W. Sm. Navicula turnida W. Sm. Navicula tuecula Eh. Navicula tuscula var. minor. Navicula undulata Greg. Navicula veneta Ktz. Navicula ventricosa Eh. Navicula ventricosa var. avekna E,. d'Aub. Navicula ventricosa var. bacillaris M. Per. Navicula ventricosa var. laevis M. Per. Navicula ventricosa var. minuta Grun. Navicula ventricosa var. subtrunculata. Navicula ventricosa var. ? Navicula viridis Ktz. Navicula viridis var. commutata Grun. Navicula viridis var. fallax Cleve. Navicula viridis var. intermedia Cleve. Navicula viridis var. rupestris Hantz. Navicula viridula Ktz. Navicula viridula t' a minor. Navicula viridula var. major. Navicula vulpina Ktz. Navicula Sp.? A. Sch. Atl., PI. 49, fig. 53. Nitzschia acuminata Grun. Nitzschia acutiuscula Grun. Nitzschia amphibia Grun. Nitzschia angflaris "W. Sm. Nitzschia angularis var. af finis Grun. Nitzschia angustata Grun. Nitzschia angustata var. curta Y. H. Nitzschia apiculata Greg. Nitzschia bilobata W. Sm. Nitzschia bilobata var. fossilis M. Per. Nitzschia bilobata var. minor Grun. — 180 — Nitzschia Brebissonii W. Sm. Nitzschia calicla Grun. (TrybKonella v. cal.) Nitzschia communis Rab. Nitzschia commimis var. abbreviata Grun. Nitzschia communis var. obtusa Grun. Nitzscliia commutata Grun. Nitzschia commutata var. major. Nitzschia oonstricta Ralfs. Nitzschia Couderti Hérib. Nitzschia debilis Pant. Nitzschia denticula Grun. Nitzschia dissipata Grun. Nitzschia dubia W. Sm. Nitzschia dubia var. minor A. Per. Nitzschia flumevensis Grun. Nitzschia fonticola. Nitzschia Frauenfeldii Grun. Nitzschia frustulum Grun. Nitzschia frustulum var. minutula Grun. Nitzschia frustulum var. perminttta Grun. Nitzschia frustulum var. tenella Grun. Nitzschia gentilis R. d'Aub. Nitzschia gentilis Var. ellipttca R. d'Aub. Nitzschia Hantzschiana Rab. Nitzschia Heufleriana Grun. Nitzschin, Heufleriana var. major M. Per. Nitzschia hungarica Grun. Nitzschia hungarica var. ltnearis Grun. Nitzschia hybrida Grun. Nitzschia inconspicua Grun. Nitzschia intermedia Hantz. Nitzschia Kîttlii Grun. Nitzschia Kittlii var. minor Ost. Nitzschia Kiïtzingiana Hilse. Nitzschia lanceolata W. Sm. Nitzschia lanceolata f a minima "V. H. Nitzschia lanceolata var. tncrestans Grun. Nitzschia levideivsts "W. Sm. Nitzschia linearis W. Sm. Nitzschia littorea Grun. Nitzschia maxima Grun. — 181 — Nitzschia microcephala Grun. Nitzschia minuta Bleisch. Nitzschia mirwtula (irun. (Frustulum var. rninutula). Nitzschia obtusa W. Sni. Nitzschia obtusa va.r. uaua Grun. Nitzschia ovalis Arn. Nitzschia palea W. Siu. Nitzschia palea var. debilis Grun. Nitzschia palea var. tenuirostris Grun. Nitzschia paradoxa Gnrel. Nitzschia perminuta Grun. (Frustulum v. per.). Nitzschia punctata Grun. Nitzschia recta Hantz. Nitzschia romana Grun. Nitzschia rugosa Ost. Nitzschia Schweinftjrtii Grun. Nitzschia sigma W. Sm. Nitzschia sigma var. sigmatella Grun. Nitzschia sigmoidea W. Sm. Nitzschia sinuata Grun. Nitzschia socialis Greg. Nitzschia spathulata Breb. Nitzschia spectabilis Ralfs. Nitzschia stagnarum Eab. Nitzschia Sïoliczkiaxa Grun. var. arverna M. Per. Nitzschia tenuis W. Sra. Nitzschia therrnalis Auers. Nitzschia therrualis var. intermedia V. H. Nitzschia Tryblionella Hantz. Nitzschia Tryblionella var. calida Grun. Nitzschia Tryblionella var. gigantea M. Per. Nitzschia Tryblionella var. salinarum Grun. Nitzschia verniicularis Hantz 1 . Nitzschia Victoria? Grun . Nitzschia vitrea Norm. Nitzschia vitrea var. gallica M. Per. Nitzschia vitrea var. gallica f a fossilis M. Per. Nitzschia vitrea var. major Grun. Nitzschia vitrea var. mixor Ost. Nitzschia vitrea var. scintillans M. Per. Pleurosigma acuniinatum Grun. — 182 — Pleurosigraa attenuatuni "W. Sm. Pleurosigma balticum W. Sm. Pleurosigma balticum var. Wansbeckii Donk. Pleurosigma Brebissonii Grun. Pleurosigma Spencerii W. Sm. Pleurosigma Spencerii var. Arnotii Grun. Rhoicosphenia curvata Grun. Rhoicosphenia curvata var. fracta Cleve. Rhoicosphenia Yan Heurckii Grun. Rhoicosphenia Sp.? Rhopalodia Aubertii Hérib. Rhopalocïia Berriati Hérib. Rbopalodia Charbonelii Hérib. Rhopalodia constricta O. Miïll. (gibberula v.). Rhopalodia gibba 0. Mïill. Rhopalodia gibba var. ventricosa O. Mull. Rhopalodia gibberula O. Mull. Rhopalodia gibberula var. constricta 0. Mull. Rhopalodia gibberula var. musculu\s (Musculus). Rhopalodia gibberula var. producta 0. Mull. Rhopalodia gibberula var. succincta 0. Mull. Rhopalodia gibberula var. protracta O. Mull . Rhopalodia gibberula var. Van Heurckii 0. Mull. Rhopalodia gibberula var. ventricosa (gibba v. vent.) Rhopalodia Heribafdi M. Per. Rhopalodia musculus H. Per. Rhopalodia musculus var. capitata M. Per. Rhopalodia rupestris 0. Mull. Rhopalodia veiitricosn (Gibba v. vent.). Rhopalodia Sp.? f a monstrtjosa. Schizonema crucigertjm W. Sm. Schizonema ramosissimum Ag. Scoliopleura galltca M. Per. Scoliopleura Peisonis Grun. Scoliopleura travertinorum R. d'Aub. Sigma radiata M. Per. Stauroneis anceps Eh. Stauroneis anceps var. crassa Ost. Stauroneis anceps var. hyalina M. Per. Stauroneis anceps var. hyalina f a crassa Ost. Stauroneis anceps var. linearis Eh. — 183 — Stauroneis dilatata W. S ni. Stauroneis Glangeaudi Hérib. Stauroneis IIyi Hérib. Stauroneis incurvata R. d'Àub. Stauroneis phoenicenteron Eh. Sauroneis phoenicenteron var. ainphieephala. Stauroneis phoenicenteron var. lanceolata J. Brun. Stauroneis ptjnctata W. Sm. (Navicula tuscula). Stauroneis salin a W. Sm. Stauroneis Srnithii Grun. Stephanodiscus sp.? Surirella angusta Ktz. Surirella angustata? Surirella apiculata W. Sm. Surirella Aubertlt Herib. Surirella bifrons Eh. Surirella biseriata Breb. Surirella Chassagnei Hérib. Surirella coediformis Ost. Surirella Couderti Hérib. Surirella Couderti var. minor M. Per. Surirella crumena Breb. Surirella elegans E. Surirella elegans var.? E. d'Aub. Surirella gracilis Grun. Surirella linearis W. Sm. Surirella linearis var. minor f a gonstricta M. Per. Surirella minuta Breb. Surirella ovalis Breb. Surirella ovalis var. angusta (angusta). Surirella ovalis var. cuneata M. Per. Surirella ovalis var. elongata M. Per. Surirella ovalis var. fossilis M. Per. Surirella ovalis var. linearis M. Per. Surirella ovalis var. minuta (minuta). Surirella ovalis var. torta M. Per. Surirella ovalis var ? Ost. Surirella ovata Ktz. Surirella ovata f a minor. Surirella ovata var. minuta (minuta). Surirella ovata v>ar. pinnata (pinnata). — 184 — Surirella ovata var. sueviea Grun. Surirella patella Ktz. Surirella Peisonis Pant. Surirella pinnata W. Sm. Surirella robusta Eh. Surirella salin a W. Sm. Surirella Sancte Nectairense E. d'Aub. Surirella spiralis Ktz. Surirella splendida Eh. Surirella splendida var. minuta. Surirella striatula Turp. Surirella sueviea zeller (ovata v. sueviea). Synedra acus Ktz. Synedra acus var. fossilis Grun. Synedra acus var. fossilis f a anomala M. Per. Synedra af finis Ktz. Synedra affinis f a anomala Ost. Synedra affinis var. tabulata V. H. Synedra affinis var. thermalis M. Per. Synedra affinis var. travertixortjm Ost. Synedra amphicephala Ktz. Synedra angusïa Ost. Synedra delicatissima W. Sm. Synedra gracilis Ktz. Synedra investiexs W. Sm. Synedra minuscula Grun. Synedra minuscula var. latestrtata Ost. Synedra minuscula var. undtjlata M. Per. Synedra oxyrhynchus Ktz. Synedra pulchella Ktz. vSynedra rumpens Ktz. Synedra subaequalis Grun. (Ulna v. subaeq.) Synedra ulna Eh. Synedra ulna var. aequalis Pab. Synedra ulna var. amphirhynchus Grun. Synedra ulna var. caloarea P. d'Aub. Synedra ulna var. curta M. Per. Synedra ulna var. danica Y. H. Synedra ulna var. laevis Eh. Synedra ulna var. lanceolata Grun. Synedra ulna var. longissima J. Brun. 1S5 — s> aedra ulna var. oblongella ? Synedra ulna var, obusa V. H. Synedra ulna var. splendens J. Brun. Synedra ulna var. subaequalis V. H. Synedra ulna var. subcontbacta Ost. Synedra ulna var. vitrea V. H. Synedra vaucheriae Ktz. Synedra vaucberiae var. parvula Rab. Tabellaria fenestrata Ktz. Tabellaria flocculosa Ktz. TetracycliivS rupestris Grun. Tetracyclus sp? Vanbeurckia crassinervia Breb. (rhomb. v. crassinervia), Vanbeurckia rhomboides Breb. , Vanbeurckia rhomboides var. crassinervia. Vanbeurckia rhomboides var. saxonica Rab. \ anheurckia viridula Breb. Vanheurckia vulgare V. H. Vanbeurckia vulgare var. lacustris M. Per. RESULTATS ACQUIS. Ce tableau fait ressortir que la Flore des travertins d'Auvergne comporte 789 espèces ou variétés; parmi ces formes, 235 sont nouvelles pour la Flore d'Auvergne et 167 sont nouvelles pour la Flore générale. ffîAÏ PLANCHE 1 Figure Page 1. Amphora Atkaiiasii M. Per. (Ternant) 184 2. Sancti-Martiali M.Per. (St-Martial). 98 3. - - - - 98 4. Cymbella Cuudertii Hérib. (Ternant) 135 5. Amphora salina W. Sm. var. capitata M. Per. (Bais) • 106 6. Cymbella Sa-nctœ-Margaritœ M. Per. (Ste-Mar- guerite) 90 T. Cymbella helvetica Ktz. var. signata M. Per. (St-Alyre) 1± 8. Cymbella gastroides Ktz. var. volvicense M. Per. (Yolvie) 31 9. Navicula fasciata Lag. var. gigantea M. Per. (Tambour) U5 10. Navicula ventricosa Eh. var. laevis M. Per- (Bais) 110 11. x\avicula Gasilidei Hérib. (Ste-Marguerite) ... 92 12. — var. major M. Per. (Ter- nant) 13T 13. Navicula Gasilidei var. minor M. Per. (Ter- nant) 138 14. Navicula Debloekii Hérib. (St-Alyre) 15 15. — limosa Ktz. var. maculata M. Per (Ste-Marguerite) 93 16. Navicula sphaerophora Ktz. var. obtusa M. (Bais) 109 17. Navicula hemiviridula M. Per. (Tambour).... 115 18. — Colii Hérib. (Bais) 108 19. — northumbricaeformis M. Per. (St- Alyre) 15 — 188 — Figure Page 20. Navicula Tambourense M. Per. (Tambour) 116 21. — ventricosa Eh. var. bacillaris M. Per. (Bais) HO 22. Navicula ruuticaKtz. var. lucida M. Per. (Bais) 109 23. Navicula oblortga Ktz. var. altemans M. Per. (Ternant) 138 PLANCHE II Figure Page 1, 2. Aclmantkes Delpiroui M. Per. (Tambour). 113 3. Pagesi M. Per. (Tambour) 114 4, 5. — pseudo-autiqua M. Per. (St- Alyre) 13 6,7,8. fossilis M. Per. (Ste-Marguerite) 89 9. lanceolata Breb. var. maxima M. Per. (Yolvic) 30 10,11. Leveillei Hérib. (St-Alyre) ... 11 12, 13. Bacillum M. Per. (Tambour). 113 14-16. Martyi Hérib. (Ste-Marguerite) 89 17. Gomphonenia dubraviceuse Pant. var. gal- lica M. Per. (Volvic) 32 18,19. Amphiprora liieufii Hérib. (Bais) 106 20. Sigma radiata M. Per. (St-Martial) 100 21. Navicula sculpta var. gigantea M. Per. (Ste- Marguerite) 93 22. debilitata M. Per. (Bais) 108 23. — Brebissonii Ktz. var. iutermedia M. Per. (Ste-Marguerite) 92 24. Diploneis interrupta Cleve. var. major M. Per. (Bais) 107 25. Diploneis interrupta Cleve. var. fossilis M. Per. (Bais) 107 26-27. Melosira spinuligera M. Per. (Coudes) 121 28-29. — var. spinulosissima M. Per. (Coudes) 121 30. Hantzschia amphioxys Grun. var. liispida M. Per. (Ternant) 136 31. Hantzschia amphioxys Grun. var. crassa M. Per. (Bais) 107 — 190 — Figure Page 32. Nitzschia bilobata W. Sm. var.. fossilis M. Per. (Ste-Marguerite) ■•• 93 33. Nitzschia dubia W. Sm. var. minor M. Per. (Ternant) 139 34. Hantzschia amphioxys Grun. var. arverna M. Per. (Ternant) 136 35. Scoliopleura gallica M. Per. (Ste-Margne- rite) 94 PLANCHE III Figure Page 1. Surirella Couderti Hérib. (Ternant) 140 2. — — var. ininor M. Per. (Ternant) 140 3. — linearis W. Sm. var. minor i a con- stricta M. Per. (Tambour) 117 4. — ovalis Breb. var. linearis M. Per. (Ternant) 141 5. — ovalis var. cuneata M. Per. (Ste-Mar- gnerite) 96 6. — ovalis var. fossilis M. Per. (Ste-Mar- guerite; 96 7. ovalis var. elongata M. Per. (St-Mar- tial) 101 8. Chassagnei Hérib. (Ternant) 140 9. Rhopalodia Musculus Per. var. capitata M. Per. (Ste-Marguente) 94 10. Fragilaria Bacilluni M. Per. (Ternant) 136 11. Nitzschia Tryblionella var. gigantea M. Per. (Ste-Marguerite) 94 12. — Stoliczkiana Grun. var. arverna M. Per. (Tambour) 117 13. — vitrea Norni. var. scintillans M. Per. (Ternant) 139 14. _ Couderti Hérib. (Ternant) 138 15. Synedra minuscula Grun. var. undulata M. Per. (Volvic) 34 16. — acus Ktz. var. fossilis f a anomala M. Per. (St-Alyre) 124 17. — affinis Ktz. var. thernialis M. Per. (Volvic) 34 18 — ulna Eh. var. curta M. Per. (Volvic). 34 PLANCHE ÏV Toutes ces espèces sont de Saint-Nectaire. Figure Page 1. Aniphora Sanete-Nectairense R. d'Aubert 69 2. acutiuscula Ktz. var. neglecta R. d'Aub 68 3. acutiuscula Ktz 68 3bis. — Prudentii Hérib 69 4. saliua W.Sm. var.capitata R. d'Aub. 69 5. flimiinensis Gruu 69 6. — — var. curta R. d'Aub 69 7. — Berriati Hérib 68 8. — var. miuor R. d'Aub 69 9. affinis Ktz 68 10. Cyrnbella Deblockii Hérib 70 11. L-ymbil'ormis Eli. var. consimilis R. *>Aub ^ 70 12. parva . W. Sm 72 13. gallica M. Per. var. calcarea R. d'Aub 71 14. gallica var. crassa R. d'Aub 71 15. — var. curta R. d'Aub 71 16. norvegica Grun.var.minor. R. d'Aub. 71 17. pusilla Glrun 72 18. Encyonema ventricosum Ktz. var. minuta Hilse. 72 19. Mastogloia Dansai ïhw. (.4. diaplirag-rne. B. valve) 73 20. Stauroneis Hyi Hérib 80 21. Glangeaudi Hérib 79 22. anceps Eh. var. linearis Eb 79 23. — incurvata R, d'Aub 80 24. Navicula major Ktz. var. Pag-esi Hérib 76 25. — var. Berriati Hérib 76 26. Ostrupii Hénb 77 27. meg'aloptera Eh. var. deusecostata R. d'Aub 76 28. — borealis Eh 74 — 193 — Figure Page 29. Navicula parva Eh 77 30. Delpiroui Ilérib 75 31. — Blotii Hérib 74 32. — appendiculata Ktz 74 33. — var. brevis 11. d'Aub. 74 34. — naveana Grun 76 35. — budensis Grun 74 36. — notata M. Per. var. imperfecta R. d'Aub 76 37. notata var. ininor R. d'Aub 76 38. — subcapitata Grun. var. stauroneifor- mis Grun 77 39. — Menisculus Schum. var. inconspicua R. d'Aub 76 40. — cincta Eh 74 41. — var. Heufleri Grun 74 42. — — var. strieta R. d'Aub 74 43. — gracilis Ktz 75 44. cari Eh 74 45. — viridula Ktz 78 46. — slesvicensis Grun 77 47. — veneta Ktz 77 48. eryptocephala Ktz. var. exilis Grun. 74 49. — digitoradiata Greg 75 50. — anglica Ralfs 73 51. — dicephala W. Sm 75 52. Sennenii M. Per 77 53. Diploneis elliptica Cleve var. oblongella Cleve. 72 54. — elliptica var. minutissima Cleve 72 55. Navicula pygmea Ktz 77 56. — mutica Ktz 76 57. — — var. Cohnii Hilse 76 58. — var. Goeppertiana Bleisch ... 76 59. — — var. quinquenodis Grun 7b 60. — ambigua Eh 73 61. — Aubertii Hérib 74 62. — halophila Grun 75 63. — — var. arvernense P. d'Aub. 75 64. — — var. obscura R. d'Aub 75 65. — — var. minuta R. d'Aub 75 7 PLANCHE V Toutes ces espèces sont de Saint-Nectaire. Figure Page 1. Navicula sculpta Eh 77 2. boheinica Eh 74 3. ventricosa Eh 77 4. — var. arverna E. d'Aub.... 77 5. — lacunarum Grun 75 6. — fontinalis Grun 75 7. bacillaris Greg. var. thermalis Grun. 74 8. — var.inconstantissima Grun. 74 9. Schumanniana Grun 77 10. alpestris Grun. var.minima E. d'Aub. 73 11. — minuscula Grun. * 76 12. — Flotowii Grun 75 13. Scoliopleura travertinoruna E. d'Aub 79 14. Vanheurckia vulgaris v . Heurck 81 15. Goniphonema parvulum Ktz. var. curta E. d'Aub. 73 16. parvulum Ktz 73 17. conimutatum Grun 72 18. — intricatum Ktz 73 19. Sancte Neetairense E. d'Aub 73 20. — olivaceum Ktz. var. calcarea E. d'Aub 73 21. Ehoicosphenia curvata Grun 78 22. Achnanthes Aubertii Ilérib 67 23. subsessilis Eh 68 24. coarctata Breb 68 25. — lanceolata Grun 68 26. — minutissima Ktz 68 27. — - minutissima var. curta Grun 68 28. Cocconeis Placentula Eh 70 29. Epithemia turgida Ktz 72 30. — — var. crassa M. Per 72 — 195 — Figure Page 31. Epithemia turgida var. gTanulata Grun 72 32. Rhopalodia gibberula U. Mùll 79 ûô. var. producta O. M/iill.... 79 34. Aubertii Herib 78 35. Berriatii Herib 79 36. Charboimelii Herib 79 37. Ceratoneis Arcus Ktz 70 38. Synedra nlna Eh. var. calcarea E,. d'Aub 8.1 39. — acus Giuu 81 40. delicatissima W. Sm 81 41. minuscula Grun 81 42. Fragilaria virescens Ralfs 72 13. var. Qblougella Grun 72 44. capucina Desm 72 45. var. acuta Grun 72 46. construens Grun. var. capitata J.Br. 72 47. — var. genuina Grun 72 48. Denticula valida Pedic. (à 1200 et à deux mises au point différentes) 72 49. Denticula Kittomiana Grun 72 50. Tetracyclus rupestris Grun. 81 51. Hantzschia amphioxys Grun 73 52. — — var. intermedia Grun. 73 53. Coscinodiscus travertinorum R. d'Aub 70 PLANCHE VI Toutes ces espèces sont de Sai nt-N ectadre. Figure Page 1. Nitzscbia calida Grun 78 2. bungarica Grun 78 3. bungarica var. linearis Grun 78 4. apiculata Grun 78 5. cornmutata Grun 78 6. — thernialis Auers 78 7. — spectabilis Ralfs (fragment à 330/1) 78 8. — anipbibia Grun 78 9. gentilis R. d'Aub 78 10. — gentilis var. elliptica R. d'Aub 78 11. acutiuscula Grun 78 12. — Kùtzingiana Hilse 78 13. — comniunis var abbreviata Grun 78 14. — Frustulum Grun 78 15. — fonticola Grun 78 16. Surirella elegans Eb. var. d'Aub 80 17. — elegans Eb 80 18. ovalis Breb 81 19. — Patella Eb 81 20. — ovata Ktz 81 21. minuta Breb 81 22. — Sancte Nectairense R. d'Aub 81 23. Campylodiscus Clypens Eb. (fragment) 70 24. Melosira varians Ag. 73 25. — crenulata Ktz 73 26. Roeseana Rab 73 27-28. Rbopalodia Heribaudi M. Per (Beaulieu)... 154 PLANCHE VII Figure Page 1. Navicula ventricosa Ktz. var. ? E.Ost. (Coudes) 122 2. faseiata Lag. var. marcata E. Ost. (Coudes) 122 3. — silicula Eh. var. truncatula Grun. (Coudes) 122 4. ambigua Eh. var. capitata E. Ost. (Coudes) : 121 5. Stauroneis anceps Eh. var. crassa E. Ost. (Coudes) 123 6. anceps var. hyalina M.Per. i' a crassa E. Ost. (Coudes) 123 7. Mastogloia elliptica var. punetata Cleve (Cou- des) m 8. Fragilaria Zellerii Hérib. f a anomala E. Ost. (S e Robert) 125 9. Synedra affinis Ktz. f a anomala E. Ost. (Royat) 27 10. Hantzschia amphioxys Grun. var.Royatense E. Ost, (Royat) 25 11. Melosira Ostrupii Hérib. (Royat) 26 12. spinuligera var. spinosissima M. Per. (Coudes) 121 13. Gomphonema gracile Eh. var. naviculoides E. Ost. (Coudes) 120 14. Navicula Chassagnei Hérib. (Chateauneuf) ... 57 15. Rhoicosphenia S'p.P E. Ost. (St-Floret) 132 16. Rhopalodia sp. ? f a monstruosa E. Ost. (Com- pissade) 64 17. Navicula mutica var. capitata E.Ost. (Rouzat). 53 18. — var. entoleia E. Ost. (Coudes) 122 19. Gomphonema Sancte Florentense E. Ost. (St- ret) 130 20. Navicula Comerei Hérib. (S e Robert) 125 21. Surirella cordiformis E. Ost. (Gimeaux) 50 — 198 FlrtURE i'AGE 22. Surirella ovalis var.? E. Ost. (Gimeaux) 51 23. Cocconeis Ostrupii M. Per. (Médagues) 38 24. Surirella ovalis var. punctatissima E. Ost. (Gi- meaux) 51 25. Navicula major Ktz. var. latefasciata E. Ost. (Coudes) * 122 26. Surirella Aubertii Hérib. (Coudes) 123 27. Navicula Daetylus Ktz. var. miuor E. Ost. (Coudes) 121 28. Nitzsehia rugosà E. Ost, (St-Floret) 131 29. Epitliemia Azpeitiana Hérib. (Chatelguyon) ... 43 30. var. ventr.icosa E. Ost. (Chatelguyon) 43 31. Ampliora ovalis var. elongata E. Ost. (Eoyaty. 25 32. Navicula limanense E. Ost. (Coudes) 130 33. Aclinantlies Lancettuia E. Ost. (Coudes) 120 34. — 120 35. Navicula gomphonemacea E. Ost. (Rue de la Garde) ■•■> 20 36. Synedra af finis var. travertinorum E. Ost. (St- Floret) 132 37. Navicula halopkila var. galliea E. Ost. (Eue de la Garde) 20 38. Claromoutensis Hérib. (Eue de la Garde) 19 39. Cymbella cistula var. maculata t a subrecta E. Ost. (La Gravière) ••• 156 40. Meridion Héribaudi M. Per. (Mareuglieol)... 142 41. Cymbella cistula f a abnormis E.Ost. (Leyvaux) 158 42. Navicula uodosa var. arverna M. Per (Barège). 152 43. Cocconeis Grosii Hérib. (St-Floret) 129 44. Ai lmanthes Haynaldii Scliaar. (v. supérieure) (St-Floret) 129 c ( 45. Synedra angusta E. Ost. (Royat) 46. ulna Eli. var. subcontracta E. Ost. (Rouzat) 54 TABLE DES ESPÈCES NOUVELLES Planche Page Achnanthes Aubertii Hérib V, fig. 22. 67 Bacillum M. Per II, fig. Ï2, 13. 113 Delpiroui M. Per II, fig. 1,2. 113 fossiiis M. Per : II, fig. 6, 7, 8. 89 — lanceolata var. inaxima M. Per. II, fig. 9. 30 Lancettula E. Ost VII, fig. 33, 34. 120 — Leveillei Hérib II, fig. 10, 11. 11 — Martyi Hérib II, fig. 14-16. 89 — Pagesi M. Per II, fig. 3. 114 — pseudoantiqua M. Per II, fig. 4, 5. 13 x\mphiprora Rieufii Hérib II, fig. 18, 19. 106 Amphora acutiuscula var.neglecta R. d'Aub. IV, fig. 2. 68 — Athanasii M. Per I, fig. 1. 134 — Berriati Hérib IV, fig. 7. 68 — var. rniuor R. d'Aub.... IV, fig. 8. 69 — flimiinensis var. curta R. d'Aub... IV, fig. 6. 69 ovalis var. elongata E. Ost VII, fig. 31. 25 — Prudentii Hérib IV, fig. Sbis. 69 sali na var. capitata M. Per I, fig. 5. 106 — salina var. capitata R. d'Aub IV, fig. 4. 69 — Sancte-Nectairense R. d'Aub IV, fig. 1. 69 Sancti Martiali M. Per I, fig. 3. 98 Coecoueis Grosii Hérib VII, fig. 43. 129 — Ostrupii Hérib VII, fig. 23. 38 Coscinodiscus travertinorum R. d'Aub V, fig. 53. 70 Cymbella cistula f a abnormis E. Ost VII, fig. 41. 158 — — var. maculata i' a subrecta E. Ost VII, fig. 39. 156 Couderti Hérib I, fig. 4. 135 — cymbiformis var. eonsimilis R. d'Aub IV, fig. 11. 70 — 200 — Planche Page Cymbella Deblockii Hérib IV, fig. 10. T0 — gallica var. calcarea R. d'Aub. ... IV, fig. 13. Tl — — var. crassa R. d'Aub IV, fig. 14. 71 var. curta R. d'Aub IV, fig. 15. Tl — gastroides var. volvicense M. Per. I, fig. 8. 31 — helvetica var. signata M. Per.... I, fig. 7. 14 — norvegica var. minor R. d'Aub... IV, fig. 16. 71 — Sancta? Margaritse M. Per I, fig. 6. 90 Diploneis interrupta var. fossilis M. Per.... II, fig. 25. 107 — var. major M. Per. ... II, fig. 24. 107 Epithemia Aspeitiana Hérib VII, fig. 29. 43 — var. dilatata E. Ost. VII, fig. 30. 43 Fragilaria Bacillum M. Per III, fig. 10. 136 — Zellerii f a anoniala E. Ost VII, fig. 8. 125 Gompbonema dubravicense var. gallica M. Per II, fig. 17. 32 — gracile var. naviculoides E. Ost VU, fig. 13. 120 parvulum var.curta R. d'Aub. V, fig. 15. 73 — Sancte Floretense E. Ost. ... VII, fig. 19. 130 — Sancte Nectairense R. d Aub. V, fig. 19. 73 Hantzschia arnphioxys var. arverna M. Per. II, fig. 34. 136 var. crassa M. Per... II, fig. 31. J07 — var. hispida ivi. Per. II, fig. 30. 136 — — var.royatense E.Ost. VII, fig. 10. 25 Mastogloia elliptica var. punctata Cleve. ... Vil, fig. 7. 121 Melosira Ostrupii Hérib VII, fig. 11. 26 — spinuligera M. Per II, fig. 26, 27. 121 — — var. spinosissima M. Per II, fig. 28, 29. 121 — var. spinosissima ? M. Per VII, fig. 12. 121 Meridion Heribaudi M. Per VII, fig. 40. 142 Navicula alpestris var. minima R. d'Aub.... V, fig. 10. 73 — ambigua var. capitata E. Ost VII, fig. 4. 121 appendiculata var.brevis R. d'Aub IV, fig. 33. 74 — Aubertii Hérib IV, fig. 61. 74 — Blotii Hérib IV, fig. 31. 74 — Brebissonii var. attenuata M. Per. 99 — — var.intermedia M. Per. II, fig. 23. 92 — 201 — Planchb Page Navicula Brebissonii var. lanceolata E. Oet. 121 — Ckassagnei Hérib VU, fig. 14. 57 — cincta var. stricta R. d'Aub IV, fig-. 42. 74 — claromontensis' Hérib VII, fig. 38. 19 — Colii Hérib I, fig. 18. 108 — Comerei Hérib VII, fig. 20. 125 — cuspidata var. minima Comère ... 154 — Dactylus var. ininor E. Ost Vil, fig. 27. 121 — debilitata M. Per II, fig. 22. 108 — Deblockii M. Per I, fig. 14. 15 — Delpiroui M. Per IV, fig. 30. 75 — fasciata var. gigantea M. Per I, fig. 9. 115 — — var. marcata E. Ost VII, fig. 2. 122 — Gasilidei M. Per I, fig. 11. 92 _ — var major M. Per I, fig. 12. 137 _ _ var. minor M. Per I, fig. 13. 138 — goniphoneinacea E. Ost VII, fig. 35. 20 — halophila var. arvernense R. d'Aub IV, fig. 63. 75 _ var. gallica E. Ost.... VII, fig. 37. 20 _ _ var . minuta R. d'Aub. IV, fig. 65. 75 — var. obscura R.d Aub. IV, fig. 64. 75 — hemiviridula M. Per I, fig. 17. 115 — Hyrtlyi var. linearis E. Ost 122 — limanenseE. Ost VII, fig. 32. 130 — limosa var. maculata M. Per I, fig. 15. 93 — major var. Berriati Hérib IV, fig. 25. 76 _ __ va r. latefasciata E. Ost.... VII, fig. 25. 122 — var. Pagesi Hérib IV, fig. 24. 76 — megaloptera var. densecostata R. d'Aub IV, fig. 27. 76 — Menisculus var. inconspicua R. d'Aub IV, %• 39. 76 — niutica var. capitata E. Ost VII, fig. 17. 53 _ var. entoleia E. Ost VII, fig. 18. 122 _ var. lucidaM.Per I, fig. 22. 109 nodosa var. arverna M. Per VII, fig. 42. 152 northumbricaeformis M. Per I, fig. 19. 15 — notata var. imperfecta R. d'Aub. IV, fig. 36. 76 _ _ var. minor R. d'Aub IV, fig. 37. 76 - 202 — Planche Page Navicula oblonga var. alternans M. Per... I, fig. 23. 138 — var. curta M. Per 16 — — var. Gusilidei M. Per 343 — Ostrupii Hérib IV, fig. 26. 77 sculpta var. gigantea M. Per II, fig. 21. 93 — var. minor M. Per 16 — Sennenii M. Per IV, fig. 52. 77 silieula var. trunculatc Grun VII, fig. 3. 122 sphaerophora var. obtusa M. Per. I, fig. 16. 109 — — var. Schrnidtii M. Per 109 — Tambourense M. Per.... 1, fig. 20. 116 ventrieosa var. arverna R. d'Aub. V, fig. 4. 77 var. bacillaris M. Per. 1, fig. 21. 110 — var. laevis M. Per I, fig. 10. 110 — — var. ?E. Ost VII, fig. 1. 122 Nitzscbia bilobata var. i'ossilis M. Per II, fig. 32. 93 — Couderti Hérib III, fig. 14. 138 dubia var. minor M. Per -II, fig. 33. 139 gentilis R. d'Aub VI, fig. 9. 78 — var. elliptiea R. ci Aub... VI, fig. 10. 78 Heufleriana var. major M. Per.... 100 Kittlii var. minor E. Ost 131 rugosa E. Ost VII, fig. 28. 131 Stoliczkiana var. arverna M. Per. III, fig. 12. 117 — Tryblionella var.gigantea M. Per. III, fig. 11. 94 — vitrea var. gallica i' a fossilis M. Per ■ 94 — ■ vitrea var. scintillans M. Per. ... III, fig. 13. 139 Rboieosphenia Sp. . E. Ost VII, fig. 15. 132 Rhopalodia Aubertii Hérib V, fig. 34. 18 Berriati Hérib V, fig. 35. 79 Cbarbonelii Hérib V. fig. 36. 79 Héribaudii M. Per VI, fig. 27, 28. ]54 Musculus var. capitata M. Per. III, fig. 9. 94 Sp. ? forma monstruosa E. Ost. VII, fig. 16. 64 Sooliopleura gallica M. Per II, fig- 35. 94 — travertinorum R. d'Aub V. fig. 13. 79 Sigma radiata M. Per. II, fig. 20. 100 Stauroneis anceps var. crassa E. Ost VII, fig. 5. 123 — 203 — Planche Page Stauroneis anceps var. hyalina f a cra&sa E. Ost VII, fig. 6. 123 — Glangeaudi Hérib IV, fig. 21. 79 — Hyi Hérib. ..: IV. fig. 20. 80 — incurvata R. d'Aub IV, fig. 23. 80 Surirella Aubertii Hérib. VII, fig. 26. 323 — Chassagnei Hérib III, fig. 8. 140 — cordiformis E. Ost VII, fig. 21. 50 — Couderti Hérib III, fig. 1. 140 — — var. minor M. Per III, fig. 2. 140 elegans var. ? R. d'Aub VI, fig. 16. 80 — linearis var. minor f a constricta M. Per III, fig. 3. 117 — ovalis var. cuneata M. Per III, fig. 5. 96 — — var. elongata M. Per III, fig. 7. 101 — — var. fossilis M. Per III, fig. 6. 96 — — var. linearis M. Per III, fig. 4. 141 — — var. torta M. Per 101 — — var. punctatissima E. Ost. VII, fi g. 24. 51 — — var. ? Ost VII, fig. 22. 51 — Sancte Nectairense R. d'Aub VI, fig. 22. 81 Synedra acus var. fossilis f a anomala M. Per. III, fig. 16. 124 — affinis f a anomala E. Ost VII, fig. 9. 27 _ _ var. thermalis M. Per. III, fig. 17. 34 — — var. travertinorum E. Ost. VII, fig. 36. 132 angusta E. Ost VII, fig. 45. 27 — minuscula var. latestriata E. Ost. 27 — var. undulata M. Per... III, fig. 15. 34 — ulna var. calcarea R. d'Aub V, fig. 38. 81 _ _ var. curta M. Per III, fig. 18. 34 _ _ var. subcontracta E. Ost. ... VII, fig. 46. 54 Tetracyclus sp. ? M. Per 101-104 TABLE DES TRAVERTIXS Page Bais (Plateau de) 104 Bard 145 Barège 150 Beaulieu 153 Chalusset 58 Chateauneuf 56 Chateldon 40 Ckatelguyon 41 Clermont-Ferrand 9 — rue de la Garde 19 — rue des Hospices 17 rue Saint- Alyre 11 — Salins (les) 21 Oompassade 61 Condat — Tremizeaux 159 — Saute-Renard 161 — Saute-Veau 161 Coudes 118 — Source Saint-Robert 124 Enval 118 Font-Pique 64 Font-Rouge 83 Font-Salada 27 Froude (la) 59 Gimeaux 45 Gravière (la) 155 Laps 85 Lavaur 126 Leyvaux 158 Mareugheol 141 Médagues 37 — 206 — Page Nonette 154 Péchadoire 60 Prompsat 54 Roches (les) 22 Rouzat 51 Royat 23 Rue de la Garde 19 Rue des Hospices 17 Saint-Alyre 11 Saint-Floret 127 Saint-Herent U4 Saiut-Martial 07 Saint-Nectaire 65 Saint-Robert (Source) 124 Sainte-Marguerite 87 Salins (les) 21 Saladi (plateau de) 102 Salet (le) 35 Saute-Renard •_ 161 Saute-Veau 161 Tambour 111 Ternant 132 Tremizeaux 166" Vezac 163 Volvic ~9 $Glp N^-op \ ^* *- ^ ^ ASS' C\ Diatonnées des travertins d'Auvergne. 1 .2.3 ilî 14 17 10 15 18 r k M Pe.-iaaa.llo ale.1 Diatomées des travertins d'Auvergne. PI. II. M.FcA*L$vllo Jtt Diatomées des travertins d'Auvergne 1 PI. 111. M 'Un n4 -allô obarbus tambra Blkr. qui, d'après Blee- ker, aurait également été introduit une vingtaine d'années avant la publication de sa note, doit étonner davantage. Ce poisson, en effet, vit à Java dans presque tous les lacs h eaux claires et limpides; c'est même un poisson sacré pour les indigènes. On le trouve surtout, en grande quantité, dans un lac, à Darma, près de Koeningang, à une courte distance de Pandjaloe. Or, il faut faire remarquer que les collines du Nord, qui entourent le lac de Pandjaloe, sont maintenant complète- ment déboisées, et que l'eau qui en découle est très chargée de limon ; il en résulte que, pendant la période des pluies, l'eau du lac est trouble et remplie de boue. A mon avis, c'est là la véritable cause de l'absence de ce poisson dans le lac de Pan- djaloe. A part Rasbora argyrotœnia Blkr., la faune ichthyologique du lac de Pandjaloe s'est donc enrichie par l'introduction d'es- pèces cultivées et par l'immigration d'espèces de petite taille qui vivaient aux alentours du lac. Station biologique d'Overmeire LE MÉCANISME DE LA PONTE CHEZ .s/IL/5 LUT ARIA L. (MEGALOPTERA) par J . A. Lestage Assistant à la Station biologique d'Overmeire. Dans une étude publiée récemment ici-même (i), j'ai fait connaître la larvule de Sialis lutaria et l'Hyménoptère parasite des œufs de cette espèce. Je dirai, au sujet de ce dernier, que le nom que je lui ai donné, doit disparaître, cette espèce étant identique à Trichogramma evanescens Westw. (2). La ponte des Sialis est connue depuis longtemps; elle est facile d'ailleurs à examiner, car on la rencontre partout en abondance; peu d'auteurs, par contre, ont parlé de son méca- nisme; mes recherches dans la littérature existante n'ont eu aucun succès, lorsque j'ai composé le chapitre des Megaloptera dans le Manuel des Larves aquatiques des Insectes d'Europe. Me trouvant à Overmeire, le jour de la Pentecôte, j'y obser- vai les Sialis en abondance extraordinaire ; les femelles étaient particulièrement nombreuses et j'eus enfin le plaisir de satis- faire ma curiosité. L T ne femelle, manifestement gravide, s'était posée sur ma manche; je lui présentai une feuille de roseau et immédiatement la ponte commença. Après quelques tâtonnements du bout de l'oviducte, destinés à trouver l'emplacement voulu, un premier œuf est déposé; l'abdomen se relève presque horizontalement, s'abaisse, l'ovi- (1) Voir LESTAGE, Ann. Biol. Lac, T. IX, 1919, pp. 26-40, 11 figg. (2) Voir à ce sujet Kai L. Henriksen, De europseiske Vandsnyltehvepse og deres Biologi. {Entomologî.ske Meddelelser, 12. Bind, 2. Hcefte, 1918, p. 178.) L'auteur cite ce parasite seulement d'Angleterre, de Suède et du Danemark. — 22-2 — ducte refait quelques tâtonnements jusqu'au moment où il a touché l'œuf déjà déposé, et un deuxième œuf glisse hors des valvules et vient se placera côté du premier; il en va ainsi, sans arrêt, pour 83 œufs. Le mouvement est invariable, presque automatique; une seconde au plus s'écoule entre l'apparition de chaque œuf. 11 n'y a pas cependant de régularité dans l'em- placement choisi ; la ponte ne se fait ni invariablement de droite à gauche, ni invariablement de gauche à droite; il arrive qu'une première série soit pondue dans un sens, puis une deu- xième dans un autre; plusieurs fois, la femelle en commence une troisième allant d'avant en arrière ou d'arrière en avant; mais, quel que soit le cas, il faut que l'oviducte ait touché une partie de la ponte, car l'œuf posé est le jalon nécessaire à l'œuf à poser. Pour l'expérimenter, d'un mouvement rapide j'enlève une partie des œufs pondus, fauchant tantôt en ligne droite, tantôt en ligne courbe. Dans l'emplacement ainsi délimité, une série d'œufs nou- veaux vient remplacer ceux que j'ai enlevés, mais à la condi- tion que la zone dénudée reste à portée de l'oviducte. La ponte, en effet, se fait normalement d'avant en -arrière ; quand une ponte est presque complète, la tête de la femelle se trouve à la naissance du plastron, et son corps le recouvre en entier. Pour mieux me rendre compte du jeu des valvules et voir si une solution de continuité quelconque pourrait exister entre les œufs, j'incurve fortement la feuille qui décrit alors un arc de cercle complet. Dérangée dans la régularité de ses touches, la femelle est manifestement inquiète, car elle a beau tâter de son oviducte, elle n'arrive pas à atteindre le bord incurvé de la feuille; petit à petit, elle allonge ses segments abdominaux, dont les intersections apparaissent fort distendues; le contact avec les œufs se produit et la ponte continue, un œuf venant s'implanter à côté d'un autre avec une remarquable régularité. Comme elle a fortement relevé ses ailes, je puis aisément suivre la venue des œufs. Les valvules sont fortement disten- dues; l'œuf en sort d'une blancheur très nette, et, au moment où il apparaît, le dernier segment abdominal est dilaté, bombé dorsalement ; sa partie médiane est comme carénée, tandis que les côtés sont aplanis. L'œuf est d'abord implanté par sa base sur la feuille, puis les valvules se retirent doucement et l'œuf se trouve placé exactement dans l'espace circonscrit par les trois œufs voisins; il n'y a aucune perte d'espace. - 223 - Fatiguée sans doute par la tension anormale de son corps, ei gênée dans ses mouvements, la bestiole s'envole; reprise el replacée sur la feuille, à côté des œufs, elle continue sa ponte un moment interrompue; quelque soin que j'ai pris de la repla- cer de telle sorte qu'elle puisse déposer ses nouveaux œufs près de la série incomplète, la femelle ne se soucie aucunement de continuer son alignement symétrique; le premier plastron ne semble plus exister pour elle; la ponte recommence par toutes les phases primitives et 25 œufs sont pondus à quelques milli- mètres des premiers. Il peut donc se produire normalement des cas qui empêchent la femelle de pondre ses œufs d'affilée; il n'est pas rare, en effet, de trouver, sur une même feuille, des séries d'œufs dis- tantes l'une de l'autre plus ou moins. Il est vrai que ces diver- ses séries peuvent aussi ne pas appartenir à une même pon- deuse. Quelques secondes suffisent pour que l'œuf, au contact de l'air, durcisse et prenne une teinte brunâtre qui s'accentue de plus en plus; le micropyle seul reste blanchâtre et tranche fortement sur l'ensemble du plastron. Le lendemain, ayant pu capturer une autre femelle non moins docile, j'observe une ponte ininterrompue de 38 œufs; puis la bestiole abandonne la feuille première, et vient voltiger sur mon bras; remise sur la feuille, mais le plus loin possible des œufs, elle la parcourt en tous sens, circulant même plu- sieurs fois sur le plastron primitif; ayant fini par rencontrer, du bout de l'abdomen, la série ancienne des œufs, une deuxième ponte a lieu immédiatement, et ces derniers œufs (27) sont placés si exactement à côté des premiers qu'un examen minu- tieux ne me fait apercevoir aucune solution de continuité d'avec les premiers ; la soudure est parfaite. J'ai remarqué que les derniers œufs sortaient beaucoup plus lentement que les premiers, et que les mouvements spasmo- diques de l'abdomen témoignaient d'un effort plus intense. LA STATION HYDROBIOLOGIQUE DE WIGRY (SUWALKI, POLOGNE) La station hydrobiologique de Wigry a été fondée en juin 1920 par l'Institut de Biologie expérimentale de la Société des Sciences de Varsovie. Elle se trouve près de la commune de Plociczno, à 8 km. de Suwalki, sur le bord occidental du lac de Wigry qui mesure 24 km. carrés de surface et dont la pro- fondeur atteint environ 60 mètres. Notre station ne comprend actuellement qu'un bâtiment pro- visoire en bois, mais, prochainement, elle espère pouvoir offrir aux hydrobiologistes un édifice nouveau où ils trouveront tout le confort nécessaire et tous les instruments indispensables pour leurs recherches scientifiques; la station sera ouverte toute l'année. Situé sur un terrain couvert de forêts et de moraines, le bas- sin du lac de Wigry présente un intérêt tout particulier par la diversité de sa population; au point de vue limnologique, il offre un matériel très riche et excessivement précieux pour les études de morphologie comparative et de physiologie expéri- mentale. Il renferme également une faune particulière dont beaucoup de représentants sont considérés comme rares dans l'Europe centrale. Parmi les Cladocères et les Copépodes nous citerons : Hyalodaphnia cticullata et cristata; Bosmina microps-globosa et longispina-abnobensis ; Bythotrephcs longimanus ; Rhynchotalona rosi rata et falcata; Diaptomus gracilis et graciloides ; Hetcrocope appendiculata; Eurytemora lacustris. 225 — Parmi les Insectes aquatiques, nous mentionnerons tout par- ticulièrement le Dytiscus lapponicus Gyll., espèce septentrio- nale. Parmi nos Poissons, les plus remarquables sont : Cofegonus maraena et albula; Osmerus eperlanus qui est péché en masse. Signalons enfin que, tout autour du lac, sont disséminés une centaine d'étangs, lacs et mares du Plateau-aux-Lacs de Suwalki dont l'étude physiographique est h peine entamée. Nous adressons un pressant appel aux stations hydrobiolo- giques pour entrer, dès à présent, en relations scientifiques avec elles, et à tous nos collègues du monde entier désireux de favoriser notre œuvre naissante. D r A. Litynski, Directeur de la Station. LA PONTE ET LA LARVULE DE L'OSMYLUS CHRYSOPS L. (PLANIPENNE) par J . A . Lestage Assistant à la Station biologique d'Overme re. L'Osmylus chrysops L. est un des plus grands et plus beaux Planipennes de nos régions. Sa larve est excessivement intéressante; je l'ai décrite et abondamment figurée dans les Larves et Nymphes aquatiques des Insectes d'Europe (i). On sait que les auteurs ne sont pas d'accord sur l'habitat réel de la larve. Si l'on s'en tient aux données fournies par Brauer (2), on peut la considérer comme aquatique, car cet auteur l'avait élevée avec succès en aquarium; si, au contraire, on ne consulte que Hagen, on doit la considérer comme terres» tre, ou, tout au plus, humidicole (3). C'est l'avis de Brocher (4) et le mien. La larve ne peut être considérée comme aquatique, au sens strict du mot, comme les larves des Sialis ou de Sisyra; mais je crois que c'est une erreur de dire qu'elle « fuit l'eau ». Ayant observé cette larve partout et en abondance, j'en ai trouvé tantôt au bord des eaux, tantôt en pleine eau, sous des pierres peu ou complètement immergées placées en eau calme ou battues par le courant, et même au milieu de mousses continuellement humidifiées. # * * Si l'observation de la larve est aisée, il est infiniment plus rare d'étudier la ponte et les formes étranges de la larvule. Malgré tous mes efforts, je n'en avais jamais trouvé. Mon (1) Vol. I, pp. 330-337, figg- 94-IOO. (2) Brauer, 1851, Archiv fur Nattirgeschichte, p. 255. (3) Hagen, 1S52, Linnœa Entomologica, p. 368. (4) Brocher, L'aquarium de chambre, p. 317. _ 25*7 — excellent ami, M. Tonnoir, le distingué diptérologue belge, a comblé cette lacune et je lui en suis reconnaissant. Au cours (.l'une exploration à Meelsbroeck, il remarqua sur une feuille une série de petits œufs. Autour de l'arbuste, il avait vu, précédemment, voleter des Osmylus, Ayant recueilli Fig. I. — Larve adulte de Osmylus chrysops L. (Figure extraite des Larves aquatiques des Insectes d'Europe ) la ponte, il me l'offrit pour l'étudier; je plaçai la feuille dans un tube, le soir même; le lendemain matin, de minuscu^s larvules se promenaient au fond du tube et sur la feuille; exa- minant celle-ci, j'eus la chance de voir trois éclosions et de vérifier ainsi le bien fondé des observations de Hagen. 228 L'accouplement terminé, la ponte commence; l'opération peut durer cinq ou six jours; du bout de son abdomen, la fe- melle colle ses œufs en rangées régulières de 10 au moins, rarement isolés, sur tous les supports voisins, mais hors de l'eau (fig. 2). La ponte recueillie par M. Tonnoir se trouvait à un mètre environ au dessus du maigre ruisseau coulant dans le bois de Meelsbroeck. Grâce à une sécrétion spéciale, les Fig. 2. — Ponte de Osmulus chrysops L. (Quelques œufs portent le ruptor ovi abandonné par la larvule au moment de 1 éclosion.) œufs adhèrent fortement au support; ils sont minuscules ( 1 1/2 m / m ), quatre fois plus longs que larges, ovalaires-oblongs, bombés en dessus, plats en dessous; au pôle antérieur, se trouve le micropyle, minuscule bouton sphérique courtement pédicellé (fig. 3, 4). A l'œil nu, 1 e chorion paraît lisse; au microscope, il est fine- ment réticulé (fig. 3). La coloration varie suivant la maturité; le chorion passe du blanchâtre au grisâtre; le micropyle reste blanc. Comme on peut le voir sur la figure 2, les œufs sont disposés au bord externe de la feuille, le micropyle en dehors. Alors que chez certaines larves, comme chez les Perla, l'éclosion a lieu par la rupture du micropyle, chez Osmylus, je crois pouvoir assurer que cette partie reste intacte; la fente d'éclosion se produit en dessous par un mécanisme qui pouvait paraître étrange, en 1852, à Hagen, mais que l'on a retrouvé depuis chez beaucoup d'autres Insectes. D'après Hagen, à la veille de l'éclosion, on peut apercevoir, au pôle antérieur de l'œuf, une minuscule striole dont la colo- _ 229 ration foncée permet de révéler la présence; elle s'étend sur un demi-millimètre au plus. Je n'ai pu constater la formation de cette striole, mais la figure 2 l'indique bien. Comme I [agen l'a écrit, c'est par cette striole, qui est formée d'une fente, que sort le ruptor ovi céphalique si curieux au moyen duquel la larvuîe agrandit l'ouverture d'où elle s'évade, la tète la première, par une série de mouvements ondulatoires rapides. Ce ruptor ovi, organe transitoire, est corné, à peu près auss' grand que la fente, denticulé sur un des bords; il com- Fig. 3. — Œuf de Osmulus chrysops L. Fig. 4. — a = Œuf montrant la fente produite par le ruptor ovi- b = Le ruptor ovi (vu de profil) (imité de HaGKN). prend deux parties : une espèce de manche très mince, mesu- rant plus de la moitié de la longueur de la pièce, se dilatant ensuite fortement du côté opposé aux denticulations, puis se rétrécissant, mais restant deux fois plus large que la portion basale (fig. 4). La fente terminée, le ruptor ovi se détache, avec la pellicule sur laquelle il adhérait, et reste implanté au travers de l'ouverture (fig. 2, 4). La première mue s'opère au moment même de l'éclosion. Si l'on compare la forme que revêt à ce moment la minuscule larvule (elle mesure 2 m j m ) (fig. 5) à celle de la larve adulte — 230 — (fig. i), on est immédiatement frappé par la disproportion exis- tant entre le corps et les pièces buccales; courtes proportion- nellement au corps chez la larve adulte (fig. i), elles sont formidables chez la larvule, et insérées sur une tête remarqua- blement développée. La composition des divers segments et appendices est à peu près identique à celle de l'adulte; les pattes Fig. 5. — Larvule de Osmylus chrysops L. sont très longues; tête, corps et pattes sont pourvus de fortes soies, dont les plus longues sont situées sur les côtés du corps; l'avant-dernier segment abdominal est bien développé (comme chez l'adulte-larve), mais, au lieu des appendices de fixation ou de propulsion (anaux) que possède la larve, je ne vois, chez la larvule (i), qu'un segment supplémentaire conique, presque égal au précédent (fig. 5). Je renvoie au travail de Hagen ceux qui désirent avoir de plus amples renseignements sur les phases intéressantes du développement de l'embryon et de l'éclosion de la larvule. 1) HAGEN décrit cependant cet appendice comme « sehr gross ». ÉTUDES SUR LA BIOLOGIE DES PLÉCOPTÈRES^ II. — La larve de « Nephelopteryx nebulosa L. » par J.-A. Lestage Assistant à la Station biologique d'Overmeire. SOMMAIRE : Pages. Introduction 232 I. Morphologie 233 II. Ethologie 238 2. Habitat 238 3. Eclosion 240 i. Répartition. Date d'apparition 242 4. Régime. Structure du labium 244 5. Les calus spinoïdes de l'abdomen 245 6. L'appareil respiratoire : 248 a) Exposé sommaire comparatif des divers types de tra- chéo-branchies des larves des Perlides 248 à) Les trachéo-branchies de la larve de Nefhelo-pteryx nebulosa 254 7. La persistance des trachéo-branchies chez l'adulte. . . . 258 8. Le microptérisme chez le maie 260 III. Bibliographie 260 (1) Voir Annales de Biologie lacustre, X, 1920, p. 256. 23'2 — INTRODUCTION. Nephelopteryx nebulosa L. est une petite Perlide appartenant au sous-ordre des Filipalpia, famille des Tœniopterygidœ Klp. Je renvoie à l'étude qu'en a faite Albarda, ceux qui veulent connaître toutes les vicissitudes synonymiques que cette espèce a subies (i) . Comme nous le verrons plus loin, l'aire de dispersion de N. nebulosa est assez étendue. En 1841, Pictet la signalait comme commune aux environs de Paris « où elle couvre par- fois les quais et les murs des maisons (2) ». La larve lui resta inconnue. En 1832, il avait décrit et figuré une Nemura qu'il avait élevée et dont les larves lui donnèrent des mâles subaptè- res; il identifia cette espèce avec la nebulosa de Linné; puis, estimant avoir fait erreur, il donna à cette- espèce le nom de trifasciata (3). Il est absolument certain que si la larve en ques- tion avait été celle de nebulosa, Pictet aurait vu, et signalé, les trachéo-branchies si particulières à cette larve, de même qu'il l'avait fait pour d'autres larves de Nemura possédant des touffes ou des ccecums tubuleux. En dépit de cette abondance que signalait Pictet, personne en France ne fut tenté de rechercher la larve de cette espèce. Ce ne fut qu'un demi-siècle plus tard que KxAPALEKla décrivit (4). Cette découverte était intéressante et importante; elle ouvrait une page nouvelle à l'étude des trachéo-branchies des larves des Plécoptères, en dévoilant un type nouveau, et inattendu, de ces curieux organes acquis par suite d'une adaptation secon- daire au milieu aquatique. A l'heure actuelle, en effet, si l'on en excepte la larve, probablement encore non identifiée, décou- (1) Albarda, Note sur la Tœnioftteryx nebnlosa } L. et la T. frœtexta BURM. (Ann. Soc. Ent. Belg., XXXIII, 1889, pp. 51-65, pi. (2) Pictet, Perlides, 1841, p. 350. (3) C'est la Tœnïofteryx trifasciata PICTET. (4) Klapalek, Bull. Intern. Acad. Se. Bohême, IX, iqoo, p. 25, pi. 2, figg. 28-32. verte en Amérique par Needham (i), c'est seulement chez la larve tic N. nebulosa que Ton peut étudier le type des trachéo- brançhies coxales. En 1903, Lauterborn retrouva la larve à Ludwigshafen et l'étudia au point de vue des orgaries respiratoin s (2). En [909, K.LAPALEK en donna une courte diagnose dans le volume VIII de la Sùswasserfauna (3) ; en 1910, Esben-Petersen en fit mention dans la Danmarks Fauna (4). Les notes que j'ai consacrées à cette larve, dans le Manuel îles Larves et Nyvîfihes aquatiques des Insectes d'Europe, fu- rent empruntées à ces auteurs; à cette époque, en effet, je ne connaissais pas la larve en question. Bien qu'ALBARDA déclarât cette espèce commune en Belgique (5V de Sélys disait simple- ment dans son Catalogue des Névroptères de Belgique : « Pic- tet l'a reçue de Belgique, probablement parmi les Perlides des environs de Liège que je lui avais adressés. >> (6) Depuis lors, avec mon infatigable ami, M. Max Delpérée, de Liège, j'ai pu capturer en abondance larves et adultes et faire diverses observations qui pourront heureusement complé- ter ce qu'ont dit Klapalek (en tchèque) et Lauterborn. I _ MORPHOLOGIE. Larve. — Corps étroit, allongé, plus convexe dorsalement, rétréci en arrière. Tête grosse, large, un peu pentagonale, la partie la plus large au niveau des yeux, le bord antérieur tronqué. Sutures frontales nettes. Yeux gros. Antennes longues, assez robustes, insérées aux angles antérieurs de la tête, formées de 80 articles environ dont chacun porte quelques poils courts, épais, dis- posés en couronne en arrière de chaque article. (1) Needham, A'. Y. State Muséum, Bullet. 47, iqoi, p. 418, note 1; et Life of Inland Waters, New York, 1916, p. 278 (in fine) où il l'attribue à une T œniopteryx. (2) Lauterborx. Zoolog. Anzeig., XXVI, 1Q03, pp. 637-642, 2 figg. (3) Klapalek, Plecoptera, m Susisasserfaima, p. 89, fig^. 152-154. (4) Esbex-Petersex, Danmarks Fauna, VIII, I9 1 ", P- 1U > fig- 9^- (5) Albarda, of. cit., p. 61. (6) de SÉLYS, Ann. Soc. ent. Belg., T. 32, 1888, p. 1 55 — 234 — Labre quadrangulaire-transverse, la partie la plus large un peu après le milieu, le bord antérieur subdroit, les angles anté- rieurs arrondis; au bord antérieur, des soies fines, très courtes, très denses, qui se continuent sur la moitié antérieure des côtés; au milieu des côtés, quelques soies plus grandes ; la surface dorsale paraît comme chagrinée sur la moitié antérieure, tandis que la moitié postérieure porte des poils petits mais assez den- ses, spiniformes, pâles, et quelques pores sensoriels dont les uns sont nus et les autres sétigères. Mandibules proportionnellement petites, robustes, chitineu- ses; celle de droite (fîg. i, d) terminée par quatre dents inéga- a b e d Fig. I. — Larve de Nephelopteryx nebulosa L. e = mandibule gauche ; larve ; labium vu en dessous ; labium vu en dessus ; mandibule droite ; f — maxille ; g = extrémité de l'abdomen (femelle) vue en dessous. — l 2:<5 - les,les trois externes grandes, fortes (celle du milieu obtuse, les deux autres aiguës) ; l'interne petite et en forme de simple saillie obtuse; surface molarienne peu développée; mandibule gauche (fig. r, e) avec cinq dents, dont quatre aiguës et une obtuse; surface molarienne très développée, formant dans son ensemble une arête saillante nettement pectiniforme. Maxilles grandes (fig. i, /) ; cardo court; stipes plus long; lacinia allongés, étroits, à bord interne droit et fortement den- ticulé sur la moitié antérieure, à bord externe subarqué; galea aussi longue et aussi large que les lacinia, falciforme, parais- sant serrulée au sommet externe. Palpes maxillaires gros; le palplgère court, le premier article moitié plus long, le deuxième moitié plus long que le précédent, le troisième nodiforme, moitié plus court que le précédent, le dernier allongé, piri- forme, subacuminé au sommet; chaque article porte des pores sensoriels très nets, nombreux ; quant à la pilosité, telle que Klapalek: l'a figurée, je n'en ai pu trouver trace, même aux plus forts grossissements, sur tous les exemplaires que j'ai examinés. Labium suborbiculaire ; menton large, couvert de pores nus ou sétigères; glosses allongées, étroites, d'une structure bien différente de celle qu'a figurée Klapalek; les lobes ne sont pas contigus, mais séparés par un sillon longitudinal très net, sur- tout du côté ventral ; les glosses sont subacuminées au sommet, et l'apex se termine par un bouquet de soies peu développé, mais nettement apparent ; paraglosses falciformes, différenciés des glosses, en apparence, sur le tiers antérieur seulement ; il existe cependant, sur le restant, les traces d'une suture déli- mitant bien les deux pièces; sur le tiers antérieur, surtout ven- tralement, quelques soies longues et raides ; d'autres soies plus fines au côté apical externe. Palpes labiaux gros, trapus, dépas- sant à peine le sommet du labium ; le premier article un tiers aussi long que le deuxième, celui-ci subégal au dernier qui est un peu falciforme et subacuminé au sommet ; chacun des articles porte quelques soies et des pores sensoriels (fig. i, b, c) . Pronotum quadrangulaire-transverse, arrondi aux quatre an- gles, nettement saillant au milieu du bord antérieur, convexe sur les côtés, suBciroit en arrière, bombé en dessus (vu de profil). Fourreaux alaires grands, les antérieurs plus étroits et diver- gents, les inférieurs larges et nettement dirigés en dehors (fig. i, a). - 236 — Pattes longues, grêles; fémurs un peu dilatés, le bord supé- rieur aminci en lame, le bord inférieur offrant des arêtes denti- formes petites portant deux spinules; un éperon au sommet des tibias; une série d'épines au bord interne des tarses, dont le dernier article porte un éperon distal ; ongles longs, arqués, dilatés à la base, inermes; de chaque côté des pattes, une cilia- Fk. 2. - Abdomen vu de profil de la larve de Nephelopteryx nebulosa L. (mâle). C — cerques. tb = une des trachéo-branchies; calus spinoïdes. lobe supraanal. valvule anale tion éparse formée de soies longues et fines (fig. i, a) ; hanches très développées, les antérieures plus rapprochées que les sui- vantes; à la partie postérieure de chaque sternite thoracique, entre les hanches, une fossette très nette. Abdomen cylindrique; tergites et sternites subégaux, séparés par des étranglements peu profonds mais nets; sur les tergites, une large plaque chitineuse foncée laissant libre, en arrière surtout, une partie de la membrane intersegmentaire pâle; chacune de ces plaques chitineuses s'épaissit au bord postérieur — y 37 — et se termine en forme d'épine dressée dont le sommet est aigu et tourné en arrière (fig. i, a et fig.2, 4). Ces épines sont plus ou moins développées suivant l'âge de la larve, mais elles appa- raissent sur les segments postérieurs (sauf le dernier) sous forme de petites saillies (voir l'insecte de profil) ; dernier tergite inerme et rétréci en arrière. Cerques au moins aussi longs que l'abdomen; chacun des articles, à l'exception de ceux de la base, porte quelques soies bilatérales dont la longueur va en augmentant jusque près du sommet des cerques où elles diminuent ensuite graduellement; l'ensemble forme une ciliation assez maigre; chacun des arti- cles est pourvu, en outre, de très nombreux pores sensoriels (fig. I, a). Mâle. — Le dernier tergite abdominal est développé en forme de lamelle plus arrondie que triangulaire ; le o, me sternite offre une lame sous-génitale grande, chitineuse, velue, en forme d'ongle subarrondi, ne laissant libre de la membrane qu'une bande latérale et postérieure très étroite, surtout en arrière ; valvules subanales largement triangulaires; lobe supraanal gros, trois fois plus long que large, saillant presque perpendi- culairement et parfois décombant sur le dernier tergite (fig. 2). Femelle. — Dernier tergite étroit et plutôt triangulaire; g m * sternite avec une plaque chitineuse très foncée couvrant presque tout le segment; valvules anales un peu plus triangulaires que chez le mâle et plus développées (fig. 1, g). Appareil respiratoire formé d'un tube blanchâtre à trois sec- tions s'emboîtant l'une dans l'autre : la première bien déve- loppée, grande et grosse, faisant partie de la coxa, et arquée en dedans à son point d'insertion; la deuxième plus mince et plus longue ; la troisième très grêle, plus courte, à sommet arrondi (fig. 3)- Coloration. — La coloration varie du brun pâle au brun foncé suivant l'âge de la larve. Chez les individus très colorés, la tête est généralement brun foncé, sauf quelquefois une zone frontale pâle assez étroite. Antennes brunâtres, plus claires au sommet. Pronotum brunâtre, finement marginé de noirâtre, divisé en deux par une ligne médio-longitudinale pâle qui se continue sur les méso-métanotum, et également sur l'abdomen, — <23S — par la série longitudinale (vue dorsalement) des calus spinoï- des ; sur chacune des moitiés de la plaque chitineuse pronotale, une tache médiane mal limitée. Plaques chitineuses dorso- abdominales foncées et finement rebordées de noirâtre. Four- reaux alaires pâles ou noirâtres suivant le plus ou moins de coloration de l'aile en formation. Pattes brunâtres, à bords rembrunis; le dessous jaunâtre. Cerques brun foncé à leur Fig. 3. - ■ Face ventrale de l'abdomen de la larve de Nephelopteryx nebulosa montrant les trois paires de trachéo-branchies coxales. insertion, puis brun clair, chacun des segments très finement annelé de brun foncé. Dessous du corps jaune-brunâtre, plus foncé chez le mâle; souvent le 8 me sternite offre deux taches chitineuses situées au bord antérieur, de chaque côté de la ligne médiane; la lame sous-génitale, généralement foncée chez la femelle, offre chez le mâle une zone médio-longitudinale dont la couleur pâle tranche fortement sur les zones latérales. II. — ETHOLOGIE. 1. — Répartition et date d'apparition de Xephelopteryx nebulosa L. Nephelopteryx nebulosa se rencontre dans l'Europe centrale, septentrionale, et même arctique ; sa date d'apparition varie — '239 — suivant la latitude, ce qui est naturel. Klapalek el Morton la signalent dès février en Tchéco-Slovaquie (i) et en Angle- terre (2) ; les éclosions se succèdent jusqu'en mai dans l'Eu- rope moyenne, jusqu'en juin dans l'Europe septentrionale. Koponen n'en signale aucune capture avant le commencement d'avril en Finlande (3). Strand a cité la date extrême du S juillet (4), mais cette apparition si tardive serait purement accidentelle et due, probablement, à l'exceptionnelle tempéra- ture de l'été de 1899, en Norvège (5). En France, descend-elle plus bas que Paris? C'est probable; dans tous les cas, l'ardent chasseur qu'est M. Lacroix, de Niort, ne l'a pas encore, que je sache, signalée dans les régions si consciencieusement explorées par lui. Le R. P. Navas ne la connaît pas d'Espagne. M. Max Delpérée m'en a envoyé de Liège plusieurs exem- plaires capturés vers la mi-janvier 1920, ce qui constitue une avance très sensible. Faut-il voir là un fait extraordinaire? J? ne le pense pas (6). Notre ignorance de la date d'éclosion exacte de beaucoup d'Insectes, et des Névroptères surtout, pro- vient du manque total de recherches aux mauvais jours de l'année, surtout au bord des eaux. Si je me suis étendu sur ce fait de la dispersion de cette espèce, c'est qu'il me semble en résulter que la larve de N. ne- bulosa exigerait des eaux plutôt froides ou, au moins, tempé- rées, et que les climats trop méridionaux ne paraissent pas lui convenir. Ceci m'amène à étudier le véritable habitat de la larve. * * (1) Klapalek, Bull, intern. Acad. Se. Bohême, parsim. (2) Morton, The Entomologiste 44, 1.911, p. 84. (3) Koponen, Acta Soc. -pro Fauna et Flora fennica, 44, n° 3,1916, p. 11. (4) Embrik Strand, Nyt Magaz. for Naturviàensk, 1912, p. 9. « Bei dieser Angabe ist d'as sehr spâte Datum auffalend, dem dièse Art ist die zeitlichste im Friïhjahr uberhaupt und kriecht manchmal sogar auf dem Schnee... » Il ajoute en note: « Erklârt sich vielleicht dadurch, dass der Sommer 1899, als ich in Hatf jelddalen sammelte, ungewôhnlich kalt war; auch andere Insekten, z. b. Lepidopteren, erschienen erheblich spâter als in guten Sommera. » Cf. Esben-Pf.tersen, Tromsœ Muséum, Aarshefte 25. igo2, p. 146. (5) Cette capture est celle signalée par Kempny à Hatf jelddalen (Dalen). (Verh. Zool. Bot. Wien, 1900, p. 97) (6) Cette espèce (larves et imagos) a encore été capturée à la même époque, en assez grande abondance, cette année (1921). — 240 — 2. — Habitat de la larve de Nephelopteryx nebulosa L. La larve de Nephelopteryx nebulosa L. est-elle un représen- tant de la faune rhéophile vraie? On peut la rencontrer dans les fleuves, dans les rivières, et même dans les simples ruis- seaux, aussi bien en montagne qu'en plaine; j'incline à croire qu'elle recherche plutôt les zones où le courant se fait peu sentir, où la végétation peut aisément se développer ; on la ren- contre sur les fonds de sable et parmi les pierres sous lesquel'es elle cherche parfois un abri ; cet habitat est, à mon avis, l'excep- tion ; son gîte préféré est parmi les herbes immergées; c'est là surtout qu'elle abonde dans certains parages, comme me l'a fait savoir M. Delpérée : « D'après quelques observations an- térieures, j'inclinais à croire que l'éclosion de cette Perlide suivait les premières inondations de l'année, aux premiers rayons du soleil. J'ai fait quelques chasses en décembre, dans l'Ourthe, le long du quai de la Dérivation, à Liège, en fouil 1 ant soigneusement sous toutes les pierres. Je ne réussis qu'à trou- ver une seule nymphe qui s'abritait sous un morceau d'ardoise, dans une mare aux environs du pont du Longdoz ; c'était un maigre résultat. En janvier, nous eûmes les hautes eaux et mes recherches n'aboutirent pas; le 25, par un beau soleil, je retour- nai au quai des Ardennes, où, en décembre, je n'avais trouvé que des Aphelocheirus (Hémiptère) et des larves de la Tor- leya belgica Lest. (Ephémère) ; en quelques minutes, je pus capturer de nombreuses larves, abritées parmi les touffes d'her- bes immergées entre les pierres du quai et les amas de végétaux divers accrochés par le courant aux buissons et aux ronces. Convaincu que là devait se trouver l'habitat vrai de la larve, je voulus en faire la contre-expérience ailleurs; le 27, j'allai à Streupas procéder à un examen attentif des bords de l'Ourthe, où l'eau est relativement tranquille; l'expérience réussit pleine- ment et je pus juger que ma supposition était fondée ; je trou- vai des quantités de nymphes au repos sur les feuilles allongées des roseaux et sur toutes sortes d'autres plantes aquatiques flottant horizontalement , à 5 ou 10 centimètres de profondeur; les larves étaient surtout cantonnées dans les amas d'herbes et de détritus végétaux arrêtés près de la surface de l'eau. Vers midi, en un quart d'heure, je récoltai une trentaine d'adultes, posés sur le garde-corps du chemin de hallage de Embourg, en même temps que des Sialis et des Tœniopteryx... » — 241 - Cette observation, absolument originale, est en parfaite con- cordance avec celle de LAUTERBORN, mais elle a le mérite de signaler la formation de ces véritables colonies qui sont l'an- nonce d'une éclosion prochaine. Ce fait doit être même d'ordre général; M. DelpÉRÉE l'a encore observé pour d'autres Perli- des, et je l'ai maintes fois constaté moi-même pour les larves des Ephémères. Ce fait biologique a d'ailleurs une cause bien naturelle. Pour éclore, les larves doivent quitter l'eau et se mettre en quête d'un support émergé où elles puissent s'agrip- per solidement; on sait que, lorsque ce support vient à man- quer, certaines larves des grands Perla expulsent leur intestin antérieur et trouvent ainsi le substratum nécessaire; ce support, nos larves de Xcpheloptcryx le trouvent dans les plantes et débris végétaux à demeure stabje, ou charriés par le courant qui les arracha des berges; comme une partie en est toujours immergée, la larve a facile d'y grimper, et ce n'est plus qu'un jeu pour elle de gagner la partie qui émerge, quand survient le moment de i'éclosion. Il se peut donc que, durant la vie lar- vaire, l'Insecte vive sur le fond, mais c'est un fait indéniable qu'il se rapproche des rives h la fin du stade nymphal. Enfin, la nature même de ce substrat d'éclosion flottant permet de comprendre pourquoi l'on peut découvrir, à tel ou tel endroit, des espèces qui autrefois y étaient inconnues. L'abondance de cette espèce a été signalée par Pktet aux environs de Paris, comme je l'ai dit en commençant, et cela me fait supposer que des recherches sérieuses permettront de la retrouver ailleurs. Observées « in situ », les larves de Nephelopteryx nebulosa se tiennent généralement immobiles sur les feuilles immergées, hautes sur pattes, les cerques allongés dans l'axe du corps. Comme elles recherchent les endroits où le courant est en général insignifiant, je ne puis assurer qu'elles soient sensibles à un rhéotropisme quelconque, négatif ou positif; des expé- riences seront faites prochainement sur diverses larves de Plécoptères et d'Ephémères, en vue de compléter les très mai- gres renseignements fournis à ce sujet par Dewitz (i). Elles sont assez paresseuses, mais dès qu'on les touche, ou pour (i) DEWITZ, Ueber den Rheotropismus der Thiere. (Arch. f. Anat. und Pkysiol., Physiol. Abt., Suppl.-Bd, 1899, pp. 231-244.) Je dois ce rensei- gnement à l'amabilité de M. le Professeur E.-L. HouviER que je remercie sincèrement. - 24-2 - toute autre cause, on les voit disparaître avec rapidité sous la feuille qui les porte; leurs mouvements sont plutôt saccadés et, sous ce rapport, elles tiennent des Némoures. Les trachéo- branchies sont faciles à examiner, car la larve les tient bien développées et dirigées vers le haut du corps, latéralement à celui-ci; ces organes sont d'une grande sensibilité; au moindre contact, on les voit s'emboîter pour reprendre, peu à peu, leur extension première. 3. — Eclosion On ne possédait que de maigres renseignements sur le mo- ment et le mode de l 'eclosion. L u terborn, qui a élevé cette espèce en aquarium, dit simplement : « J'ai vu, le matin du 5 mars, une larve sans mouvements, sur une pierre de l'aqua- rium ; elle ne remuait que faiblement les antennes; la peau était entièrement desséchée, d'un grisâtre obscur; les cerques étaient accollés ensemble; vers midi, la peau se fendit sur le dos et l'insecte adulte en sortit doucement (i). » D'après cette observation, il s'écoulerait donc quelques heures entre le moment de la sortie de l'eau et celui de l'envol de l'adulte éclos. Il n'y a là rien qui puisse étonner; nous sa- vons, par les observations de Neeracher (2). en Suisse, et celles que j'ai faites personnellement (3), quels voyages extra- ordinaires accomplissent parfois certaines larves entre le mo- ment de la sortie de l'eau et celui de l' eclosion. Le fait est connu, mais je ne pense pas que les raisons de cette activité extraordinaire aient été indiquées. Les observations que M. Delpérée a bien voulu faire pour moi, dans ces eaux mosanes qu'il connaît admirablement, com- plètent celles de Lauterborn, et cela d'autant mieux, que Lau- terborn n'a vu qu'un seul exemplaire, en captivité, et l'on pouvait soupçonner, tout au moins, que pareilles conditions de milieu pouvaient ne pas correspondre à celles que la larve (1) Lauterborn, op. cit., p. 641. (2) NEERACHER, Die Insektenfauna des Rheins uncl semer Zufliisse bei Basel. {Revue Suisse de Zoologie, iqio pp. 522 et 523.) (3) Lestage, Notes biologiques: L'éclosion loin de la rive des larves d'Odonates. [Bullet. Soc. entom. Belg., I, n° 4, 1919, P- 65.) - l 243 — trouve dans La Nature, et que, par conséquent, le processus d'éclosion pouvait rire tout autre. Se trouvant à Neerpelt, près de la frontière hollandaise, il put observer, sur le Domine!, une éclosion abondante. De ces observations, faites' durant plus de trois heures consécutives, il ressort : .\ . — Oie les nymphes, à ce moment, sont prises de la même humeur vagabonde que les Perla dont je parlais précédemment. Quittant l'eau qui, jusqu'alors, leur était indispensable, elles escaladaient les berges, hautes parfois de 60 centimètres, et déambulaient au travers des herbes recouvrant les bords, par- courant les unes 30, les autres 50, 60 centimètres, soit donc jusqu'à plus d'un mètre de leur milieu primitif. B. — Le parcours effectué, les nymphes cherchent un support pour s'y aggriper solidement et s'y métamorphoser. C. — La recherche de ces supports paraît soumise à certaines lois inconnues, mais évidentes pourtant. J'en ai fait déjà la remarque à propos de la larve de Leuctra geniculata; il y a, semble-t-il, d'abord comme un rassemblement, puis l'accom- plissement, au moins sur une certaine étendue, d'un parcours identique. Dans le cas présent, l'espace observé mesurait à peine quel- ques mètres carrés; il s'y trouvait une dizaine de touffes d'her- bes dont les unes se dressaient verticalement, tandis que les autres avaient une direction plus ou moins horizontale. De cette dizaine de touffes, deux seulement portaient des exuviums (premier fait) ; ces exuviums n'étaient point disséminés çà et là, mais plusieurs étaient accolés à une même tige, les uns à la suite des autres (deuxième fait). L'investigation la plus minutieuse ne permit point de trouver ailleurs que sur ces deux touffes des dépouilles fraîchement abandonnées. J'ai dit que les tiges étaient ou dressées verticalement, ou inclinées plus ou moins obliquement. Or, sur les tiges vertica- les, tous les exuviums avaient la tête en haut; sur les tiges obliques, ils avaient tous la tête en bas; dans le premier cas, l'éclosion s'était faite dans le sens de la montée; dans le second cas, il y avait eu un tête à queue complet (troisième fait). L'une suivant l'autre, les larves avaient quitté l'eau, franchi les ber- — -2U — ges, gagné la plaine, escaladé les touffes; Tune suivant l'autre, elles avaient choisi la même tige que leur devancière, s'étaient arrêtées dans le sens où la première l'avait fait, ou avaient exécuté un demi-tour complet comme le chef de file. Ces faits semblent étranges à première vue, mais que nous connaissons peu et mal les mœurs de ces intéressantes bestioles. Quant au mode d'éclosion, il est identique à celui des autres Perlides. La rupture de la cuticule se produit sur le dos, depuis l'arrière de la tête jusqu'aux premiers segments de l'abdomen, tout le long de la ligne médiane. Les pattes, dégagées, pren- nent position sur le support et, peu h peu, la libération s'achève normalement. 4. Régime de la larve. — Structure du lablum A priori, on peut certifier que la larve de Nephelopteryx nebulosa est carnassière; elle se nourrit surtout de plancton, sans délaisser les animalcules qui peuvent lui tomber sous 'a dent ou plutôt sous les dents; en effet, si, à un fort grossisse- ment, on examine la structure du labitim, on pourra se rendre compte facilement que cette partie de la bouche est remarqua- blement outillée sous ce rapport et que, au point de vue biolo- gique, l'interprétation morphologique qu'en a donnée Kl\- palek ne peut pas être adéquate ( i ) . Ce ne pourrait être qu'à la suite d'un examen superficiel qu'il serait possible de dire que glosses et paraglosses forment une pièce homogène ; la suture interglossale est très nette sous forme de sillon; les deux lob>\s ne sont nullement soudés, tout au plus contigus, mais ils peu- vent se disjoindre comme le montre la figure i, b, c ; quant atix sutures différenciant glosses et paraglosses, elles apparaissent également sous forme de sillons, plus nettement il est vrai sur leur tiers antérieur que sur le restant, mais suffisamment pour empêcher de croire à une fusion complète des deux pièces, tel que cela ressort de la figuration de Klapalek. C'est d'ailleurs ainsi que l'a vu Esbex-Petersex et la représentation qu'il en a donnée est d'accord avec la mienne (2). (1) A mon avis, la figure du Iabium, donnée par l'illustre savant, ne peut être qu'une : nterprétation. J'ai examiné la pièce avant de la pré- parer, et n'ai pu reconnaîre une formation analogue. (2) Cf. Esbex-Petersex. Danmarks Fauna. Guldsmede, Dognfluer, Slorvinger, p. 111, fig. q8. — 245 Examinée sous la face externe, cette parte de la bouche apparaît garnie de soies tactiles très nettes, de pores sensoriels nombreux; à leur sommet, glosses et paraglosses portent, en plus des soies, de gros petits poils, véritables épines, qui doi- vent certainement constituer ce que Miss Morgan appelât un « râcle-plancton »; les dents de ce râteau sont implantées de telle sorte qu'elles doivent, en effet, faire office de râcloir sur les pierres ou feuilles où la larve se pose. Peut-être, mais ceci est une simple supposition de ma part, pourrait-on croire que le labium figuré par K lapai. ek apparte- nait à une nymphe atteinte de cet emphysème qui, au moment des mues, et surtout à l'éclosion, défigure les organes en les boursoufflant; tous ceux qui ont pratiqué l'étude des larves aquatiques connaissent ce fait et aussi comment, dans l'épi- derme distendu, apparaissent en transparence, les organes néoformés. 5. — Les calus spinoïdes des tergites abdominaux Abstraction faite des organes de la respiration, ce qui frappe immédiatement chez la larve de Nephelopteryx nebulosa, et permet de la reconnaître au premier coup d'œil par ce qu'elles lui sont propres, ce sont ces saillies dorso-abdominales qui se dressent en forme de dents et forment , par leur ensemble, une crête pectiniforme si curieuse (fig. 2 et 5). Nous retrouvons ces formations soit à des degrés moindres, comme chez la larve d'Ephémère, Ephemerella ignita, où elles forment une double rangée dorsale parallèle (fig. 4), soit à des degrés beaucoup plus forts, comme chez diverses larves d'Odo- nates Anisoptères, où ces calus, s'ils sont, en général, de simples épines, comme chez nos larves européennes, deviennent parfois de véritables prolongements cultriformes, comme chez les larves de Tetragoncuria, par exemple. A quoi correspondent biologiquement ces ornementations? Je ne crois pas que pareilles recherches aient été faites; peut-on croire que ce soient là des armes de défense indirecte pouvant effrayer les ennemis possibles des larves ainsi armées? Pareille interprétation me semble trop anthropomorphique, et je ne m'y arrêterai point. Morphologiquement, ce sont des prolongements de la cuticule chitineuse qui revêt chacun des tergites; ce ne — 24(5 — sont pas des poils modifiés; ces excroissances ont une origine toute autre; d'ailleurs, ces prolongements ne sont pas creux, mais pleins; leur croissance n'est pas simultanée; ce sont ceux de la base de l'abdomen qui font tout d'abord leur apparition; ceux des segments postérieurs ne viennent qu'en tout dernier Fig. 4. — Larves de Ephermrella ignita Poi)A (Ephémère). (En a. la larve pourvue d'une double rangée de calus spinoldes sur les tergites abdominaux, entre le3 lamelles branchiales.) (Figure extraite des Larves aquatiques de» Insectes d'Europe.) '247 - lieu ; tous naissent d'abord, sous forme de bourrelet, dans lY-paississement de la partie médiane du bord postérieur de la plaque chitineuse et, comme le montre la figure 5, les premiers ont atteint tout Unir, développement que les derniers se dessinent parfois seulement; leur pigmentation n'est pas non plus uni- forme; si la base acquiert le ton foncé de la plaque qui les porte, le sommet reste incolore et l'ensemble tranche plus forte- ment quand on examine la larve par dessus. Fig. 5. — Abdomen Nîphzlopteryx nebuiosa montrant les calus abdominaux non développés sur les derniers tergites. Je sais bien que plusieurs auteurs ont cherché à établir un rapprochement entre ces formations spinoïdes et le genre de vie de certaines larves fouisseuses qui, précisément, en sont munies (1). Si le rapprochement vaut quelquefois, ici on ne peut en tenir compte; les larves de Nephelopteryx ne sont pas fouisseuses le moins du monde. Peut-être ces organes, acquis secondairement, se sont-ils conservés, bien que n'ayant plus aucun rôle à jouer? C'est, à mon avis, le cas, par exemple, des larves des Sisyra; bien qu'adaptées à la vie aquatique, elles ont conservé les lon- gues soies des larves terrestres des autres Planipennes (Heme- robius, Chrysopa, etc.) dont on connaît le rôle au point de vue biologique; on peut se demander leur utilité, chez Sisyra, dont la larve circule au travers des Spongilles, et chez Osmylus. D'ailleurs, la seule conformation sternale de la larve de Nephe- lopteryx nebuiosa indique qu'elle n'est pas adaptée au fouis- sage par ce que ce genre de vie est opposé au libre jeu de ses organes respiratoires, au développement des pattes et à leur ciliation (fig. 1). * * 1) Ceci est parfaitement exact pour beaucoup de larves d'Odonates. _ 248 6. — L'appareil respiratoire Avant d'aborder le cas si spécial que nous montre la larve de Nephelopteryx ncbulosa, il est bon, je crois, de donner une idée générale des divers systèmes de trachéo-branchies que l'on rencontre chez les larves des Plécoptères. A. Examen comparatif des divers types de trachéo-branchies chez les larves des Plécoptères Ces organes peuvent être envisagés à un double point de vue: A. — Celui de leur emplacement; B. — Celui de leur conformation. A. — EMPLACEMENT DES TRACHÉO-BRANCHIES. Suivant cet emplacement, on peut classer les trachéo-bran- chies en huit groupes : i. — Les trachéo-branchies sons-mentonnières: Comme leur nom l'indique, elles sont placées sous le sub- mentum. Je ne connais ce type que chez la larve américaine que Miss Lucy Wright Smith rapporte « tentatively » a Megarcys signala Hag. (fig. 6. A, sm). 2. — Les trachéo-branchies prosternâtes: Elles sont insérées soit seulement en avant, soit en avant et en arrière du prosternum. Ce cas se rencontre chez Protone- mura humeralis (fig. 8), Amphinemura cinerea (fig. 8), Megar- cys signala, Pteronarcys, et Ptewnarcella (fig. 6, pr). 3. — Les trachéo-branchies mésosternales : Elles sont insérées soit en avant et en arrière du mésosternum, comme chez Pteronarcys (fig. 6, B, mo) et Pteronarcella (fig. 6, C, mo), soit seulement en avant, comme chez Megarcys signala (fig. 6, A, mo). — 249 — a, — Les trachéo-branchies métasternales : Elles sont placées soi) en avant seulement du métasternum, comme chez Megarcys signata (fig. 6, A, ma), soit aussi en arrière encore, comme chez Pteronarcys (fig. 6, B, ma) et Pte- ronarcclla (fig. 6, C, w«). TUO . rr - 77i a . TTLO m& A B C Fig. 6. — Schéma de l'emplacement des trachéo-branchies chez : A = Megarcys signata; B = Pteronarcys ; C = Pteronarcella . ma = métasternum ; mo = mésostemum ; pr = prosternum ; S m = submentum ; 1. 2. 3. = sternites 1.2. 3. de l'abdomen. X X X = emplacements des trachéo branchies. (Imité de L. W. SMITH.) 5. — Les trachéo-branchies abdominales : Elles peuvent être présentes soit seulement en avant du pre- mier sternite abdominal, comme chez Megarcys signata (fig. 6, A), soit en arrière des deux premiers sternites, comme chez Pteronarcys (fig. 6, B, i, 2), soit en arrière des trois premiers sternites, comme chez Pteronarcella (fig. 6, C, 1, 2, j), soit sur les côtés des cinq ou six premiers segments abdominaux, comme chez les Eustheniidœ ( 1 ) . (1) Cf. Tillvard, Canadian Entomologiste 192 1, p. 35- Peut-être fau- drait-il ranger ce dernier type, si archaïque, dans le groupe des trachéo- branchies pleurales (! !). - 250 - 6. — Les trachéo-branchies pleurales : Elles naissent dans la partie membraneuse des pleures tho- raciques, comme chez quelques ferla, Peltoperla et Neoperla (fig. 7) (*)■ Fig. 7. — Larves de Perla abdominalis (a) montrant les trachéo-branchies pleurales et anales. (Figure empruntée aux Larves aquatiques des Insectes d'Europe) (i) Cf. Klapalek, Wissensch. Ergebn. der Deutsch. Zentral. Afrika Expedit. 1907-08, Bd 3, Zool. I, Lief. 13, iQH, PP- 448-451- Lestage. Mission Stappers au Tanganyika-Moero. Deuxième contri- bution à l'étude des larves des Ephémères et Perlides du Congo belge. [Revue Zoologique africaine, V, t. 2, 1Q17, pp. 134-140, figg- 7~o) — k 251 7. Les trachéo-branchies anales: Elles sont situées au sommet distal de l'abdomen, à la base des cerques, comme chez quelques Perla (fig. 7), et chez la larve de Port-Stanley attribuée par Kxapalek à un Gripopteryx ( Lt'ptoperlidœ) (fig. 9). 8. - Les trachéo-branchies coxalcs : C'est le cas de la larve de Nephelopteryx nebulosa (fig. 3). Jusqu'à présent, nous ne connaissons donc, chez les larves des Plécoptères, quel que soit leur emplacement, qu'un seul type de trachéo-branchies, le type sternal, pour ainsi dire, par opposition au type tergal que l'on rencontre communément chez les larves des Ephémères. B. - - CONFORMATION DES TRACHÉO-BRANCHIES. Au point de vue de leur conformation, les trachéo-branchies des larves des Plécoptères appartiennent à deux types : 1 . Le cœcum tubuleux simple, comme chez Megarcys signala, Eusthenia, Protonemura, etc. (fig. 8), ou paraissant pluriarti- culé comme chez Nephelopteryx nebulosa (fig. 3). 2. La houppe filamenteuse, que nous trouvons chez quelques Perla, Neoperla, Peltoperla, Pteronacys, Pteronarcella, Lepto- perla, Amphinemurea cinerea (fig. 8), Gripopteryx (fig. 9), etc.. A vrai dire, tous ces types d'organes respiratoires ne caracté- risent pas à eux seuls, par leur emplacement, telle famille ou tel genre, ni même telle espèce; je veux dire par là que telle larve n'a pas en propre des trachéo-branchies sous-menton- nières, telle autre des trachéo-branchies anales ou pleurales, etc. Deux choses sont certaines cependant : A. Jamais une larve ne possède .à la fois les deux types de trachéo-branchies, en cœcum et en houppe ; (1) Cf. Klapalek, Hamburger Magalhaensische Sammelrcise: Plecop- teren. 1904, pp. 3 et 4, fig. 1. — 252 — B. Nephelopteryx nebulosa seule, jusqu'à présent, possède des trachéo-branchies coxales en forme de tubes invaginables ; forme et emplacement sont, chez elle, originaux. Si nous envisageons nombre d'autres larves, nous voyons que plusieurs sont remarquables au point de vue de remplace- ment des trachéo-branchies; si, chez certaines Nemura (sensu lato), n'existe que le type prosternai (fig. 8), et chez Gripo- pteryx seulement le type anal (houppe en rosette) (fig. 9), en revanche, plusieurs Perla, par exemple, possèdent le type pleu- ral et le type anal ; chez Megarcys, nous rencontrons les types sous-mentonnier, pro-méso-métasternal (fig. 6, A) ; chez Ptem- narcys et Pteronarcella f les types pro-méso-métasternal, abdo- minal et quelquefois anal (fig. 6, B, C.) (1). Fig. 8. — Trachéo-branchies prosternales du type némourien : a = forme en cœcum de Protonemura humeralis. b = forme en houppes de Amphinemura cinerea. Fig. 9. — Type des trachéo-branchies anales (en rosettes) des Leptoperlidœ (? Grypopteryx). (D'aprè* Ki.apalek). (1) Il e^t étrange que Miss LUCY WRIGHT Smith ne fasse point mention de ces houppes anales, ni dans sa description typique de la larve de Pterouarcys , ni clans le diagramme où elle expose l'emplacement des trachéo-branclres. Voici sa description : « Tufts of nlamentous trachéal gills grouped about the legs on the ventral side of the thorax, and beneath the abdomen ; anterior to the front legs, three pairs of gills aranged transversely, encir- cling the neck like a collai", posterior to the same legs, four pairs ; poste- rior to the middle legs, three pairs ; posterior to the last pair of legs, three pairs, one on the metathorax and one pair on each of the first two abdo- minal segments. » — ï>ô3 — L'origine de ces expansions externes polymorphes correspond évidemment à un besoin qui s'est manifesté plusieurs fois au cours de l'évolution, augmenter la surface respiratoire pour augmenter la capacité d'absorption de l'air en dissolution dans l'eau. C'est en vertu de ce besoin que sont apparu ces organes secondaires, que les tubes en ccecum sont nés, se sont allongés, ramifiés, ap'.atis, adaptés au « télescopage », ou transformés en lamelles simples, doubles, entières, laciniées, etc.. Si, chez certaines Perlides considérées comme les plus archaï- ques, les T as mano perla, par exemple, la larve n'a aucune trace de filaments branchiaux (1), chez certaines Eusthenia, non moins archaïques, nous en rencontrons, et Tillyard déclare que ces « primitive paired gills are closely similar to those found in the larvae of certain archaïc Calopterygidœ in the Order Odonata (2). » Il est de toute évidence que la forme la plus ancienne est la plus simple, celle qui affecte la forme de sacs aérifères; présents primitivement de chaque côté des premiers segments abdomi- naux, comme chez les Eusthenia, nous les retrouvons ensuite chez certaines Nemura et Megarcys; mais ici, nous avons déjà un type beaucoup plus évolué ; le type à branchies en houppes est allé encore plus loin dans l'évolution, et nous y trouvons bien des degrés, depuis la houpe prosternale simple des Amphi- nemura cinera, jusqu'aux organes si riches des Pteronarcys, Perla, etc., types de familles hautement spécialisées, où les primitifs filaments tubuleux abdominaux ont été remplacés par des touffes de filaments placées à la base des pattes ou sur les côtés des premiers sternites abdominaux. Si le ccecum tubuleux n'est qu'une modification primaire de l'ectoderme, la houppe n'est, peut-être, qu'une modification secondaire, par amplification et segmentation, du ccecum pri- mitif. Mais ceci n'est-il pas absolument certain! Pour le peu que nous connaissons des premiers états des Perlides, il est cependant curieux de faire remarquer que les caractères fournis par les larves viennent généralement se su- perposer admirablement à ceux des adultes. Il me plaît de mentionner ce que vient d'écrire, à ce sujet, un maître aussi (1) Tillyard, loc. cit., p. 36. Cette curieuse larve n'a pas encore été décrite. (2) Tillyard, ibid., p. 35. averti que Tillyaru : « I am now able to state that, as regards Australian and New Zealand forms, the classification adopted by me, on imaginai characters only, has been fully tested in the case of the corresponding lavae, with the resuit that thèse latter are found to group themselves into distinct families as readily as do the imagines, so that the two sets of characters taken together form a most useful and easily understood clas- sification ( i ) . » Il y a loin de ces paroles consciencieuses à ce que m'écrivait jadis un auteur allemand que je ne nommerai pas : « Eine ganze Reihe (de genres de Klapalek) sind nur auf larvale Charaktere gegrundet und kommen nicht bestehen bleiben. » B. — Les trachéo-branchies de la larve de Nephelopteryx nebulosa. De la rapide étude que j'ai donnée des divers types d'or- ganes respiratoires des larves des Plécoptères, il ressort donc que la larve de Nephelopteryx nebulosa offre un intérêt tout spécial. Lauterborn l'avait bien compris, et-son étude est faite avec soin. D'après lui, « l'insertion à la face inférieure des articulations coxales, près des bords postéro-internes, la min- ceur des filaments, leur propriété de se retrousser et de s'emboî- ter par le jeu des muscles striés, l'adaptation à la respiration, sont choses communes aux trachéo-branchies de la larve de Nephelopteryx nebulosa et aux petits sacs coxaux des Diplo- podes, bien que ceux-ci cependant soient dépourvus de trachées. Il y aurait donc possibilité d'établir une homologie entre ces deux types d'appendices coxaux, d'autant plus que les Perli- des occupent un rang très inférieur dans le monde des In- sectes. » (P. 640.) Le rapprochement est intéressant, mais il ne m'appartient pas d'en rechercher ici le bien fondé. Chez la larve de Nephelopteryx nebulosa, nous avons un type d'organes respiratoires se rapprochant de la forme pri- maire; le tube en cœcum, rigide à l'origine, aurait acquis, je ne dis pas une segmentation réelle ou apparente, comme chez les filaments des larves de Sialis (fig. 10) et Sisyra (fig. 11), etc., mais la faculté de s'invaginer; cette modification du 1) TlLLYARD, loc. Cit. p. 35. — 255 — cœcum primitif est donc non seulement curieuse, mais extrê- mement importante, et pourtant elle est peu connue encore, car maints auteurs, qui se sont occupés de la respiration des larves aquatiques, n'en font aucune mention; même Hennegly et Berlese la passent sous silence. Evidemment, l'étude de ces organes doit se faire sur les Fig. 10. — Larve de Sialis Maria L. à trachéo-branchies tubuleuses mais arti- culées et pourvues de soies spécialisées. (Figure empruntée aux Larves aquatiques des Insectes d'Europe). — 256 — larves vivantes ( i ) ; chez les exemplaires conservés en alcool ou au formol, ils sont plus ou moins rétractés, et leur examen est difficile; chez les exemplaires desséchés, tout au plus peut- on encore les deviner sous l'apparence d'une petite masse blan- châtre informe. Lauterborn les a décrits comme suit : « Chaque branchie a environ 2 centimètres de long et est divisée en trois parties qui Fig. II. — Larve de Sisyra à trachéo-branchies ventrales articulées et nues. (Figure empruntée aux Larves aquatiques des Insectes d'Europe). s'emboîtent l'une dans l'autre comme les articles d'une longue- vue ; l'article de la base est fortement développé, légèrement recourbé et, à l'endroit où il s'attache à l'enveloppe cornée de la hanche, un peu brunâtre et strié transversalement ; le deuxième article est plus mince, plus allongé et un peu arqué; le dernier s'insère au précédent par une base plus étroite et U ressemble un peu à une massue... » (1) Pour conserver aux trachéo-branchies leur extension complète, Lauterborn conseille de tuer les larves à l'eau chaude. — 257 — La description esl correcte, sauf qu'il n'y a pas de segmen- tation, et, à proprement parler, il n'y a ni premier, ni second, ni troisième article; à son maximum de développement, l'or- gane ressemble à un. long et mince filament dont la grosseur diminue progressivement de la base jusqu'au sommet; tout au plus aperçoit-on comme un fin bourrelet qui délimite la partie postérieure de la section basale, quand l'organe est complète- ment évaginé. Il n'y a pas de solution de continuité dans les trois sections; l'invagination a lieu par suite du jeu de retrait des fibres musculaires striées, qui se réunissent en faisceaux sur les parties antérieure et médiane. Le dessin ci-dessous donnera une idée exacte de la conformation de cet organe (fig. 12). Flg. 12. — Une des trachéo-branchies isolée de la larve de Nephelopteryx nehulosa L., montrant le processus d'évagination des pseudo-articulations. Mais quand l'organe est complètement dévaginé, on n'aper- çoit plus aucune trace de segmentation, et tantôt les premier et deuxième articles, tantôt les deux derniers, forment un tout absolument continu ; l'examen le plus attentif ne permet pas de déceler la moindre solution de discontinuité; tel n'est jamais le cas chez les filaments respiratoires des larves de Sialis ou de Sisyra. Quant à la relation de cet organe avec le réseau trachéen, voici comment elle se présente suivant Lauterborn : « ...un peu avant leur aboutissement à l'extrémité des pattes, les tra- chées-mères émettent chacune deux trachées plus minces; 'a trachée interne, très courte, se subdivise, peu après sa nais- — 258 — sance, en une série de fines trachéoles (6 environ) qui pénè- trent dans la trachéo-branchie et la sillonnent en tous sens en se subdivisant elles-mêmes de plus en plus ; la trachée externe, plus longue, se ramifie à son tour en deux branches : l'une, très grande, parcourant toute la patte; Fautre, très petite, nais- sant à angle aigu sur la précédente, se dirigeant vers la base de la trachéo-branchie où elle pénètre en formant un coude très prononcé, et s'y ramifiant également en fines trachéoles qui entourent la partie périphérique de la base de la trachéo-bran- chie... » (Fig. 13.) Fig. 13. — Patte postérieure de la larve Nephelopteryx nebulosa L., montrant la relation des trachéo-branchies avec le réseau trachéen. (Imité de LAUTERBORN.) .* 7. — La persistance des trachéo-branchies chez Nephelopteryx nebulosa. La persistance des trachéo-branchies larvaires chez les adul- tes est un fait connu depuis longtemps, grâce à la découverte de la larve remarquable de Pteronarcys dorsata Say (regalis) ; c'est même à peu près le seul exemple qui soit toujours donné dans les Manuels; pourtant cette espèce n'est pas seule à posséder ce privilège, et j'aurai l'occasion d'en parler plus longuement plus tard. Chez l'espèce qui nous occupe, les filaments respiratoires se retrouvent chez l'adulte à la sortie de l'exuvie; pour les aper- cevoir avec quelque netteté, il faut examiner des individus vivants; chez les exemplaires conservés en alcool ou formol, les trachéo-branchies ne forment plus, comme l'a aussi démon- — l 259 tré Lauterborn,, que des petites boules molles et incolores; chez les exemplaires desséchés, elles ont à peu près disparu ; tout au plus peut-on deviner leur présence par de simples petites taches dont la coloration plus pâ'.e tranche très légère- ment sur le fond obscur de cette partie du corps, et pas toujours cependant. Ces organes jouent-ils encore un rôle quelconque chez l'adulte? A un point de vue général, on en est toujours à la théorie de Newport; bien qu'elle ait été déjà battue en brèche par Gkrstaecker et Hagen, elle séduit encore pas mal d'au- teurs modernes, mais je ne doute pas qu'elle finisse par être reconnue inexacte, quand on connaîtra mieux l'éthologie des espèces branchifères à l'état parfait; M me Wilbert A. Clemfxs nous donnera certainement la réponse que nous promettait .Miss Lucy Wright Smith. Pour ce qui concerne Nephelopteryx nebulosa, je puis assurer seulement que les organes respiratoires larvaires sont visibles chez l'adulte, après l'éclosion seulement, mais, sous une forme si réduite, que je ne vois pas quel rôle ils pourraient jouer; en outre, leur persistance n'est pas d'une durée con- tinue; si leur délinéation est encore perceptible chez les exem- plaires examinés peu après l'éclosion, elle ne l'est plus du tout chez ceux qui ont vécu quelque temps; l'examen d'un très nombreux matériel conservé en alcool ne m'a pas permis non plus d'en découvrir le moindre vestige. J'ai, en outre, fait souvent la même constatation chez les Protonemura humeralis et Amphinemura cinerea; chez les uns, tubes en ccecum et houppes sont très visibles; chez les autres, ils ont complètement disparu ; d'ailleurs, Hekneguy lui-même est parfaitement sceptique sur la fonction physiologique des appareils respira- toires externes de l'imago : «... Il est probable que les appa- reils branchiaux, rudimentaires, observés chez les Insectes adultes, ne sont que des restes d'organes larvaires ne servant pas, en général, chez l'adulte, à la respiration (i). » * * * (i) Cf. HENNEGUY, Les Insectes, p. 108. — 260 — 8. — Le mlcroptérisme chez le mâle de Nephelopteryx nebiolosa. Si l'aptérisme ou le microptérisme se rencontrent assez sou- vent chez les femelles de divers ordres, il est exceptionnel chez les Perlides; en revanche, on l'a souvent constaté chez les mâles. Je citerai, par exemple, ceux de Périodes dlspar Ramb., Périodes Mortoni Klp., Périodes rectangula Pict., de Chloro- perla difformis Klp., de Capnia nigra Pict., de certaines Perla (mais le cas est rare), de Tœnwpteryx trifasciata Pict., de Xcphcloptervx nebulosa L. et araneoides Klp. Le cas doit aussi se rencontrer parmi les espèces exotiques. La forme macroptère de Nephelopteryx nebulosa est com- mune; la forme microptère est rarissime; je ne l'ai jamais trouvée; Albarda n'en connaissait que trois exemplaires : celui de R.AMBUR (Nemura minuta Ramb.) et deux provenant d'Ecosse. « Les ailes sont si petites, dit Albarda, en propor- tion du corps, qu'elles sont presque inaptes au vol. » Ne m'occupant ici que de la larve, je n'insiste pas davan- tage, me réservant d'approfondir la question du microptérisme des mâles à propos de Périodes dispar. Mes recherches me font croire que Neeracher pourrait bien avoir raison contre Klapalek. BIBLIOGRAPHIE concernant la larve de Ne-phelofteryx nebulosa. 1900. KLAPALEK, Plekopterologické-Studie. (Bulletin de V Académie des Sciences de Bohême, IX, 1900, pp. 1-34. Larve: pp. 25 et 26, pi. II, figg. 28-32.) 1903. LAUTERBORN, Trakeenkiemen an den Beinen einer Perl ^en- Larve (T œniofteryx nebulosa L.). (Zoologischer Anzeiger, XXVI, iQ°3, pp. 637-642, 2 figg.) 1904. Reuter, Tidigt upptrâdande af Perliden (Tœniofteryx nebu- losa L.). (Medd. Societatis fro Fauna et Flora fennica, 30. 1904, P- 99-) 1909. Klapalek, Plecoptera (Sùsswasserfaana Deutschlands, VIII, p ni, fig. 98). 1917. Rousseau, Lestage, Schoutedex, Les larves aquatiques des In- sectes d'Europe: Plecoftera, p. 304, fig. 83. Le D r Ernest ROUSSEAU Sa vie. — Son oeuvre. Discours prononcé à la réunion des Naturalistes belges à l'Université de Bruxelles, le 18 février IÇ2I par J.-A. Lestage Vice- Président de la Société des Naturalistes Belges Mesdames, Messieurs, Des voix plus éloquentes et plus importantes que la mienne vous ont déjà parlé du savant, de l'ami, du fondateur que nous avons perdu; M. le Professeur Lameere l'a fait ici-même et M. le D r Dekeyser, Président des Naturalistes belges, dans notre Bulletin. Ne croyez pas que leurs appréciations si élo- gieuses aient trouvé leur source dans les très vifs regrets qu'a causés la brusque disparition du D r Rousseau ; je vais essayer de vous montrer, en étudiant l'homme dans ses actes et dans son œuvre, que ces éloges sont bien mérités. Le coup d'ceil plus général, et aussi plus détaillé, que nous allons porter sur l'ensemble de sa vie, sur les manifestations multiples de son activité, vous fera connaître plus et mieux ce que le Docteur Rousseau a fait pour la science en général, pour la science belge en particulier, et aussi pour nous, Naturalistes Belges, qui sommes les fils de son esprit. Il vous étonnera peut-être que cet éloge vienne de moi qui n'ai connu le D r Rousseau qu'en 1 9 1 5 . Admis dans son labo- ratoire à cette époque, j'ai vécu avec lui ces heures terribles où l'on se rapprochait plus intimement, où toutes les sympathies communiaient avec plus de ferveur parce que l'on souffrait ensemble et que, parfois aussi, on pleurait ensemble. Beaucoup, parmi vous, n'ont connu de Rousseau que — 262 — l'homme jovial, bon enfant, « l'homme au profil jordaenesque » de A.-W. Gaspart. Ceux qui l'ont approfondi savent quelle fut la générosité de son cœur, la bonté de son âme; avec infini- ment de raison, on a pu dire de lui, au lendemain de sa mort, que « si la science belge perd en Rousseau un de ses meil- leurs représentants, combien plus humaine est la douleur de ceux qui l'approchèrent dans l'intimité et tinrent commerce d'amitié avec lui ! » **# Ernest Rousseau naquit à Ixelles le 27 mai 1872. Son père était professeur de physique à l'Université de Bruxelles et sa bonté proverbiale lui avait mérité le beau sur- nom de « Père des étudiants ». Sa mère, que tous v< s con- naissez, fait partie -. brillante pléiade de botanis 5 dont la Belgique peut à bon droit se glorifier. Vivant dans un milieu si hautement scientifique, vous devi- nez quelles impressions devait recueillir le jeune Rousseau, et comment, fatalement, il devait venir à laJScience pour donner plus tard un lustre nouveau à une famille acquise déjà à la renommée par plusieurs générations de savants. Fils et petit-fils de botanistes, fils de physicien, quelle sera sa voie? Quelles forces latentes ou ataviques firent qu'il ne dirigea son activité ni vers l'une ni vers l'autre de ces sciences? Je l'ignore. La physique, avec ses lois strictes, ses données pré- cises, ne souriait nullement à l'enfant; en revanche, il conserva toujours un goût très prononcé pour la botanique. On put bientôt juger, par de premières manifestations, que la zoologie aurait toutes ses faveurs. Dans tous les coins s'érigèrent de minuscules ménageries où il encageait les animaux et les in- sectes dont les mœurs le captivaient davantage. Longtemps, il eut une prédilection marquée pour les Vers à soie. Que d'an- goisses pour trouver les feuilles de mûrier nécessaires? Que d'escapades pour aller chercher au loin, dans un jardin, aujour- d'hui disparu, le bienheureux végétal qu'il y avait découvert! Il était donc évident déjà que la Vie, sous toutes ses mani- festations, l'attirait et cela explique, peut-être, son orientation vers la médecine; il en conquit brillamment le diplôme à l'Uni- versité de Bruxelles. — 268 — A ['encontre de son illustre collègue et futur ami, le limno- logiste suisse, F. -A. Forel, qui ne pratiqua jamais, R> ou modifications subies par le noyau, et sur la « plasmodiérèse », ou modifications subies par le proto- plasme. Quelles recherches spéciales devaient suivre cet énoncé clair et précis, je ne le sa s ; cependant, on peut concevoir que les multiples opérations, auxquelles il s'était livré, lui avaient fait entrevoir quelques difficultés dans la pratique; une de ces difficultés résidait dans l'examen plus qu'ardu de l'anatomie '266 — interne des Insectes. Pour l'étude de la morphologie interne, la dissection n'est pas toujours possible; l'animal, ou même la partie du corps intéressante, peuvent être d'une taille trop infime, ou l'abondance de la chitine trop grande. Il faudrait un procédé permettant une si parfaite pénétration que tout le corps de l'Insecte devint, en quelque sorte, d'une transparence abso- lue, au point que, à l'aide du microscope et même d'une simple loupe, on put distinguer, au travers des téguments, tous les détails de l'anatomie interne : organes digestifs, ganglions ner- veux, terminaisons trachéennes, etc.. Avec une ardeur égale à celle qui lui permit d'inventer son procédé de décalcification, Rousseau recherche la méthode idéale de déchitinisation, non satisfait, évidemment, de celles en usage jusqu'alors (xylol, chloroforme, essenses diverses, etc.). L'étude comparative du pouvoir de pénétration de différents produits l'amène à expérimenter l'essence de cèdre qui lui donne les résultats les plus concluants (1899). Depuis quelque temps déjà, M. G. Gilson, le distingué Directeur du Musée Royal d'Histoire naturelle de Bruxelles, avait remarqué les brillantes qualités du jeune savant. Chargé de l'Exploration de la mer flamande à la suite de la décision prise par le Comité international de l'Exploration des mers, il attache Rousskau h son service et le met ainsi h même de se perfectionner dans l'étude des Spongiaires et d'en perfection- ner encore la technique dont il nous donnera un nouvel exposé détaillé en 1903. Sous la direction d'un Maître aussi compétent, qui l'avait associé à son œuvre au cours de ses nombreuses croisières, Rousseau serait évidemment devenu un biologiste marin ; une cruelle maladie des yeux vint alors brusquement interrompre une carrière qui s'annonçait sous de si heureux auspices et orienter l'activité scientifique de Rousseau dans une voie diamétralement opposée et que, certainement, lui-même ne pouvait prévoir. La transition ne s'effectua pas cependant d'un bloc. Nous voyons Rousseau revenir d'abord à l'entomologie systéma- tique si longtemps délaissée; il semble même vouloir regagner 1<^ temps perdu ; dix ans, en effet, se sont écoulés depuis qu'il a donné son essai sur les Malacodermes de Belgique. La science entomologique belge continue à briller dans le monde savant — 267 - par le nombre et la valeur de ses spécialistes; Rousse.u va en grossir le nombre; il étudie les Carabiques du globe, et, en peu de temps, sa réputation s'affirme. M. le Conservateur G. SEVERIN le charge de la détermination des C arabiques afri- cains du Musée de Bruxelles; l'Expédition antarctique belge lui confie l'étude d'une partie des matériaux qu'elle a récoltés; WYTSMAN lui commande, pour son GENERA INSECTORUM, les monographies des Mormohycinœ, des Anthiinœ, des Omophro- rtmœ, des Lorocerinœ, des Pambo rince, des Promecognathinœ. ROUSSEAU est un entomologiste consciencieux, précis, critique, c la Société entomologique le tient pour un de ses meilleurs représentants. Pourtant, il ne faut voir là encore qu'une étape passagère dans la vie de Rousse.u ; sa destinée lui réservait une activité plus grande, la création d'une œuvre scientifique autrement féconde, autrement importante, autrement glorieuse. Cette période de sa vie coïncidait avec une sorte de renais- sance dans l'étude économique de l'Histoire Naturelle. Petit à petit, l'empirisme disparaissait devant les méthodes scienti- fiques. En agriculture, en sylviculture, en pisciculture, on fai- sait plus large place à la chimie, à la physiologie botanique, à l'entomologie; on s'apercevait que les sciences ne sont pas mul- tiples, mais, au contraire, que la Sc'ence est une et que son emprise s'étend sur tout; l'aquiculture venait de naître, fondée sur une base toute nouvelle, d'essence purement positive; en peu d'années, elle avait pris un essor considérable; elle avait excité dans tous les pays de haute culture intellectuelle un intérêt très vif; elle avait suscité un nombre toujours croissant de publications, de laboratoires. L'Allemagne avait les siens à Pion, au bord du lac de même nom, à Friedrichshagen sur le Mùggelsee, près de Berlin, à Trachenberg ; la Bavière créait un Institut pour l'étude des maladies des poissons; l'Angle- terre fondait un laboratoire de biologie lacustre à Sutton Broad, dans le Norfolk ; la France en possédait deux, la Station limnologique de Besse, dans le Puy-de-Dôme, dirigée par le si regretté Bruyant, et celle de Toulouse, dirigée alors par l'éminent professeur Roule; le lac de Balaton, le plus grand d'Europe, était étudié par Gésza extz de Budapest; Forel fondait en Suisse, à Morges, son fameux laboratoire où il poursuivit ses études sur le lac Léman et publia sa célèbre — 268 — monographie, toujours considérée comme le modèle des tra- vaux de ce genre; la Finlande possédait sa station d'Esbo- Lofo, et celle d'Evois où Erichson étudiait l'ichtyologie économique; la Russie d'alors avait un grand nombre.de labo- ratoires officiels : à Bologoje, dirigé par Borodine, à Glubo- koje, établi par Zograf, à Nicolskoje par Arnold, à Saratow où l'on étudiait spécialement le potamoplancton. Je ne parlerai pas de ceux, innombrables, qui couvraient déjà les Etats-Unis, me contentant de faire remarquer seulement qu'il n'est pas une seule Université américaine qui ne possède une chaire de limnologie; le Danemark, l'Italie, l'Espagne allaient, sans tarder, posséder de semblables stations de recherches. Et la Belgique ? La Belgique avait participé au dernier Congrès international de P sciculture de Vienne qui venait de proclamer la nécessité de la création d'Instituts ou de Stations de biologie lacustre; on y avait émis le vœu de voir les gou- vernements accorder tout leur appui aux établissements exis- tant déjà, et encourager leur fondation là où il n'en existait pas encore. La Belgique, si riche en fleuves, rivières, étangs, cours d'eaux de toutes sortes, n'avait rien, absolument rien. Le savant Directeur du Musée Royal d'Histoire Naturelle de Bruxelles, qui, depuis plusieurs années déjà, avait inscrit a son programme l'exploration méthodique de toute la faune belge, confia à Rousseau la tâche de poursuivre les recherches nécessaires sur la faune des eaux douces. Le jeune « évadé de la médecine » s'y mit avec sa coutumière ardeur et récolta des matériaux innombrables. Au bout de quelques années, Rousseau comprit que si le côté purement scientifique de cette exploration avait son impor- tance, il n'était cependant pas tout; que, sur ce premier pro- gramme, venaient se greffer bien ues questions connexes, sur- tout au point de vue économique et même pédagogique. Or, si le Musée se prêtait admirablement à la réalisation de la ques- tion scientifique, il n'en allait pas de même pour les deux autres; seul, un Institut spécialisé pouvait réaliser adéquate- ment ce programme tripartite. L'idée d'en créer un se présenta naturellement à l'esprit de Rousseau, ainsi qu'il le déclarait en i<)o6, au cours d'une conférence donnée à la Société centrale forestière de Belgique. — l 2G9 — Or, que faut-il pour traduire une idée en un acte créateur? La volonté ! «Je puis vous annoncer que ce laboratoire s'ouvrira l'an pro- chain », déclare Rousseau, au cours de cette même conférence. La Station belge de Biologie lacustre est donc virtuellement créée! Mais où l'établira-t-on ? Durant ses multiples excursions dans toute la Belgique, Rousseau avait été frappé de la grande richesse des eaux de la Basse-Belgique et de la pauvreté relative de celles de la Haute et Moyenne Belgique. La conclusion s'imposait donc; la Sta- tion devait se trouver dans la Basse Belgique; restait encore à savoir quelle localité offrait le maximum de ressources, ne serait pas trop éloignée des grands centres intellectuels, par conséquent, pouvait permettre aux zoologistes, botanistes et entomologistes, des déplacements ni trop difficiles, ni trop oné- reux surtout. Ces raisons pratiques lui firent choisir Overmeire, situé à deux heures de chemin de fer de Bruxelles et de Louvain, à une heure de Gand. Nul choix ne pouvait être plus heureux. ce Le lac d'Overmeire, dit Rousseau, avec ses 86 hectares de superficie, se prête admirablement à l'établissement d'un laboratoire; les environs abondent en marais, tourbières, fos- sés... abritant une population d'une richesse inouïe; par le c Sloot », on peut communiquer avec l'Escaut dont le lac n'est qu'un ancien bras, et il devient facile de faire l'étude du pota- moplancton ; à une heure de chemin de fer, on trouve la région du Bas-Escaut, riche en criques et marais offrant toutes les transitions entre l'eau de mer et l'eau douce au point de vue de la sailinité, et contenant un mélange extrêmement intéressant de formes marines et lacustres; nulle part, on ne peut trouver un champ d'expérience meilleur pour l'étude de la faune halo- phile. » « Au point de vue botanique, écrivait Théo Hannon, Over- meire est un vrai paradis; les tapis roses des Polygonum y alternent avec les tapis argentés des Renoncules aquatiques; les colonies des Nénuphars blancs et jaunes étoilent le miroir du lac; les gigantesques Scirpus, aux allures de cravaches, rivalisent avec les roseaux souples et empanachés; les Spargit- nium brandissent leurs sabres verts près des L T tricu!aires aux mufles d'or; les Stratiotes y abondent; que dire des richesses — 270 — de tous genres accumulées dans cette « canardière » qui semble un morceau de forêt vierge transporté en ce lieu. » Il y manquait, toutefois, l'élément rhéophile si intéressant par suite des multiples adaptations de ses représentants, mais spécial à la Haute Belgique; Rousseau s'en désolait bien un peu, mais il comptait suppléer à cette absence par des excur- sions, ou par l'établissement de laboratoires volants, annexes de la Station-mère qui resterait le centre directeur de l'activité scientifique des recherches bio-lacustres. Comme le problème avait été minutieusement étudié, la ques- tion fut vite résolue. Avec quelle joie, nous le devinons sans peine, Rousseau annonçait, au début de 1906, à ses collègues de la Société Royale de Zoologie et de Malacologie : « Le labo- ratoire d'Overmeire sera ouvert en avril prochain; il occupe la plus grande maison du Donck, le chalet Prince Albert, au bord même du lac... » Avec quel plaisir il leur détaille la dis- position des lieux, la salle de travail, la salle des aquariums, la bibliothèque!!! Cette œuvre est sienne! Il l'a conçue, il l'a exécutée, seul, sans appui, sans ressources! Sa foi a été sa force; par elle, il a réalisé son rêve; grâce à lui, la Belgique, à son tour, possède enfin l'Institut qui répondra au programme qu'il s'est tracé : A. Au point de vue scientifique : étudier la faune et la flore lacustres, en dresser l'inventaire qualitatif et quantitatif; dé- crire les faits nouveaux concernant la systématique, l'éthologie, la répartition géographique, etc., des multiples organismes dulcicoles, sans oublier l'époque d'apparition et de disparition, leur multiplication, leurs rapports entre eux et avec leur milieu... etc. B. Au point de vue économique : s'appuyer sur les données scientifiques les plus modernes, pour faire de l'aquiculture une branche rationnelle du savoir humain; étudier la potabilité des eaux, l'augmentation de leur rendement économique, les causes qui peuvent amener leur peuplement et leur dépeuplement ; par conséquent, tenter les expériences nécessaires pour l'acclima- tation de divers poissons étrangers, rechercher les maladies des poissons et leurs remèdes; en un mot, mener la pisciculture vers les méthodes rationnelles et certaines, et la faire sortir de l'empirisme où, trop longtemps, elle a végété. C. Au p-oint de vue pédagogique : contribuer à l'avancement 27! — de la science en diffusant ses méthodes, en les vulgarisant de façon à initier à ces questions intéressantes et pratiques les élèves des écoles, les étudiants des Universités, les membres des diverses Sociétés, tous ceux, en un mot, qui, de près ou de loin, s'intéressent au mystère des eaux. Insensiblement il avait fait sien le programme de Forki : <( Le naturaliste doit étudier la Nature dans les faits et les choses qui sont à sa portée, qu'il peut voir et revoir assez sou- vent pour en démêler les lois et l'ordonnance. Le naturaliste sédentaire a le droit et le devoir de décrire sa patrie... ; c'est le lot qui nous est échu en partage... » Décrire sa patrie! Rousseau l'a fait et mieux encore va 'e faire; une partie de sa vie s'écoulera sur les bords, qu'il a tant aimés, de ce lac d'Overmeire, relique de l'ancien cours de l'Escaut. L'annonce à l'étranger de la création du nouveau Labora- toire fut accueillie avec joie. De toutes parts arrivèrent, pour la bibliothèque nassante, des revues, des volumes, d'innombra- bles tirés h part, que Rousseau acceptait comme « une aide précieuse pour ceux qui voudront bien accepter l'hospitalité de notre laboratoire ». Son énergie, sa ténacité, son désir de faire mieux lui donnent une audace nouvelle, celle de créer le périodique qui fera mreux connaître au dehors l'œuvre jeune encore mais déjà si sympa- thique. « Nous avons cru bien faire, dit-il modestement, de compléter l'œuvre entreprise, par la publication d'une revue internationale qui n'existait pas encore. » En mars 1906, il lance le premier fascicule des Annales de Biologie lacustre. Son avant-propos en souligne le but, « canaliser les travaux originaux de biologie, de systématique ou de technique sur la limnologie; rendre compte, dans la mesure du possible, des études du même genre paraissant dans d'autres publications ». En quelques pages, le Maître Forel trace le programme et définit le titre: « ... Le domaine des Annales de Biologie lacustre comprendra l'étude de tous les êtres qui vivent dans les lacs; mais, il y a des relations tellement intimes, au point de vue de l'origine des sociétés biologiques, entre les êtres des différentes eaux continentales, qu'il y a intérêt et utilité à ne pas les séparer... Nous croyons donc devoir admettre, dans notre programme, les étangs, lacs de profondeur assez faible — 272 — pour que la flore littorale submergée des grands Phanérogames y prospère partout, autrement dit, les lacs sans région pro- fonde; les marais, étangs de profondeur assez faible pour que les plantes à fronde aérienne s'y développent partout; les mares, étangs et marais temporaires aux eaux s'évaporant et disparaissant pendant la saison sèche; les fleuves, rivières, ruisseaux, les eaux souterraines, les sources, etc.. Nous accep- tons le titre de Annales de Biologie lacustre comme le plus compréhensif et le plus rapide. » Sous pareille égide, l'idée de Rousseau prend toute sa va- leur, son plan toute son extension ; les compétences accourent nombreuses s'inscrire sur la liste des collaborateurs et ne mar- chandent pas leurs éloges; comme Rousseau l'avait souhaité, sa Revue ne tarde pas à devenir un organe international haute- ment côté; les plus grands noms en Hydrobiologie tiennent à honneur d'y figurer, mais Rousseau, accueillant à tous, à tous ouvre les pages de ses Annales. Combien y firent leurs pre- mières armes qui, depuis, sont devenus des Maîtres!! Le succès consacre l'œuvre; la réputation du nouveau labo- ratoire et de son fondateur s'étend pour la plus grande gloire de la Science belge. On pense à lui Outre-Atlantique, en vue de travaux qui, pourtant, dépassent ses moyens. C'était au moment du percement de l'isthme de Panama; Atlantique et Pacifique vont être réunis; avant que leurs faunes ne soient mises en contact, il a été décidé qu'une collection, aussi com- plète que possible, des poissons des deux mers, serait réunie ; l'œuvre sera internationale; la Smithsonian Institution four- nira les fonds; Rousseau fut appelé à participer aux travaux de la Commission. J'ignore quelle suite eût ce projet. Rousseau fut un ichtyologue apprécié; il a étudié nos pois- sons indigènes; i'1 a donné, sur chacun d'eux, des notes détail- lées, il a fait connaître leurs maladies les plus redoutables (entérite, lépidarthrose, variole, coups de froid), leurs ennemis les plus fréquents (Flagellâtes, Infusoires, Nématodes, Tréma- todes, Acanthocéphales, Sangsues, larves de Libellules, d'Hy- drophiles, Punaises d'eau), leur mode d'alimentation. Toutes ces notes ont été réunies en un gros volume, richement illustré, à l'occasion du jubilé de la Société de Pêche et Pisciculture ( 1915), sous le titre de Les Poissons d'eau douce de la Bel- gique, indigènes et acclimatés. Rousseau était membre de la Commission de Pisciculture de Belgique. Depuis longtemps déjà, le baron Goffinet, célèbre par ses établissements-modèles de pisciculture de Freux, avail demandé à Rousseau sa précieuse collaboration pour le merveilleux aquarium, qu'il avait installé à Bruxelles, à l'orée du Bois de la Cambre, et pour lequel ROUSSEAU a conçu le « Guide » éléganl que le Touring-Club vient d'éditer dans son deuxième volume. Devant l'énorme tâche qu'il s'est assignée, le fondateur d'Overmeire se décide à faire le sacrifice de toutes les études qui eurent ses préférences. 11 sait que les heures sont brèves, que la vie est courte, que ce serait folie d'éparpiller son activité. 11 abandonne définitivement ses Carabiques et disperse ses belles collections. Toute œuvre nouvelle a des débuts plus ou moins difficiles. Avant de créer, il faut savoir ce qui déjà existe; les explorations procurent des matériaux innombrables, appartenant à tous les groupes; leur classement, leur étude nécessitent des recherches préparatoires très longues et combien fastidieuses! Il faut dres- ser le catalogue du connu pour savoir ce qui est inédit, intéres- sant, pour noter la particularité digne de recherches ultérieures ; cela, pour tous les organismes d'eau douce! C'est là, besogne ingrate, énorme, mais nécessaire et combien utile, car que de temps gagné pour ceux qui viendront; ils n'auront plus qu'à moissonner une récolte déjà mûre. Inlassablement, Rousseau se met à l'œuvre, accumule notes sur notes, fiches sur fiches; le résultat ne se fait pas attendre; en 1906, il donne le relevé des Hydrachnides de Belgique; vingt-trois espèces étaient connues, Rousseau porte ce nombre à quarante-quatre; en 1907, il pu- blie ses recherches sur les Hyménoptères aquatiques, relate ses observations sur leur éthologie ; en 1908, paraît sa première monographie des Larves des Odonates qu'il complétera en 1909 et encore en 1917 ; en 1912, il révise les Hirudinées d'eau douce, puis les Acinétiens d'eau douce. Il conçoit même tout un vaste plan d'une Fauna aquatica Tùiropœcv; pour en hâter la réalisation, il fait appel à toutes les compétences susceptibles de juxtaposer leurs travaux aux siens. Schouteden lui apporte successivement ses Monographies des Rhizopodes testacés d'eau douce (1906) et des Infusoires aspirotriches d'eau douce ( 1908) ; K. Loppens étudie pour lui les Bryozoaires d'eau douce (1908-1909), AWERINTZÈVU les Pn>- — 274 — tozoaires d'eau douce (1908), Thérèse Grunspan les Gastro- triches d'eau douce (190g), Schulz les Hyménoptères aqua- tiques (1909); le D r Brocher lui réserve ses admirables travaux sur les Insectes aquatiques (1909-1914) dont la guerre seule viendra interrompre un moment la série et que Paris récompensera, en 1918, par le Prix Constant que lui décerne la Société entomologique de France. Forel, Brocher, Rousseau, trois amitiés précieuses, trois enthousiastes de cette science limnologique qu'ils cherchent à répandre et qu'ils ont réussi à faire aimer par des élèves non moins convaincus. Pendant que ses collaborateurs font de sa Revue une mine inépuisable de richesses, Rousseau continue ses explorations et l'inventaire des matériaux récoltés. Il sait que cette obscure besogne portera ses fruits. Quand? Il l'ignore. Mais toute œuvre ne trouve-t-elle pas un jour la récompense des efforts qu'elle a coûtés ? Au moment où les hordes germaniques violaient notre sol, Rousseau était en Autriche. Comment put-il regagner la Bel- gique? Il nous l'a raconté. Ce furent des péripéties émouvantes, pour lui surtout ; de chaudes amitiés le firent passer en lieu sûr et, sain et sauf, il put regagner Bruxelles. L'heure n'est guère propice au travail, quand si près tonne le canon. Le Musée a fermé ses portes; l'exploration est sus- pendue; Overmeire, hélas! est bien loin maintenant et occupé par l'ennemi. Faut-il se croiser les bras? Rousseau ne le pense pas. Le moment est venu pour lui de mettre à exécution un projet lon- guement caressé. Il faut vous dire que c'est également à deux Belges, Chapuis et Candeze (1853), que l'on doit l'ouvrage, toujours, classique, des Larves des Coléoptères. Rousseau voulait faire un travail semblable sur les Larves et Nymphes aquatiques des Insectes d'Europe. Ceux qui n'ont qu'à ouvrir un livre pour y trouver immédia- tement réponse à leur demande ne se font aucune idée de la masse de documents qu'il faut consulter pour une mise au point définitive de ce qui a été dit, de ce qui est connu. Il faut, tout simplement, condenser en un volume pratique et complet toute une bibliothèque. Ce n'est que cela, et c'est cela que — l 275 — ROUSSEAU voulut. Le plan primitif était assez restreint; il y avait à cela de multiples raisons; les ressources étaient maigres, [3 papier rare, l'impression difficile. Un secours inespéré lui vint d'un de ces Mécènes dont le cœur est aussi généreux que grande la modestie; grâce cà lui, il fut permis de faire plus grand; la limnologie, l'entomologie et toutes les sciences connexes ne peuveni que gagner à la connaissance approfondie des faits éthologiques, de la morphologie larvaire, etc.; plus on apporte de matériaux à la Science, plus on lui est utile; n'est-ce pas sur la multiplicité des faits bien étudiés, bien coordonnés, sainement appréciés et comparés, que se fondent les règles, les principes, les idées générales? Or, si l'étude des larves est à l'ordre du jour, c'est que cette étude a été reconnue non seulement nécessaire, mais encore indispensable. Si Rousseau avait à cœur de donner cet ouvrage, c'est qu'il savait, par expérience, qu'il répondait à un réel besoin, qu'il serait précieux aux limnologistes qui n'ont ni le temps, ni les moyens de faire eux-mêmes les recherches nécessaires pour la détermination de leurs matériaux; aux pro- fesseurs, à qui manquait le travail d'ensemble; aux étudiants, souvent embarrassés dans leurs études; à tous ceux enfin qui s'intéressent aux multiples aspects de la faune aquatique. C'était donc une œuvre éminemment scientifique, et aussi patriotique, car elle fait honneur cà la Science belge. En mars dernier a paru le premier volume, gros de mille pages, illustré de près de 500 figures en grande partie origi- nales, renfermant tout ce qui est connu actuellement sur les larves aquatiques des Rhynchotes, des Libellules, des Ephé- mères, des Perlides, des Planipennes, des Mégaloptères, des Trichoptères. En plus de cet ouvrage, Rousseau mettait la dernière main à un autre volume sur la « Biologie des Eaux douces », destiné à la collection connue sous le nom de « Encyclopédie scienti- fique » et éditée par Doix de Paris. Dans ce volume, Rousseau reprenait en détails une série de conférences données, pendant la guerre, au petit cercle d'amies et d'amis qu'il réunissait une fois par semaine au Musée, et, plus tard, à l'auditoire plus nombreux des « Natu- ralistes belges ». Après une introduction historique sur la biologie des eaux — 276 - ciouccS, les nombreux laboratoires consacrés à cette science, et ta grande importance de la Limnobiologie au triple point de vue de l'hygiène, de la pisciculture et de la pédagogie, il étudie successivement les caractères généraux du milieu des eaux douces et des organismes qui y vivent : conditions physico- chimiques générales des eaux douces; leur confinement, d'où résulte la simplification des formes et la réduction de la taille des organismes; leur composition chimique, leur densité, pro- voquant de multiples réactions chez les animaux et les plantes; leur degré d'agitation, modifiant le modus Vivendi des habi- tants (formes limnophiles et formes rhéophiles) ; leur pénétra- tion par la lumière avec toutes les conséquences de réduction, jusqu'à la disparition des organes visuels, de dépigmentation, etc.; leur variabilité de température; la reproduction des organismes aquatiques, etc.. Dans l'étude des divers milieux d'eau douce et des caractères de leurs organismes, Rousseau passe en revue les eiiax sta- gnantes (lacs avec leurs différentes régions, lacs-étangs, étangs, marais, viviers, etc., tourbières), les eaux putrides, les eaux courantes, les eaux souterraines, les eaux thermales. L T n dernier chapitre traite de l'origine de la vie dans les eaux douces, des obstacles au peuplement et des facteurs favorisant ce peuplement. Ces, un véritable Manuel d'Hydrobiologie, destiné à rendre les plus grands serv'ces, et d'autant plus précieux qu'il n'en existe encore aucun. La mort prématurée de Rousseau, survenue le 13 novembre Kj20, laisse ces deux ouvrages inachevés, mais l'œuvre ne sau- rait disparaître. Grâce à l'inlassable dévouement de M. le prof. Lameere, grâce à la générosité de celui dont le désir est que l'œuvre de Rousseau reste entière, grâce au désintéressement de la famille, les Annales de Biologie lacustre, les Larves aqua- tiques des Insectes d'Europe continueront à paraître; le labora- toire d'Overmeire reste, comme par le passé, ouvert à tous les travailleurs. La barque vogue toujours, le pilote seul a changé. * * •* Les mêmes raisons qui poussèrent le D r Rousseau cà sauve- garder l'activité scientifique belge dans le domaine qui lui était — 277 — dévolu, ici, aux plus mauvais jours de la tourmente, lui suggé- rèrent l'idée féconde de grouper autour de lui tous ceux qui aspira rut à l'étude si pleine de charmes de l'Histoire naturelle, et surtout la jeunesse en qui s'éveille le désir de mieux con- naître la Nature et d'apprendre à « voir ». Suivant la parole si juste de Massakt, «de toutes les influences (pu détournent la jeunesse de l'étude de la botanique et de la zoologie, l'abus des sports est le plus fréquemment incriminé... Pourtant, je pense que la part prépondérante revient plutôt à l'enseignement moyen du degré supérieur... L'enseignement est trop verbal, pas assez intuitif... Ils savent le pluriel de <( brise-vent », le féminin de « grec », l'accord de « si » et de (( nisi », les dernières paroles d'Epaminondas, l'histoire de Sésostris..., mais... jamais on ne les a conduits au Musée où sont les antiquités égyptiennes; ils savent par cœur les carac- tères des Liliacées, des Lépidoptères, sans avoir eu jamais entre les mains ni une fleur, ni une chenille... etc. » Les sports? Ah! si les Naturalistes belges se voyaient octrover une parcelle des primes fantastiques qui pleuvaient, lors des « Six jours », sur des hommes qui, devant d'autres hommes, tournaient en rond le jour, tournaient en rond la nuit! Cela faisait bondir Rousseau, et peut-être n'avait-il pas tort! L'enseignement? Il n'avait qu'à se rappeler ses jeunes années. Ces deux motifs furent les déterminants de sa création. Vers la fin décembre 1915, — comme cela paraît loin déjà! une vingtaine de personnes se réunissaient à l'Aquarium de l'ave- nue Louise et jetaient les premières bases de l'association nou- velle que Théo Haxnox baptisa du nom de « l'Aquarium pour Tous ». Elle avait alors pour but l'élevage et l'étude des Pois- sons et des Insectes... Fin décembre 1916, nous étions 250, fin 1918 plus de 1,500; aujourd'hui nous anprochons des 3,000; l'afflux incessant de membres nouveaux, aux aptitudes les plus diverses, détermina Rousseau à élargir les cadres trop étroits de l'association primitive dont le nom ne répondait plus à la multiplicité des besoins et des travaux; elle s'appelle aujour- d'hui « Les Naturalistes belges »; elle a sa Revue, elle édite des ouvrages de scence, elle renferme des noms qui font son orgueil. Les causes du succès de Rousseau sont d'ordre multiple. - 278 — Evidemment, ces créations répondaient à un réel besoin et il fit œuvre de psychologue averti. Mais une des vraies raisons n'est-elile pas cet enthousiasme qui créait des enthousiasmes spontanément: Cette ardeur qui ranimait les tièdes? Cette foi qui sauvait les découragés? N'est-ce pas pour cela, que des hommes considérables, aux heures si précieuses, nous ont apporté avec tant d'ardeur leur temps, leur parole éloquente, leur science éprouvée? Nous avons entendu ici les Dekeyser, les Lameere, les Massart, les Rutot, les Schouteden-Wery, les Vincent et combien d'au- tres! Cette joie d'entendre ne vaut-elle donc pas qu'on accoure? Sommes-nous si pleins de science que nous ne puissions plus dire comme Platon centenaire : « Je vieillis tous les jours appre- nant quelque chose? » Le seul reproche que Ton ait pu faire, et que l'on a fait, à Rousseau, c'est sa timidité. Il adorait le public... pour les autres; lui en avait une peur horrible; parler en public lui était une souffrance. Rousseau n'avait rien du naturaliste austère et pédant que la caricature a popularisé et que Henri Heine a si implicable- ment fustigé. Il était resté un enfant, d'une gaité ingénue, quelquefois aussi énorme, rabelaisienne. Loin du laboratoire, il savait rire d'un rire large et bruyant à la Vie. C'est à cause de cette joie qu'il exhalait, de cette bonté de cœur, de cette ingé- nuité d'âme, de l'urbanité de sa bonhomie, qu'il avait conquis un monde d'amis trouvés dans un monde d'élèves. Hélas! à l'heure où précisément allait se réaliser un rêve qu'il n'avait jamais espéré, au moment qui devait être le couronne- ment magnifique d'une carrière féconde déjà et dont on était en droit d'espérer encore de grandes et belles choses, à l'instar' où la moisson mûre attendait le moissonneur, Rousseau meurt, emporté subitement par un mal implacable, dans toute la pleine possession de ses facultés, dans toute sa belle maturité d'homme, âgé de 48 ans seulement. Gardons pieusement sa mémoire. Le nom d'ERNEST Rousseau restera dans les anna'es de la science, par ses travaux entomologiques, par ses recherches sur les Spongiaires, sur les larves des Odonates, par cet admirable outil de travail que sera le Manuel des Larves aquatiques des Insectes d'Europe qu'il avait conçu. — 27^ — La fondation de son laboratoire de Biologie lacustre d'Over- meire et de ses Annales, sa collaboration personnelle et celles qu'il suscita lui assurent une place prépondérante parmi les pro- pagateurs de la Limnpbiologie, et font de lui le créateur de cette science chez nous. Enfin, nous tous qui l'avons particulièrement connu, qui l'avons sincèrement aimé, conservons le souvenir de l'homme foncièrement bon, généreux, enthousiaste de son œuvre, qui attirait à lui, invinciblement, toutes les sympathies. Et si, un jour, près de ce laboratoire d'Overmeire qu'il a tant aimé, des mains amies vont apposer le marbre qui rappellera son souvenir et son labeur aux générations futures, on y gra- vera ces mots : A ERNEST ROUSSEAU, Ses amis qui l'ont pleuré La Science qu'il a honorée vSa patrie qu'il a glorifiée. — 280 — PUBLICATIONS DU D r E. ROUSSEAU Infusoires i. Les Acinétiens d'eau douce (en collaboration avec H. Schou- teden). — (Ann. BioJ. Lac, T. II, 1907-08). 2. Revision des Acinétiens d'eau douce (Ann. BioJ. Lac, T. Y, 1912). Spongiaires 3. Une nouvelle méthode de décalcification (Bull. Soc. belge Je Microscopie, XXIII, 1897). 4. Eine neue Méthode zur Entkalkung und Entkieselung der Schwâmme (Ztschr. j. Wiss. Mikroskop. und j. mikroskop. Technik, XIV, 1897). 5. Quelques mots sur la technique microscopique dans l'étude des Spongiaires. (Bull. Soc. belge de Microscopie, 1897). b. Note monographique sur les Spongiaires de Belgique [Ann. Soc. Royale Malacol. Belg., T. XXX VI T 1903). 7. Note monographique sur les Spongiaires de Belgique {Ann. Soc. Royale de Zool. et Malacol. Belg., T. XLI, 1906). HlRUDINÉES 8. Les Hirudinées d'eau douce d'Europe (Ann. Biol. Lac, T. V, 1912). * * * ARTHROPODES Hydrachnides 9. Notes pour servir à l'étude des Hydrachnides de Belgique (Mémoires Soc. Entom. Belg., T. XII, 1906). c* RUSTACÉS 10. La présence de Caridina Desmaresti en Belgique (Bull. Soc. Entom. Belg., T. I, 1919)- 11. La présence de Holopedium gibberum Zadd. en Belgique (Bull. Soc. Ent. Belg., T. I, 1919). * - 281 — INSECTES Généralités 12. Quelques mots .sur l'histologie des Insectes. La lechnique microscopique suivie dans l'étude histologique des Inaptes. (Ann. Soc. Ent. Belg., T. lXII, 1898). 13. Entretiens sur l'histologie des Insectes. II — Spermatozoïdes et Spermatogénèse (Ann. 60c. Entom. Belg-, i . LX1II, 1899). 14. Sur un procédé permettant l'étude de l'anatpmie interne des Insectes sans dissection (Ann-, Soc. Ent. Beïg., T. LXII1, 1899). Larves des Odonates 15. Contribution à la connaissance des larves des Odonates ri' Eu- rope [Ann. Soc. Ent. Belg., T. LU, 1908). 16. Etude monographique des larves des Odonates d'Europe (Ann. Biol. Lac., T. III, 1909). 17. Les larves des Odonates (Manuel des Larves aquatiques des Insectes d'Europe, 1916). iS. La larvule de Epitheco bimacidaia Charc. (Ann. Biol. Lac, T. IX, 1919). 19. Notes biologiques. — Epitlieca biniaculata Charr. (Bull. Soc. Ent. Beïg., T. I, 1919). 20. Xotes limnobiologiques. La larvule de Epitheca bimaculata Charp. (Bull. Soc. Entom. Belg., T. I). Coléoptères-adultes 21. Notes sur quelques Coléoptères monstrueux (C. K. Soc. Ent. on. Belg., 1889). 22. Deuxième note sur quelques Coléoptères monstrueux (C. R Soc. Entom. Belg., 1889). 23. Coléoptères rares récoltés en Belgique en 1899 {('. R. Soc. Entom. Belg., 1889). 24. Essai sur les Malacodermes de Belgique (Ann. Soc. Entom. Belg., T. XXXIV, 1890). 25. Carabida? recueillis par l'Expédition Antarctique belge (Ann. Soc. Ent. Belg., T. XLIY, 1900). 26. Contribution à l'étude des Carabiques de l'Afrique centrale : I. Omophronini (Ann. Soc. ent. Belg., T. XLIY, 1900). IL Odacanthini [Ann. Soc. Ent. Belg., T. XLIY, 1900). — 282 — 27. Description de Carabiques nouveaux de l'Afrique tropicale (Ann. Soc. Ent. Belg., T. ALIX, 1905). 28. Résultats du voyage du S. Y. Belgica en 1897, 1898, 1899. — Expédition antarctique belge : Zoologie. — Coléoptères : Cicindelidœ et Carabidœ. 1906. Monographies parues dans le Gênera Insectorum de Wytsman: 29. Mormolycinœ (1908) ; 30. Anthiinœ (1908) ; 31. Omophroninœ (1908); 32. Lorocerinœ (1908) ; 33. Patnborinœ (1908); 34. Promecognathinœ (1908). Larves des Coléoptères 35. La larve présumée de Brychius elevatus (Bull. Soc. Entom. Belg., T. I, 1919). 36. Contribution à l'étude des larves des Haliplides d'Europe (Atm. Biol. Lac, T. IV, 1919). Diptères 37. Notes biologiques. — Notiphila stagnicola St. (Bull. Slc. Ent. Belg., T. I, 1919). 38. Notes sur la présence en Belgique de Liponeura cinerascens Lôw [Ann. Biol. Lac, T. IX, 1919). Hyménoptères 39. Les Hyménoptères aquatiques [Ann. Biol. Lac, T. II, 1907). * * * LlMXOBIOLOGIE Généralités 40. Bibliographie limnologique (Ann. Biol. Lac, T. II, 1908). 41. Bibliographie limnologique (Ann. Biol. Lac, T. III, 1909). 42. La vie dans les eaux douces (Résumé des Conférences données les 4, 11, 18 décembre 1918, aux Naturalistes Belges). Le Laboratoire d'Overmeire 43 Une Station de Biologie lacustre en Belgique. Le Laboratoire d'Overmeire et son programme (Ann. Soc Royale Zool. et Malacol. de Belgique, T. XLI, 1906). 44. La Station biologique d'Overmeire (Ann. Biol. Lac, T. I, 1906). — W3 PlSCICULl I K'i 45. La biologie lacustre el l'avenir de la Pisciculture ^Bruxelles, Van Buggenhoudt, [806). 46. Les Poissons d'eau douce de Belgique indigènes et acclimatés (Bruxelles, Buelens, 190b). 47. Guide de l'Aquarium et du Musée de Pisciculture de Bruxelles (T. II, Volume des Musées du Touring-Club). 48. Notes relatives à la biologie des eaux douces (en collaboration avec Willem), Le Leucaspius delineatus — Les Gardons — Le Chabot — L'Ide mélanote — Le Goujon — Le Chevaine — Les Loches — La Vendoise — La Véron — L'Ombre — La Perche — La Perche goujonnière. 49. Notes sur les plantes aquatiques : Les plantes aquatiques — Les plantes flottantes — Les plantes nag-eant.es — Les plantes nageantes libres — Les plantes fixées. 50. Notes sur la pollution des eaux : la dilution limite. 51. Enquête sur la situation piscicole de nos eaux douces. 52. Notes sur les maladies des Poissons d'eau douce : Les coups de froid — L'entérite — La lépidarthrose — La variole des carpes — L'emploi des bains médicamenteux. 53. Notes sur les parasites de nos Poissons d'eau douce : Les Flagellâtes — Les Infusoires — Les Nématodes — Les Trématodes — Les Acanthocéphales — Les Sangsues — Les larves des Libellules — Les larves des Hydrophiles — Les Punaises d'eau. 54. Notes sur l'alimentation naturelle de nos Poissons d'eau douce . Perles et Ephémères — Les Daphnies et leur importance en pisciculture. 55. Rapport sur les bassins d'élevage pour Salmonidés. * En préparation 56. Les larves aquatiques des Insectes d'Europe (en collaboration avec J.-A. Lestage et H. Schouteden) (i). 57. La Biologie des eaux douces (Encyclopédie Scientifique. Doin et fils, Paris). (1) Le premier volume a paru : Généralités ; Rhvnchota; Odonata; Epheme- roptera; Plecoptera : Planipennia; Megaloptera; Trichoptera (XX + 967 pages, 343 figg.V S'adresser à M. J. Wodon-Rousseau, 17, avenue Krnesiine, Bruxelles. Prix du volume broché 6® francs. — 284 — BIBLIOGRAPHIE L'Encyclopédie scientifique, éditée par Gaston Doin, 8, place de l'Odéon, Paris (VI e ), vient de s'enrichir de deux nouveaux volumes (Bibliothèque de zoologie), dus à M. Constant Houlbert, profes- seur à l'Ecole de Médecine et de Pharmacie de Rennes, directeur de la Faune entomologique armoricaine. I. Les Insectes: Introduction à l'étude de l'Entomologie biolo- gique, 2 e édition revue et corrigée. Un vol. in-i8 jésus, de 380 pages, avec 207 gravures dans le texte. Broché : 8 fr. Cartonné toile : 10 fr. II. Les Coléoptères d'Europe : France et régions voisines. — Anatomie générale. Classifications et tableaux génériques illustrés. Tome premier. Un vol. in- 18 grand jésus, de 350 pages, avec 104 fig. dans le texte et 16 planches. Broché : 10 francs. Cartonné toile : 12 francs. I. — Les ouvrages sur les Insectes ne sont pas rares en France, mais il en est peu qui traitent de la science entomologique dans son ensemble. Après avoir donné une définition précise du type Insecte, e : . indi- qué la iplace que doivent occuper ces animaux dans la classification des Arthropodes, M. Houlbert donne un résumé historique de l'Entomologie jusqu'à nos jours. Abordant ensuite les grandes fonc- tions de l'organisme, l'auteur expose, d'une façon concise et très claire, l'ensemble de nos connaissances sur l'anatomie, la physiolo- gie des insectes. Dans le domaine des nouveautés, nous signalerons tout particulièrement les chapitres relatifs à la parthénogenèse, à la classification et à la biologie des larves. La troisième partie de l'ou- vrage renferme plusieurs chapitres intéressants: les insectes dans les temps géologiques ; moyens de défense chez les insectes ; distri- bution géographique des insectes ; le rôle économique des insectes dans leurs rapports avec les religions antiques, l'alimentation, l'in- dustrie, le parasitisme. Quelques pages sont consacrées aux carac- tères des neuf principaux groupes d insectes et un Tab'eau analy- tique de détermination permet de ranger rapidement un insecte donné dans le groupe auquel il appartient. — 285 — Ainsi compris, le premier volume, comme son titre l'indique, est une excellente introduction à l'étude de l' Entomologie biologique. * II. — C'est la première fois, croyons-nous, qu'un traité élémen- taire, exclusivement consacré à l'anatomie des Coléoptères et à leur classification, vient de paraître en France. Les nombreuses Faunes Coléoptériques, dont la publication avait été jusqu'ici tentée dans ce pays, ont eu, comme le dit Albert Fau- vel, « bien des vicissitudes ». Sans remonter jusqu'aux ouvrages de Boisduval, Lacordairè, Fairmaire et Laboulbène, restés incomplets, nous constatons que les Tableaux analytiques de Faueonnet et d'Acloque, ainsi que le petit livre de la collection Deyrolle, par L Fairmaire, bien que relativement plus récents, admettraient d^jà eux-mêmes bien des retouches. L'ouvrage! présenté aujourd'hui au public ne restera pas à l'abri de toute critique; comme tous ceux qui l'ont précédé, il subi; - ; \:i loi du temps; quoi qu'il en soit, la préoccupation exclusive de l'au- teur a été de donner une vue d'ensemble aussi claire et aussi i em- piète que possible des grandes subdivisions de la Faune Coléopté- nque européenne. 168 pages sont consacrées à la biologie générale des Coléoptères, 136 à leur classification. Des tables dichotomiques font connaître tous les genres européens, 16 planches aident à leur détermination. J.-A. Lestage. TABLE DES MATIERES DU TOME X Fr. J. HÉRIBAUD, Les Diatomées des Travertins d'Auvergne (en col- laboration) 5 P. van OYE, Note sur les Micro-Organismes de l'eau saumâtre du Vieux-Port de Batavia (Java) 207 P. van Oye, Note sur la faune ichthyologique du Lac de Pandjaloe (Java) 217 J.-A. Lestage, Le mécanisme de la ponte chez Sialis lutaria L. ( Megaloptera) 221 A. LlTYNSKI, La Station hydrobiologique de Wigry (Suwai-.-, (Pologne) 224 J.-A. Lestage, La ponte et la larvule de VOsmylus ckryso-ps L. (Planipenne) 226 J.-A. Lestage, Etudes sur la Biologie des Plécoptères. — IL La larve de N e-phelo-pteryx nebulosa L 231 J.-A. Lestage, Le I) r Ernest Rousseau. Sa vie. Son œuvre 261 Bibliographie 284 ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTRE PUBLIEES SOUS LA DIRECTION DU D r Ernest ROUSSEAU TOM E X 1930 BRUXELLES LIBRAIRIE DE L'OFFICE DE PUBLICITE 36, Rue Neuve ANNALES DE BIOLOGIE LACUSTR PUBLIKES sous la direction du D r Ernest ROUSSEAU TOME X FASCICULES 2-3-4 (Octobre 1921) SOMMAIRE : Pages P. Van Oye. — Note sur les Micro-organismes de l'eau saumâtre du Vieux Port de Batavia 207 P. Van Oye. — Note sur la faune ichthyologique du Lac de Pandjaloe (Java). 217 J.-A. Lestage. — Le mécanisme de la ponte chez Sialis Maria L. (Mega- loptera) 22] A. Litynski. — La station hydrobiologique de Wigry (Suwalky, Pologne). . 224 J.-A. Lestage. — La ponte et la larvule de YOsmylus chrysops L. (Planipenne). 226 J.-A. Lestage. — Etudes sur la Biologie des Plécoptères : II. La larve de Nephe- lopteryx nebulosa L. ^' J.-A. Lestage. — Le D r ERNEST ROUSSEAU. — Sa vie; son œuvre. . 261 Bibliographie 285 BRUXELLES LIBRAIRIE DE L'OFFICE DE PUBLICITÉ 36, Rue Neuve 1921 ANNALES DR BIOLOGIE LACUSTRE Sommaire des dix premiers volumes Premier volume (1906) AVA^T-PKOPOS. — F.-A. Fore!, Introduction: Programme d'études de biologie lacustre. — J. Poirier et C. Bruyant, Les Monts-Dore et la station limnologique de Besse. — G. Ulmer, Ueber die Larve einer brasilianischen Trichopteren-Species {Triplectides gracilis Burm.) und verwandte Formen aus Neu-Seeland und Indien. — K. Loppsns, Sur quelques variétés de Memo-ranipora membranacea L. vivant dans l'eau saumâtre. — G. Schneider, Ueber den augenblicklichen Stand der Sûsswasserforschung in Fin- land. — L. Car, Das Mikroplankton der Seen der Karstes. — M. Thiébaud et J. Favre, Contribution à l'étude de la faune des eaux du Jura. — H. Schouteden, Notes sur quelques Infusoires aspirotriches. — R. Monti, Recherches sur quelques lacs du massif du Euitor. — G. Gutwinskï et Z. Chmielewski, Contribution à l'étude des algues du Kameroun. — E. Rousseau, La station biologique d'Overmeire. — S. Awerïntzew, Rhizopodenstudien. — J. Thallwitz, Pflanzen- und Tierwelt des Moritzburger Gross- teiches bei Dresden. — H. Schouteden, Les Rhizopodes testacés d'eau douce. — T. Stingeiin, Cladoceren aus Paraguay. — H. Schouteden, Les Infusoires aspirotriches d'eau douce. — 468 pages avec 41 figures dans le texte, 3 cartes et 5 planches hors texte. Deuxième volume (1907-1908) J.-G. De Man, Contribution à la connaissance des Nématodes libres de la Seine et des environs de Paris. — P. Steinman, Die Tierwelt des Gebirgsbâche, eine faunitisch- biologische Studie. — S. Awerïntzew, Beitrâge zur Kenntnis der Susswasserprotozoen. H. Schouteden, Les Infusoires aspirotriches d'eau douce. II. — E. Rousseau et H. Schou- teden, Les Acinétiens d'eau douce. — A. Boubier, L'universalité et la cause de la forme sphérique des organismes inférieurs. — A. Boubier, La vésicule contractile, organe hydrostatique. — M. Le Roux, Recherches biologiques sur le lac d'Annecy. — E. Rousseau, Les Hyménoptères aquatiques, avec description de deux espèces nou- velles par W.-A. Schulz. — Bibliographie, littérature, comptes rendus, analyses. — Avec 49 figures dans le texte et 11 planches hors texte. Troisième volume (1908-1909) Rina Monti, Le professeur Pietro Pavesi: Notice nécrologique. — G.-W. Miiller, Ueber die Larve von Triogma trisulcata Schumm. — K. Loppens, Contribution à l'étude du Microplankton des eaux saumâtres de la Belgique. — Maurice Thiébaud, Contribution à la biologie du lac de Saint-Biaise. — K. Loppens, Les Bryozoaires d'eau douce. — Maurice Thiébaud, Les Entomostracés du canton de Neufchâtel. — H.-R. Hoogenraad, Eemerkunpon iiber einige opoden and ^n. — Eustaoo Curnoy and Robert Curney, Tbe Sutton Brond Freehwater Laboratory. — Julius Tollinger, Der Vcrdauungstrakt von Lanccus intermediua (G. O. Bars), — E. Rousseau, Etude monographiques dos larves des Odonates d'Europe. — Bibliographie limnologique, liste bibliographique, comptes rendus et analyses. — 452 papes avec 82 figures dans le texte 9 planches hors texte. Quatrième volume (1909-1911) F. Brocher, Recherches sur la respiration des Insectes aquatiques adultes. La Notonecte. — F. Brocher, Sur l'organe pulsatile observé dans les paît os des Hémiptères aqua- tiques. — F. Brocher, Métamorphoses de Tipula lunata Lin. — F. Brocher, Métamor- phoses de VUemcrodromia praecatoria Fall. — C. Walter, Neue Liste Belgischer Hydracarinen. — A. Thîenernann, Orphnephila testacea Vacq. Ein Reitrag zur Kennt- niss der Fauna hygropetrica. — F. Brocher, Les phénomènes capillaires, leur impor- tance dans la biologie aquatique. — K. Loppens, Fauna Aquatiqua Europea? : Les Bryozoaires d'eau douce d'Europe. — S. Konsuloff, Contribution à l'étude des Rota- teurs de Bulgarie. — F. Brocher, Observations biologiques sur quelques Diptères et Hyménoptères dits « aquatiques ». — W.-A. Schulz, Neuer Beitr g znr Kenntnis der YTasserimmen. — W.-A. Schulz, Siïsswasser-Hymenopteren aus dem See von Overmeirc. — Th. Griinspan Fauna Aquatica Europeœ: Die Susswasser-Gastrotrichen Europas, eine zusammenfassende Darstellung ihrer Anatomie, Biologie und Systematik. — F. Brocher, Observations biologiques sur quelques Insectes aquatiques. — A. Thiene- mann, Das Sammeln von Puppenhâuten der Chironomiden, noch einmal eine Bitte und Mitarbeit. — F. Brocher, Recherches sur la respiration des Insectes aquatiqi adultes: Les Dyticidés. — F. de Beauchamp, Analyse de récents travaux sur les Roti- fères et les Gastrotriches, avec les diagnoses de toutes les espèces nouvelles. — 412 pages avec 153 figures dans le texte et 12 planches hors texte. Cinquième volume" (191 1) F. Brochsr, Recherches sur la respiration des Insectes aquatiques adultes : Les Hae- monia. — C. Cépède, Matériaux pour la limnobiologie du Nord de la France. III. — Sur la présence de Diaptomus castor var. dans les mares des dunes de Wimereux- Ambleteuse et description de Gurleya Bichardi n. sp., Microsporidie nouvelle, parasite de ce Copépode d'eau douce. — F. Brocher, Le problème de l'TJtriculaire. — K. Lop- pens, Origine des couleurs des eaux. — A. Gandolfi Hornyold, Note sur la dessiccation de quelques Botifères pélagiques du Léman. — F. Brocher, Recherches sur la respira- tion des Insectes aquatiques adultes: Les Elmides. — F. Brocher, Observations bio- logiques sur quelques Curculionides aquatiques. — E. Topsent, Description de Spon- gilla (Stratospongilla) Gilsoni n. sp., éponge d'eau douce des îles Fidji. — F. Brocher, Le naturaliste F.-A. Forel. — A. Behning, Die biologische Wolga Station. — M. Goet- ghebuer, Quelques Chironomides nouveaux de Belgique. — F. Brocher, L'appareil stridulatoire de VEyirophilus piceus et celui de Berosus aericeps. — F. Brocher, Recherches sur la respiration des Insectes aquatiques adultes: Le Cybister. — F. Bro- cher, Recherches sur la respiration des Insectes aquatiques adultes: L'Hydrophile. — E. Rousseau, Les Hirudinées d'eau douce d'Europe. — E. Rousseau, Revision des Acinétiens d'eau douce. — 331 pages avec 118 figures dans le texte et 2 planches hors texte. Sixième volume (1913) P. Mola, Prima lista dei Rotiferi délia acque dolci sarde. Ricerche idrobiologiche. — R. Bervoets, Sur le système trachéen des larves d'Odonates. — F. S. Fritsch and FI. Rich, Studies on the occurence and reproduction of British Fresh Water Algae in nature. 3. A fours years observation of a freshwater pond. — F. Brocher, Georges de Plessis. — F. Brocher, Etude anatomique et physiologique du système respiratoire chez les larves du genre Dytiscus. — M. Goetghebuer, Description de Chironomides nouveaux récoltés en Belgique. — A. d'Orchymont, Contribution à l'étude des larves hydrophylides. — P. Mola, Fauna Rotatoria Sarda. Contributa alla idrobiologia délia Sardegna. — F. Brocher, Observations biologiques sur les Dyticidés. — A. Schallmeyer, Arayroneta aquatica. Biologie mit besondern Beriicksichtigung der Atmung. — C. Bruyant.Les tourbières du massif Mont-Dorien. — 391 pages avec 91 figures dans le texte et 2 planches hors texte. Septième volume (I9M) F. Brocher, Recherches sur la respiration des Insectes aquatiques adultes: Les Bytieiués (second article) suivi d'une notice sur les mouvements respiratoires de l'Hydrophile. — F.-E. Fritsch, Contribution to our knowledge of the frehwater Algae of Afriea. I. Some l'reshwater Algae from Madagascar. — A. v. tVSusselius, Zur Biologie der Hyi carinen. — L. Sîappers, Exploration scientifique du Dr L. Stappers aux lacs Moéro et Tanganika. — W. Conrad, Contributions à l'étude des Flagellâtes. III. — M. Goot- ghsbuer, Contribution à l'étude des Chironomides de Belgique. — H. Kuflferaîh, Con- tribution à l'étude de la flore algologique du Luxembourg méridional. — H. Kufferaîii, Notes sur la flore algologique du Luxembourg septentrional. — H. XufTerath, Contri- tribution à l'étude dé la flore algologique du Luxembourg méridional. — 389 pu avec 94 figures dans le texte et 9 planches hors texte. Huitième volume (1916) J. Vineux, Recherches sur le plankton des lacs du -Jura central. — V/. Conrad, Revision des espèces indigènes et françaises du genre Trachelomonas Ehrenb. — J.-A. Lestage, Contribution à l'étude des larves des Ephémères pa'éarctiques. — 460 pages avec 101 figures dans le texte et 1 planche hors texte. Neuvième volume (1939) H- Kuffarath, Essais de culture des Algues monocellulaires des eaux saumâtres. — H. Kufferath, Note sur la l'orme des colonies de Diatomées et autres Algues cultivées sur milieu nutritif minéral gélose. — J.-A. Lestage, Notes biologiques sur S lutaria (Megaloptera). — F. Brocher, Résumé de mes travaux concernant les Insectes aquatiques parus de 1915 à 1918. — M. Goetghebuer, Observations sur les larves et les nymphes de quelques Chironomides de Belgique. — J.-A. Lestage, Contribution à l'étude des larves des Ephémères paléarctiques (2e série). — F. Brocher, Le mécanisme physiologique de la dernière mue des larves des Agrionides (transformation en imago). Léo Lévy, Contribution à l'étude des métamorphoses aquatiques des Diptères. — E. Rousseau, La larvule de Epitheca himaculata (Odonate). — E. Rousseau, Sur la présence en Belgique de Liponeura cinerascens Lw. — J.-A. Lestage, Etudes sur la biologie des Plécoptères: I. La larve de Leuctra geniculata St. — E. Rousseau, Contri- bution à l'étude des larves des Haliplides d'Europe. — Nécrologie: Ch. Bruyant. — J. Virieux. — 283 pages avec 58 figures dans le texte, 2 planches hors texte noires et 2 doubles planches coloriées, 2 photos. Dixième volume (1920-1921) Fr. Herïbaud, Les Diatomées des Travertins d'Auvergne. — P. van Oye, Note sur la faune ichthyologique du lac de Pandjaloe (Java). — P. van Oye, Note sur les micro- organismes de l'eau saumâtre du Vieux-Port de Batavia (Java). — J.-A. Lestage, Etudes biologiques sur les Plécoptères: IL La larve de Nephelopteryx nébulosa L. — Le mécanisme de la ponte chez Sialis lutaria (Megaloptera L.). — J.-A. Lestage, Notes biologiques sur VOsmylus chrysopa (Planipenne).— J.-A. Lestage, Le Dr Ernest Rous- seau, sa vie et son œuvre. — 286 pages avec 19 figures dans le texte, 7 planches hors texte noires et un portrait. Adresser les souscriptions : M. J. Wodon-Rousseau, 17, avenue Ernestine. Bruxelles, ou librairie d« I'Ofpice de Publicitb, 36, rue Neuve, Bruxelles. Imp. Méd. et Scient. (Soc. An.), 34, rue Botanique, Brux. MBI. WHOI LIBKAKY H 1B5S S •1